Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 23:31

C’est Hélène qui m’a prêté ce livre car j’avais apprécié le premier ouvrage de ces deux auteurs, La promesse de l’ange qui se passait au Mont-Saint-Michel.

Ici l’action se déroule à Vézelay principalement, mais aussi à Pompéi et à Rome dans les premiers temps de la chrétienté, comme le précise la quatrième de couverture :

 

la parole perdueLa basilique de Vézelay : une des plus anciennes églises dédiées à Marie-Madeleine, la pécheresse des Evangiles. Dans ce haut lieu de la chrétienté, Johanna, archéologue médiéviste, tente d’établir la vérité sur les origines controversées du culte de la sainte.

Mais la sérénité de la jeune femme est rapidement troublée par une série de meurtres sur le chantier d’un de ses collègues à Pompéi et l’étrange maladie de sa petite fille, qui semble inexplicablement liée à ces crimes. Prête à tout pour la sauver, Johanna se lance alors dans une enquête périlleuse, dont la clé pourrait bien être l’un des plus grands secrets de l’humanité : la mystérieuse phrase tracée par Jésus sur le sable aux pieds de la femme adultère, la seule qu’il ait jamais écrite.

Dans la lignée de leur précédent succès, la promesse de l’ange, Violette Cabesos et Frédéric Lenoir nous entraînent sans un formidable thriller historique et métaphysique, éblouissant d’érudition, un jeu de piste archéologique où le s premiers temps de la chrétienté, Moyen-âge et temps présents se retrouvent confrontés à l’énigme de la parole divine.

 

On retrouve donc ici le personnage principal, Johanna, qui avait été laissée pour morte à la fin du livre précédent. On y apprend qu’elle a eu une petite fille et qu’elle continue à exercer son métier d’archéologue. Pour ceux qui n’auraient pas lu La promesse de l’ange, il sera parfois frustrant de ne pas savoir ce qui lui était arrivé car très peu de choses sont finalement dévoilées sur son passé même si certains personnages ressurgissent inopinément…

J’ai eu du mal à me mettre dans cette histoire, sauf la partie concernant Livia, dans la Rome antique qui m’a passionnée, malgré une écriture un tantinet agaçante, pour moi.

Le récit est certes très documenté, mais l’étalage des connaissances m’a lassé et j’avoue avoir sauté quelques passages. Je déteste quand on nomme des objets, par exemple, par leur nom latin puis qu’on s’étende sur leur définition. De plus ces mots sont en italique, juste au cas, certainement, où on pourrait les confondre avec du français actuel, cela ne fait que rallonger la narration de façon artificielle.

Cette histoire m’a néanmoins suffisamment captivée pour que j’aille jusqu’au bout, mais moins que La promesse de l’ange… Dommage.

Par vhs - Publié dans : roman fantastique
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 15:13

La rentrée littéraire a été encore une fois particulièrement prolixe, qu'il est donc difficile de faire son choix parmi plus de 650 livres proposés ! Heureusement, sur un étal, le dernier Yasmina Khadra m'attendait. Ayant rencontré l'auteur au salon du livre de Paris en mars, j'avais envie de poursuivre l'exploration de son univers. La couverture et le titre me paraissaient énigmatiques. La quatrième de couverture acheva de me convaincre :

 

equation africaineA la suite d'un terrible drame familial, et afin de surmonter son chagrin, le docteur Kurt Krausmann accepte d'accompagner un ami aux Comores. Leur voilier est attaqué par des pirates au large des côtes somaliennes, et le voyage « thérapeutique » du médecin se transforme en cauchemar. Pris en otage, battu, humilié, Kurt va découvrir une Afrique de violence et de misère insoutenable où « les dieux n'ont plus de peau aux doigts à force de s'en laver les mains ». Avec son ami Hans et un compagnon d'infortune français, Kurt trouvera-t-il la force de surmonter cette épreuve ?

En nous offrant ce voyage saisissant de réalisme qui nous transporte, de la Somalie au Soudan, dans une Afrique orientale tour à tour sauvage, irrationnelle, sage, fière, digne et infiniment courageuse, Yasmina Khadra confirme une fois encore son immense talent de narrateur. Construit et mené de main de maître, ce roman décrit la lente et irréversible transformation d'un Européen, dont les yeux vont peu à peu, s'ouvrir à la réalité d'un monde jusqu'alors inconnu de lui. Un hymne à la grandeur d'un continent livré aux prédateurs et aux tyrans génocidaires.

 

J'avais déjà pu apprécier les qualités littéraires de l'auteur dans L'olympe des infortunes, je n'ai pas été surprise. Des phrases superbes émaillent ce récit difficile. L'auteur emploie parfois des termes peu usités dans la langue française, comme l'adjectif « immarcescible » désignant quelques chose qui ne peut être flétri... joli mot, non ? D'autres passages décrivent avec poésie une Afrique sauvage et violente. Cette juxtaposition participe à l'effet de choc culturel qu'on peut ressentir en lisant ce livre. Ce médecin qui vit dans une opulence occidentale se retrouve dans une situation de dénuement total, devant survivre dans la plus grande indigence au milieu d'êtres qui n'ont plus que l'apparence humaine. Et pourtant...

Un récit écrit sous une forme de témoignage, le narrateur n'étant autre que Kurt lui même, est d'une efficacité redoutable. Les sentiments et leur évolution au cours de la détention du personnages sont partagés par le lecteur. On se laisse emporter par cette aventure, on vit l'enfermement, la faim, les espoirs et désespoirs des prisonniers jusqu'au jour...

Un roman bouleversant, à la fois philosophique et initiatique, qui présente un monde aux multiples facettes, où tout est possible, du meilleur comme du pire... (vous avouerez que je ménage bien le suspense, non?)

Si je n'ai lu qu'un seul roman de cette rentrée littéraire d'automne, je suis heureuse d'avoir choisi celui-ci, et je ne saurais trop vous motiver à faire la même chose.

Par vhs - Publié dans : roman initiatique
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Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 22:57

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Quatrième de couverture :

 

8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l’Ecole des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ?

Que serait-il arrivé si, cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d’artiste ?

Cette minute-là aurait changé le cours d’une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde… 

 

 

 

 

 

 

J’avais depuis longtemps envie de lire ce livre, le premier dont j’ai entendu parler de cet auteur. Curieusement, alors qu’il était dans ma bibliothèque, je tardais à le prendre. Repoussant, peut-être, le plaisir de le découvrir. Il faut dire que je m’en étais fait une idée particulièrement alléchante : une pure « anticipation » où l’imaginaire débridé de l’auteur pourrait se révéler dans toute sa splendeur. Pourtant, je l’ai laissé, là, pendant des mois à prendre la poussière.

Enfin, je me suis lancée.

Et surprise !

Le premier chapitre est consacré à l’échec d’Adolf Hitler à l’Ecole des beaux-arts de Vienne. Rien d’imaginaire, que du réel, bien concret, bien historique… Heureusement deux pages plus loin, la scène est rejouée, avec cette fois un Adolf H admis.

Les personnages sont en places. Ils seront deux : l’un historique, l’autre imaginaire. L’un sera Hitler, sans prénom, l’autre sera Adolf H.

L’auteur, outre la réussite au concours d’entrée à l’académie viennoise des Beaux-Arts, fait se rencontrer Adolf et Freud. C’est osé mais efficace.

Très documenté, EES brosse, ici,  un portrait du dictateur, sans tenter d’expliquer sa psychologie, en énonçant les faits, rappelant aussi qu’il était un homme… dépourvu d’humanité.

De page en page, on parcourt ainsi prés d’un demi-siècle. Les deux personnages traversent ainsi la première guerre mondiale, l’un vivant ses atrocités, y compris dans sa chair, l’autre la sublimant, faisant d’elle son but. Deux « Adolf Hitler » faits d’un même substrat qui prennent des chemins radicalement opposés. Deux récits où l’Histoire prend un autre sens selon les choix de l’un ou de l’autre.

Il est à noter que cet ouvrage a reçu l’approbation d’historiens avant sa sortie.

 

Je ne dirai pas grand-chose de plus car ce serait beaucoup trop long si je voulais vraiment exprimer l’ensemble des sentiments que j’ai pu ressentir à la lecture de ce roman de grande qualité. En fait, il nécessiterait certainement plusieurs pages de commentaires dont je vais vous (et me) faire grâce.

Quand un livre est aussi réussi, les blablas sont inutiles, mais sa lecture est incontournable.

 

Par vhs - Publié dans : roman philosophique
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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 18:53

la vie que je choisisEt si on vous donnait la possibilité de revenir dans votre passé ? De voir les erreurs que vous avez commises. Samuel Chavignet se réveille dans la chambre d’une maison médicalisée, seul, la mémoire vide, victime d’une maladie neuro-végétative.

Que ressentons nous lorsque nous nous retrouvons sans aucun souvenir ?

Sa maladie va lui offrir la compagnie d’une amie imaginaire qui saura lui apporter une réponse à toutes ses questions en abordant la vie sous un autre angle…

Imaginez que l’on vous donne l’opportunité de changer votre destin et de trouver peut-être le bonheur !

 

Flânant sur FaceBook, je suis tombée sur Céline Thibaut, auteur. Ce n’est pas la première fois que je fais ainsi mon marché sur ce réseau social, mais c’est une démarche originale qui nous a réuni : auteures toute deux d’un roman dont le thème est proche, nous nous sommes procurées mutuellement nos livres afin de les chroniquer.

Ce fût une jolie surprise car je n’avais aucune idée de l’endroit où je posais mes yeux, n’ayant pas lu le résumé avant.

C’est un court récit, un peu moins d’une centaine de pages, écrit à la première personne du singulier. Le narrateur est un vieil homme proche de la mort. Il sait être atteint d’une maladie neuro-dégénérative aussi quand apparaît une jeune fille en noir dans sa vie sans espoir, il la prend pour une simple hallucination. Décidé à ne pas lutter, il se laisse emporter par cette apparition dans le pays de ses regrets.

L’écriture est simple, concise, efficace. Les paragraphes sont courts, les chapitres aussi. Le rythme est soutenu, paradoxe dans cet univers d’attente. Bien que pratiquement impotent, le narrateur est pris dans un tourbillon de sensations, il vit ses derniers jours à cent à l’heure grâce à Bonnie, son « hallucination ».

L’histoire est originale et sa chute inattendue. Loin des pathos habituels, cette aventure fantastique est plutôt optimiste, reste dans l’idée que rien n’est écrit, et qu’il n’est jamais trop tard. Bref, un livre qui met de bonne humeur.   

Seul bémol, ce premier tirage est encore émaillé de quelques coquilles (comme souvent, j’en sais aussi quelque chose…), qui seront évidemment éliminées dés la prochaine impression.

 

Merci à Céline Thibaut pour cet échange et au plaisir d’autres découvertes !

Par vhs - Publié dans : roman fantastique
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Jeudi 13 octobre 2011 4 13 /10 /Oct /2011 22:18

Voici un livre dont la couverture m’a fait de l’œil alors que je visitais tranquillement la galerie virtuelle du site de la Fnac. J’ai cliqué, lu le résumé :

 

devine qui vient mourir ce soirSommes-nous tous des voyeurs ? Prenez dix candidats prêts à tout pour devenir riches et célèbres, enfermez-les dans une maison surchauffée pendant neuf semaines sous l’œil de trente caméras, vous obtenez Résidence surveillée, la dernière création sulfureuse de Voyeur Prod.

Si, au vingt-septième jour de l’émission, vous y ajoutez un meurtre en direct et un coupable non identifié, vous explosez l’Audimat, assurez la fortune de la productrice, et infligez au très british commissaire Coleridge la pire enquête de sa carrière : il lui faudra toute sa patience de vieux limier pour trouver le coupable parmi cette bande d’abrutis bien moins innocents qu’il n’y paraît. Une comédie décapante doublée d’un suspense palpitant.

 

et mis dans le panier. Deux jours après (oui, c’est rapide) je recevais mon exemplaire de « Devine qui vient mourir ce soir ? » écrit par Ben Elton.

 

Je l’ai dévoré en quelques jours (oui, je sais je suis un peu en retard sur mes articles, seulement un mois et demi…)

Le décor est planté dés le début : au cours d’une émission de téléréalité (genre loft) un assassinat a été commis, et ce devant une multitude de caméras. Or impossible de savoir qui est l’auteur de ce meurtre !

Quel suspens ! Surtout qu’on ne connait l’identité de la victime qu’à la 250ème page ! Bon d’accord, on s’en doute un peu quelques pages avant, mais avouez que c’est un tour de force de parler d’un meurtre pendant tout ce temps sans jamais nommer la victime ni le lieu du crime, ni les circonstances !

L’auteur a usé ici d’un procédé assez répandu : le flash back. L’équipe de l’inspecteur-chef Coleridge passe en revue les unes après les autres les heures de rush de l’émission, après la fameuse 27ème journée de tournage, commentant les images et émettant des hypothèses sur la victime et son assassin. Intercalant les scènes vécues par les candidats à la notoriété et celles de visionnage par l’équipe d’enquêteur, l’auteur accroche son lecteur qui ne peut que le suivre dans ce thriller rondement mené, et ce jusqu’à la dernière page et son joli clin d’œil au dernier paragraphe.

Mais au-delà du simple roman policier, Ben Elton fait ici une critique acerbe de la téléréalité et de ses déviances possibles. Les motivations des différents protagonistes sont parfaitement explicitées et logiques. La construction même du récit concoure à cette remise en question. Le roman est découpé en trois parties inégales.

La première s’appelle « sélection ». Elle narre les 26 premières journées ainsi que le début de l’enquête (depuis le 29ème jour 9h15 au 35ème jour 20h), le meurtre n’a pas encore été commis et on ignore toujours qui est la victime. La seconde partie, fort judicieusement, se nomme « élimination » et relate en moins d’une centaine de pages le meurtre et les hypothèses des enquêteurs. La dernière partie « un seul vainqueur » voit l’aboutissement de l’enquête et la fin du jeu au 63ème jour.

 

Ce livre a été écrit en 2001, l’année du loft français… je me demande si Steevy serait entré dans un tel programme, s’il avait eu lu ce roman, à l’époque…

 

Et pour ceux que l’histoire de la téléréalité intéresse, suivez le guide, c’est très instructif !

Par vhs - Publié dans : roman policier
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Samedi 17 septembre 2011 6 17 /09 /Sep /2011 19:00

David Safier est allemand. Maman m’avait laissée, en héritage, sur sa table de nuit, un de ses livres, « Maudit Karma » (pas encore lu). Aussi quand au club de lecture, on présenta ce livre, j’avais déjà un a priori positif.

La quatrième de couverture a fini de me décider :

 

 

513bE9hx04L SL500 AA300Grand, chevelu, une barbe soigneusement taillée et des cheveux très doux : quand Marie croise Joshua, elle est irrésistiblement attirée par ce charpentier au look de Bee Gees. Mais elle devra attendre pour rencontrer ses éventuels beaux-parents : il dit être Jésus. Est-ce pour cela qu’il veut chanter des psaumes à une soirée karaoké ? Qu’il tend l’autre joue quand l’ex de Marie en vient aux mains ? Qu’il propose de rompre le pain – une pizza en l’occurrence- avec le premier SDF venu ? Pas de doute, s’il est vraiment Celui qu’il prétend être, Joshua a un profond retard à rattraper après plus de 2000 ans d’absence…

 

 

 

 

 

Cela promettait un récit assez décalé et effectivement ça l’est.

Marie, jeune fille totalement insignifiante, en est l’héroïne. Elle a une sœur, Kata, dessinatrice de BD dans un journal et qui a une tumeur au cerveau. Un père qui décide de se remarier avec une jeune biélorusse, Svetlana. Une mère, psychanalyste épanouie, qui vit pleinement sa vie de femme.

Ajoutez un prêtre, Gabriel, ancien archange qui a préféré devenir un mortel pour vivre avec la femme dont il est tombé amoureux mais qui a préféré en épouser un autre. L’ami amoureux et malheureux, Michi. Un charpentier, Joshua, qui n’est autre que Jésus venu sur Terre pour préparer le jugement dernier et Satan qui a pris les traits de Georges Clooney.  

Avouez que la distribution est déjà assez surprenante.

La narration est à la première personne la majeure partie du roman, mais des passages courts, en italique, s’intercalent entre certains chapitres. Le narrateur y est alors un des autres personnages sus cités. Evidemment le niveau de langage n’est pas le même selon les narrateurs, Marie utilisant volontiers un vocabulaire populaire, voir argotique. Il faut dire que le personnage de Marie est loin de la petite fille modèle (même si elle n’est pas non plus une dévergondée). C’est une jeune fille très contemporaine et dont le comportement surprend forcément notre Jésus ressuscité de 2000 ans d’âge !

C’est avec plaisir que je l’ai suivie dans ses pérégrinations pour séduire notre Messie, et éventuellement sauver le monde de l’Apocalypse… au moins temporairement.

Voici donc encore un roman pas du tout sérieux que je vous recommande pour entamer cette rentrée tout en humour.

Par vhs - Publié dans : humour
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 20:13

9782843375316Quatrième de couverture:

À la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu’elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l’entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l’histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes.
Katharina Hagena nous livre ici un grand roman sur le thème du souvenir et de l’oubli.

 

C'est Aileean qui me  l'avait prêté, malheureusement je n'ai pas pu poursuivre au-delà de la vingtième page. Pour le peu que j'en ai lu, c'est très bien écrit, mais le thème du deuil est beaucoup trop présent pour moi... Je préfère vous laisser découvrir ce qu'en a pensé Aileean ici.

Par vhs
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Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 11:44

 

Je remercie Corinne de m’avoir fait découvrir cet auteur, Gordon Zola dont le pseudonyme (ne me dites pas que c’est son vrai nom, je ne vous croirais pas) est déjà un indice sur son univers. Autant le dire tout de suite ce n’est pas un livre qui fait sérieux pourtant il y a un vraie intrigue que l’on suit tout le long de l’histoire avec un dénouement assez original.

Le récit est ponctué de calembours et jeux de mots, tel qu’en atteste la quatrième de couverture :c'est pas sorcier harry

Les sorciers en ont assez ! Assez qu’on ne les prenne plus au sérieux ! Le succès insensé et planétaire du Petit-sorcier-dont-on-ne-dit-pas-le-nom a fait de la sorcellerie aujourd’hui un simple jeu d’enfant ! Cela ne peut plus durer : sorcier, mages et magiciennes ont décidé de se réunir, d’agir et de frapper un grand coup pour affermir leur pouvoir occulte. Ils vont commencer par voler le septième et dernier manuscrit de l’auteur britannique JFK Bowling et plonger le monde des « Poildus » dans la terreur et le chaos.

Des services secrets anglais à la mafia en passant par les milices de fans, le monde en émoi se coalise pour retrouver le livre. La France ne peut alors faire moins que de mettre sur les rangs son plus digne représentant, un commissaire Guillaume Suitaume, pourfendeur de malotrus et de nuisibles…

 

Tout est du même acabit. C’est plaisant, mais j’ai fini par me lasser de cet humour omniprésent. Trop de jeux de mots qui ont ralenti ma lecture certains ne sont compréhensible que s’ils sont lus phonétiquement, comme Habib Lioteck que j’ai dû relire à voix haute plusieurs fois ( et pas la peine de ricaner, on vous y verrait aussi…)

L’incursion régulière, sous forme de commentaires ou d’aparté, de l’auteur qui ne cesse de rappeler que nous sommes dans un récit totalement imaginé (qui l’eût crû ?) permet de se revenir dans un monde réel, comme prendre une bouffée d’oxygène quand on est en apnée sous l’eau. Même si quelque fois, ces incursions sont aussi farfelues.

Mais ne croyez pas que ce soit un livre facile et plat. Les références auxquelles l’auteur fait mention ne sont pas toutes contemporaines. Il faut aussi avoir une bonne dose de culture générale pour comprendre toutes les allusions qu’il fait (je ne suis pas sûre d’avoir toutes les clefs, et certaines m’ont laissées dubitatives). Si l’identification de Sean Connery est assez aisée sous le masque de Coch Honnery, il n’en est pas de même avec Mossé de la Vérole (mais peut être qu’il n’y a rien à comprendre…).

L’auteur rappelle aussi des histoires bibliques (le jugement de Salomon) ou mythologiques (le Minautore) mais prend quelques libertés dans son récit (tiens j’ignorais que Bethsabée était né Mutcho ;), je vous avais prévenu il faut un minimum de culture pour relever les jeux de mots sans tomber dans leurs pièges).

Une dose de culture, une histoire policière dans un chaudron de dérision et vous obtenez la recette d’un moment de détente qui se mérite.

 

 

Par vhs - Publié dans : roman fantastique
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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 18:06

 l'été où je t'ai retrouvé

« Belly ne chasse plus ses tristesses. Elle les laisse venir. Après tout, elle ne passera pas l’été dans la maison de la plage. Susannah n’est plus là, Conrad ne donne aucune nouvelle. Un soir, Jeremiah prévient Belly que Conrad a disparu. Le cœur de la jeune fille se remet à battre à toute allure. Elle monte dans sa voiture et ensemble, sans un mot, ils roulent vers le même but. Retrouver Conrad. Retrouver la maison de la plage, le seul endroit où il a pu se réfugier. »

 

 

Comme j’avais lu et apprécié la première partie du livre de Jenny Han, j’avais demandé à Emilie de me mettre la suite de côté dés son achat.

D’après la quatrième de couverture, je m’attendais à une espèce de « road movie ». J’ai été déçue.

On y retrouve bien les mêmes protagonistes : Belly, Conrad, Jérémiah, Steven, Taylor… tous sont là sauf Susannah la mère du ténébreux Conrad et du joyeux Jérémiah. Elle est morte des suites de son cancer (elle était déjà malade dans la première partie) laissant la place à un autre personnage : son mari M. Fisher.

Je n’ai pas beaucoup aimé cette suite. L’atmosphère est assez sombre : la mort de Susannah est omniprésente. Ayant perdu Maman l’année dernière, j’ai eu l’impression de revivre ce deuil. Est-ce la raison pour laquelle je n’ai pas accroché ? Je ne le pense pas. Le personnage de Belly ne m’a pas touché comme dans le premier tome. La jeune fille fait fausse route en permanence, manque sérieusement de perspicacité et a un comportement un peu trop timoré (mais il ne faut pas oublier que c’est écrit par une américaine). L’incursion dans les pensées de Jérémiah n’ont fait que renforcer ce sentiment.

Bref, pour moi à oublier rapidement… et sans enchaînement sur le 3ème tome (oui, il parait qu’il y en a un troisième…)

 

Mais tous les blogueurs (heureusement) ne sont pas de mon avis, comme : Les carnets de Lael, la mordue des livres

Par vhs - Publié dans : roman jeunesse
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Mercredi 17 août 2011 3 17 /08 /Août /2011 21:50

meto le monde 

Après avoir lu le tome 2 de cette trilogie, ne me restait plus qu’à terminer par celui-ci et valider ou pas mon hypothèse. La quatrième de couverture ne me donnait guère d’indication :

« De retour à la Maison, Méto est séparé de ses proches et désigné aux yeux de tous comme une « traitre ». Mais les César le conduisent bientôt dans une partie de la grande demeure tenue secrète et réservée aux membres du groupe E, une élite chargée d’effectuer des missions sur le continent… »

 

Je m’attendais à un univers toujours sombre, et finalement, l’atmosphère est moins lourde que dans les deux premiers tomes. La thématique de l’enfermement reste présente ainsi que celui de la manipulation, mais le décor est plus varié, et pour cause, puisqu’il passe son temps entre l’île et le continent et le manipulateur change de camp.

Autre évolution, les lieux sont ouverts : la mer que Méto traverse à plusieurs reprises, la découverte du continent, des rues, des jardins… autant d’espaces sans barrière qui s’opposent au monde carcéral des tomes précédents.

On sent qu’on arrive au bout, on sort du tunnel. Et avec nous, Méto qui va enfin découvrir ses origines et le monde dans lequel il vit. Là, j’avoue que ce fût une surprise. Yves Grevet a décidément beaucoup d’imagination. Impossible de vous donner des détails car ce serait déflorer l’intrigue.

Par contre je ne prends pas de risque à réaffirmer mon hypothèse concernant le parcours initiatique. Ce troisième tome, Le Monde, est bien l’âge adulte avec la découverte des émois amoureux (et pas seulement le frémissement dû à un parfum), mais surtout avec la prise de responsabilités par Méto. Il devient leader, instigateur, il s’assume et prend en charge un groupe, une famille (épilogue).

Je persiste donc dans ma lecture à double niveau : un roman jeunesse d’aventure, et un niveau plus psychologique montrant les différentes étapes du développement, enfance, adolescence, adulte... A quand l’âge mûr ? 

En tout cas, ne boudez pas cette trilogie qui mérite bien les 8 prix littéraires qu’elle a reçus. Petite mise en garde : bien que ce soit un livre pour la jeunesse, je pense qu’il faut déjà une certaine maturité pour aborder cette histoire, surtout le premier tome, en effet le milieu violent qui y est décrit peut heurter les plus jeunes, à éviter avant le collège. Cet avis n’engage que moi évidemment…

 

Par vhs - Publié dans : roman jeunesse
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