Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 19:46

 

Voici le second opus de la trilogie d’Yves Grevet. J’avais eu l’occasion de le lire en 2008 quand son livre avait été sélectionné  pour le Prix des lecteurs du Club Mickey (ma fille aînée était membre du jury cette année là). J’avoue que le premier tome ne m’avait pas forcément enchanté : un univers clos, violent, avec des règles stupides… Mais bon.

Passant à la médiathèque, j’avise le second tome. Le premier finissant très abruptement, et comme je ne voudrais pas mourir idiote, j’ai emprunté « Méto, l’île ».

Voici la quatrième de couverture, pour vous faire une idée de l’ambiance : meto

 

« Méto et ses camarades ont enfin franchi les portes de la Maison, livrant un combat terrible pour leur liberté.

Méto est grièvement blessé lors de la bataille… Lorsqu’il se réveille, il se rend compte que ses paupières ont été cousues et qu’il est entravé à un lit. Où est-il ? Et ses amis, sont-ils encore en vie ?... »

 

Pas très joyeux à première vue. Tant pis, je me lance !

 

Et puis, finalement, je me suis prise au jeu.

Ici, Méto et ses amis sont recueillis par les « chevelus », anciens « prisonniers » de la Maison comme eux. Sauf que parmi eux se trouvent aussi d’anciens Césars ou Soldat.

On y découvre un monde tout aussi violent, tout aussi clos (ils sont dans une grotte) tout aussi concentrationnaire. Mais les choses évoluent insensiblement. Méto grandit, on le sent bien. Il acquiert des droits qu’il n’avait pas.

 

Il est inutile de vous raconter l’histoire car l’intérêt n’est pas là. 

Cette trilogie est un roman d’aventure certes, mais surtout, à mon sens, un parcours initiatique qui guide l’enfant vers son émancipation et donc l’état adulte.

Ici, la Maison et ses règles ineptes symbolisent la petite enfance et ses interdits qui ne sont pas forcément compris par le Petit (on retrouve cette notion de Petit dans l’histoire). Méto réussit à s’en enfuir en se rebellant, comme un adolescent qui se retourne contre ses parents quand il refuse leurs règles de vie. Et comme l’ado, Méto quitte un monde sécurisé (voir sécuritaire) pour l’univers de ses pairs (Méto retrouve dans la grotte bon nombre d’ancien pensionnaires de la Maison). Or le monde ado n’est pas le pays des Bisounours : cruel, violent et sans pitié (arrêtons de nous voiler la face, s’il vous plait, franchement, vous voudriez redevenir ado, vous ? Moi pas, c’est certain), bref pas si idyllique que ça.

L’adolescence c’est aussi l’âge des premiers émois. Pour Méto aussi. Mais je n’en  dirais pas plus. D’ailleurs, dans la Maison, toute féminité est bannie : pas de filles, pas de femmes, les enfants ne savent même pas que la gente féminine existe, sauf Méto évidemment qui a réussi à dérober un livre de science qui abordait le sujet.

Ne nous emballons pas non plus, il n’y a rien de sulfureux dans ce tome. Juste le trouble d’un parfum.

Les titres de deux premiers tomes sont La Maison et L’Île. Un cercle qui s’agrandit. Le dernier tome s’appelle Le Monde.

Logiquement on devrait y parler du stade suivant, celui de l’adulte. Celui qui prend son envol…

Ce que j’en ai lu sur différents blogs me laissent à penser qu’effectivement Méto évolue vers l’indépendance.

On y lit aussi souvent les qualificatifs « époustouflant », « formidable » pour parler de la trilogie en entier d’Yves Grevet.

Si, à la lecture du premier tome, je n’étais pas conquise, je dois avouer que maintenant j’ai hâte de découvrir le dernier. Au-delà d’un simple roman d’aventure jeunesse, cette trilogie est une parabole : les différentes étapes menant à l’indépendance, et à l’âge adulte.

 

Message personnel à la médiathèque Yves Coppens :

Emilie ! Mets moi le tome 3 de coté, j’arrive !!!

 

Par vhs - Publié dans : roman jeunesse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 22:28

evangile selon j lucas

 

J’ai découvert cet auteur sur Facebook, par hasard. Avant de le lire, j’ai pris le temps de regarder les critiques déposées sur son mur. Elles étaient encourageantes et souvent, visiblement, de personnes qui ne le connaissaient pas intimement. C’était plu^tot de bonne augure, il faut toujours se méfier des louanges de ses amis, non qu’elles ne soient sincères mais souvent teintée de subjectivité… (bon, là, je viens de perdre les trois quart de mon lectorat, zut…)

Bref, j’ai donc commandé deux ouvrages à Cyrille Audebert : L’évangile selon Jacques Lucas, et, ce que je suppose en être la suite, Un temps de chien.

Livraison rapide et soignée avec dédicace de l’auteur et caramels au beurre salé (je vous les conseille, un régal !)

Et puis, j’ai posé les deux livres sur ma table de nuit et… c’était il y a déjà trois mois.

La semaine dernière, je me suis décidée, enfin, à prendre le premier, et j’ai découvert la quatrième de couverture :

« Jusqu’à ce jour, j’avais une idée assez précise de ce que pouvait être le bonheur : un appart dans un quartier chic, des toiles vendues à prix d’or avant même d’avoir été peintes, et Mélodie…

Mélodie, le modèle que je rêvais depuis toujours de serrer dans mes bras, et qui venait de me rouler la pelle de ma vie…

Ouais, c’était sûrement ça le bonheur.

Y avait bien cette « Ombre » au tableau, celle qui avait entrepris de nettoyer la ville de ses clochards d’origine maghrébine, mais c’était tellement loin d’ici, dans les es sombres…

Et puis, ce matin-là, en rentrant, j’ai trouvé cet attroupement devant mon immeuble, et tous ces flics chez mi, à l’étage… C’est là que le cauchemar a commencé, et que les souvenirs de ma vie d’avant ont refait surface.

Et si l’assassin, c’était tout simplement moi, David Huxley… »

 

Alléchante entrée en matière, non ?

Pourtant j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, puis à la moitié je ne l’ai plus lâché.

Le personnage est attachant malgré ses zones d’ombres. L’histoire est bien menée, même si j’avais pressenti l’identité du coupable assez rapidement. Ceci dit, je me demande à quel point cela n’est pas fait exprès, car à peine avais-je formulé mon hypothèse qu’une piste nouvelle s’ouvrait et que je me suis mise à douter de mes facultés de déductions. C’est justement à partir de ce moment que l’histoire m’a vraiment accrochée.

Le hic, c’est qu’à la fin, tout n’est pas résolu. Evidemment, le coupable des meurtres en série est arrêté, mais beaucoup de questions restent en suspend : le passé de David ? Ses relations avec son père ?

La fin du livre laisse la porte ouverte à une suite possible, et justement la suite est Un temps de chien.

Un polar dans les règles de l’art, qui se lit facilement et qui ménage son suspens jusqu’au bout. Un bon moment à passer !

Et la suite ?

Dans un prochain numéro !

 

Par vhs - Publié dans : roman policier
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 1 mai 2011 7 01 /05 /Mai /2011 18:45

 

l'ecrivain de la famille 

J’avais entendu parler de ce livre. Je ne sais plus où, à la radio sans doute. Un enfant qui après un malheureux poème se voit investi de l’espoir littéraire familial. Le sujet était pour le moins intrigant. Paru chez JC Lattès, c’est le premier roman de Grégoire Delacourt.  Inconnu au bataillon. Enfin presque. Car Grégoire Delacourt est un publicitaire réputé. Vous savez : Cœur de Lion… ben, c’est lui.

J’ignore si ce roman est une autobiographie, elle en a le parfum mais pas l’officialisation. Une bonne question que n’ont certainement pas manqué de poser les journalistes lors de ses interviews que je n’ai ni lus, ni entendus. J’avoue ne pas avoir plus que ça cherché à savoir car après tout « cela ne nous regarde pas ».

La quatrième de couverture résume assez bien l’ensemble du roman :

 

« Je venais d’avoir le bac de justesse. Ma sœur avait quatorze ans, elle écoutait Sheila chanter Hôtel de la plage avec B. Devotion, allongée sur son lit. Il y avait des posters de Richard Gere et de Thierry Lhermitte sur les murs. Elle croyait au prince charmant. Elle avait peur de coucher avec un garçon, à moins qu’il ne fût le prince. Elle m’avait demandé si ça avait été bien ma première fois et j’avais répondu, d’une voix douce, oui, oui, je crois que c’était bien, et elle avait eu envie qu’on dise ça d’elle un jour, juste ça, oui, oui, c’était bien.

Et puis notre frère était entré dans la chambre, il nous avait couverts de ses ailes et nos enfances avaient disparues.

 

A sept ans, Edouard écrit son premier poème, quatre rimes pauvres qui vont le porter aux nues et faire de lui l’écrivain de la famille. Mais le destin que les autres vous choisissent n’est jamais tout à fait le bon…

Avec grâce et délicatesse, Grégoire Delacourt nous conte une histoire simple familiale, drôle et bouleversante. »

 

Le livre est divisé en trois parties : soixante-dix, quatre-vingt, quatre-vingt-dix. Les trois décennies sur lesquelles s’étale la vie de notre héros du jour.

Les chapitres sont courts. Ici, pas de phrases alambiquées de plusieurs lignes. On va droit au but. Habitude publicitaire sans doute.

C’est une histoire attachante. Une histoire de famille, une histoire de vie, une histoire initiatique ponctuée par des références sociales, des souvenirs générationnels (évidemment, il vaut mieux être de cette génération là pour comprendre toutes les subtilités du récit).

Si c’est autobiographie, le moins que l’on puisse dire c’est que l’auteur reste humble. Un homme comme tout le monde, ou presque. Evidemment il a fait fortune, mais il a tout perdu. Il jette un regard sans indulgence sur une vie certes bien remplie mais aussi pleine d’amertume. Et si la destinée de l’enfant qu’il fût se réalise bien tardivement, au moins elle se réalise. Avec ce roman, justement.

Dernière petite remarque : sur le bandeau promotionnel du livre, une citation de Jean-Louis Fournier : « L’Ecrivain de la famille m’a fait pleurer de rire, et rire aux larmes… »

J’avoue que cela me laisse perplexe. Franchement ce n’est pas un roman amusant. Intéressant oui, captivant tout autant. Amusant… Non.

Mais cela n’a aucune importance, on passe néanmoins un bon moment.

Par vhs - Publié dans : roman initiatique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 27 avril 2011 3 27 /04 /Avr /2011 21:20

manip olfac

 

J’ai rencontré Catherine Bouvet totalement par hasard au salon du livre alors que j’attendais une dédicace de Michel Cymes. Elle avait installé un diffuseur de parfum à coté d’elle. Charmante, souriante et pleine d’entrain, nous avons rapidement engagé la conversation, arrosées d’effluves acidulées. Et j’avoue ne pas avoir résisté longtemps pour acheter son livre. La principale raison étant que le thème m’intéressait, la seconde est qu’elle était vraiment sympa (ben, oui, je marche aussi à ça… mais chuuuuttttt sinon tous les auteurs vont le savoir et je serai ruinée en moins de deux)

Bref.

 

La quatrième de couv’, pour savoir de quoi on parle présentement ?

« Quoi de plus évocateur qu’une odeur ? A peine humée, elle vous transporte dans vos souvenirs les plus lointains : une émotion, une angoisse, du bien-être, un stress…

Parce que l’odorat est le sens le plus intime chez l’être humain avec un accès privilégié vers le cerveau, parce qu’on ne peut faire autrement que « sentir » à chacune de nos respirations et parce que chacun possède ses odeurs refuges et références qui lui sont propres, nous sommes « manipulables » par les odeurs de notre quotidien. Elles agiraient sur notre cerveau, nos émotions et notre comportement !

Ce livre est une enquête au cœur des odeurs, des effluves corporels et d’éventuelles phéromones, ce que nous en faisons et ce qu’on nous donne à sentir, entre séduction et manipulation.

De la maternité à la police scientifique en passant par la recherche fondamentale, la médecine légale, l’aromathérapie ou la cosmétique, les odeurs servent à grandir, soigner, apaiser… Mais elles peuvent aussi nous trahir, voire nous manipuler. »

 

Voilà.

 

Manipulations olfactives est donc un essai sur les odeurs, le nez et en général tout ce qui a trait au sens olfactif.

Très complet, on fait ici une immersion dans ce thème aussi bien au niveau scientifique, que sensitif. C’est une enquête minutieuse auprès d’experts français et étrangers des établissements à la pointe tels que le Monell Chemical Senses Center de Philadelphie entièrement dédié aux recherches sur l’odorat et le goût.

Les interviews ont été retranscrits tels qu’ils ont été proférés par leurs auteurs, ce qui m’a un peu gênée, mon coté littéraire sans doute. Mais au moins, on ne perd aucune information ! Il me faut préciser que Catherine Bouvet est journaliste à France 3 Bordeaux et qu’elle a travaillé pour de nombreux reportages magazines ce qui se sent forcément dans son écriture.

L’enquête s’articule en quatre parties : « Sensations et perceptions », « Odeurs et soins », « Une époque manipulatrice » et « L’odeur génétique ».

Je connaissais un certain nombre de choses (je vous avais bien dit que le sujet m’intéressait), j’ai néanmoins appris beaucoup. La partie sur la police scientifique notamment m’a particulièrement attirée, surtout « l’odorologie ».

J’avoue ne plus avoir le même regard,… heu…, nez, sur mon parfum quand mon doigt presse le bouton du diffuseur, le matin. Et, je me suis depuis posé souvent la question de savoir pourquoi j’avais choisi celui-là plutôt qu’un autre… peut-être à cause de sa base vanille ?

Et, si vous ne comprenez pas cette allusion, lisez donc « Manipulations Olfactives », la réponse y est !

Bravo pour cette enquête si bien menée !

 

 

Par vhs - Publié dans : essai
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 18:28

 

guerrier Massai

 

 

« Avoir cinquante ans, ça change tout.

 

Quarante-neuf, passe encore, mais cinquante… A cet âge, la vie devient une chose étrange : on se souvient de ce que l’on aurait aimé accomplir, de celui qu’on aurait aimé devenir.

 

 

Gabriel Poussin, lui, a quarante-neuf ans, onze mois et trente jours. Entre fiasco professionnel, routine de couple et sentiment d’échec général, il décide du jour au lendemain de tout plaquer. Sa femme, son chalet en bord de Seine, ses bouteilles de vin et ses chats. Et c’est en compagnie du plus improbable des compagnons qu’il va prendre le chemin de ce qu’il s’imagine être la Liberté. »

 

  Quatrième de couverture du livre d'Eric Gilberh

 

 

 

 

J’ai lu ce livre dans le cadre d’un partenariat BoB avec les éditions Arhsens. Je ne me souviens plus de la raison pour laquelle j’avais opté pour ce livre. Peut-être le terme de Massaï qui me rappelait de bons souvenirs (voir le billet sur Urban Massaï, Andras, si tu me lis…).

Je suis entrée très rapidement dans l’histoire. La narration à la première personne du singulier m’y a d’ailleurs aidée. Cet homme de cinquante ans moins une, faisant le bilan de sa vie personnelle (il vit à coté de sa femme) et professionnelle (il est concepteur de jeux de société à l’ère des consoles DS et autres) ne peut pas laisser indifférent.

 

 

Le rythme est rapide, l’histoire se déroule sur deux jours. En 48 heures, la vie de Gabriel Poussin bascule. Et, nous avec lui.

C’est drôle sans être hilarant, il y a du suspense sans être un thriller, des sentiments et de l’émotion sans être un roman d’amour.  

Pourtant, je me suis assez vite lassée de ce personnage larmoyant. Les répétitions m’ont gêné. Je comprends bien que notre personnage soit perdu. Mais ses retours pleurnichards sur sa vie avec son « Henriette adorée » à n’en plus finir…

Heureusement, sa rencontre avec Titan a relancé mon intérêt. Surtout que fidèle à mon habitude, j’avais lu les dernières pages du livre, et je voulais savoir comment il avait réussi à ce mettre dans cette situation.

 

 

Je n’ai pas très bien compris la fin et la réplique d’Henriette « pour la mère de son enfant, oui » me laisse perplexe, je ne comprends absolument pas comment il en arrive à la conclusion qui est la sienne… Mystère…

Autre chose également qui me laisse un doute : Gabriel fait référence à des origines Antillaises puis Africaine, mais je n’ai pourtant pas eu d’indice m’indiquant qu’il fût homme de couleur… Le doute reste.

Bon à part ces petites interrogations, j’ai quand même passé un bon moment. Ce livre se lit rapidement et m’a donné envie de me replonger dans Kessel… mais, je ne vous dirai pas lequel de ses romans…

 

   

Petite réflexion à l’intention de l’éditeur cette fois : la couverture souple n’est pas pratique, elle a tendance à s’enrouler ce qui est très désagréable.

 

Je remercie

 logobob01 

et

arhsens editions

 

 

Et pour les curieux, voici ce qu'en ont pensé  Mélanie, Perséphone et Pyraustha

 

Par vhs - Publié dans : roman initiatique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 25 mars 2011 5 25 /03 /Mars /2011 21:56

 

 

passagers de l'archipel

Les continents ne sont pas fixes, ils dérivent. Les continentaux sont des migrants qui s’ignorent, des passagers soumis à ce mouvement infime comme à l’écoulement insensible du temps. Des passagers en rupture de barre, en rupture d’avenir, incapables d’empoigner le gouvernail pour métamorphoser en destin leur errance misérable.

Les îles aussi dérivent avec leur équipage. Plus vite, plus loin, dans l’urgence et le péril, aspiré par le sillage néfaste des continents. Quand leur microcosme s’ouvre à l’envahisseur, les organismes, les âmes résistent mal au souffle de ses miasmes, au viol de ses rêves frelatés. Des passagers disparaissent, asphyxiés sous les clichés dans on les affuble. Quelques-uns se rebellent. D’autres s’adaptent.

Mais tous ont à dire, à faire. Comme les continentaux, les îliens vocifèrent, chuchotent, rient, ou bien se taisent et agissent. Comme eux, ils influencent, du geste et de la voix, la course aléatoire de notre nef des fous.

 

Voici un livre édité chez Ramsay littérature et en parcourant les premières pages, on comprend vite pourquoi. Bien loin des « romans de filles » ou des Musso, Levy et consort (ou plutôt qu’on ne sort plus), ici, on est face à de la vraie littérature, à une écriture riche, poétique, émotionnelle.

C’est un recueil de six nouvelles tahitiennes. Rien d’étonnant quand on apprend que l’auteur y a vécu plusieurs années. Ce sont des anecdotes, des tranches de vie. Les personnages sont introduits de façon très détaillée, ciselés, créant de véritables rencontres avec ces habitants des îles.

Certaines nouvelles sont dures (Poerava ou Raerae) d’autres plus légères (la dernière surtout qui donne une touche finale savoureuse). L’auteur nous guide dans l’intimité d’une culture en parsemant son texte de mots tahitiens (il y a un lexique tés bien fait en fin de recueil). On y apprend la tolérance traditionnelle d’un peuple que l’invasion de la civilisation a gangréné, comme une maladie honteuse.

C’est un très joli livre, sans pesanteur, dépaysant et loin des clichés des agences de voyages (il pleut souvent à Tahiti finalement). On découvre l’envers du décor, sans fioriture mais décrit dans une langue impeccable.

J’ai passé un très beau moment avec ces passagers de l’archipel.

Par contre, comme souvent, je n’ai pas trop vu le rapport entre le résumé de la quatrième de couverture et les textes, excepté la qualité littéraire…

 

Merci à logobob01 et aux éditions Ramsay 

Par vhs - Publié dans : Nouvelles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 23 mars 2011 3 23 /03 /Mars /2011 19:38

Les reconnaissez-vous? Certains évidemment sont connus d'autres pas encore, mais tous se sont prêtés au jeu. Un grand merci à tous!

  IMGP1028

 

 

 

 Bon évidemment, pour ceux là c'est facile....

 

 

IMGP1039

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michel Cymes pour son livre Complétement malades!

où il nous raconte l'évolution de la médecine

 

 

 

 

                                                                                                                          IMGP1045   On ne le présente plus: Eric-Emmanuel Schmitt 

 

 

 

 

Yasmina Khadra, rayonnant !

 

 

 

 

 

 

 

IMGP1040

 

 

 

 

 

 

 

 

                  

 

 Plus difficile : David Nicholls, l'auteur de l'excellent Un jour en provenance directe de Londres.

Difficile, surtout au niveau de la communication, car mon anglais est quelque peu.... oublié.

En l'attendant j'ai pu faire connaissance avec une dame charmante des Editions Belfond.

 

 

 

 

 

IMGP1043

 

 

 Jean-Guy Soumy qui nous présente son dernier livre : un roman historique, les mariés du purgatoire qui se passe dans les Ardennes... du XV ème siècle.

  Je ne suis pas fan des romans historique, mais bon, je me faire un devoir de le lire... juste pour vérifier que le décor a changé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 IMGP1025

 

 

 

 

 

 

Catherine Bouvet, journaliste à France 3 Bordeaux, à laquelle j'ai acheté Manipulations olfactives, je lis rarement des essais, mais celui-là, je vais me pencher dessus. Déjà le thème est intéressant mais en plus l'auteur est des plus sympathiques. J'ai mis le livre en seconde position dans ma PAL. Donc à bientôt pour cet ouvrage!

 En attendant voici son blog pour faire connaissance!

 

 

 

 

IMGP1034

 

 

 

 

 

 

 

 Et voici ma plus belle rencontre : Andras Fenris dont j'ai déjà chroniqué Urban Massaï. Coup de coeur pour cet auteur vraiment très sympa que j'espère faire venir dans mes Ardennes non natales.

Merci d'avoir consacré un article à cette rencontre!

 

 

 

 

 

 

 

J'ai aussi rencontré deux auteurs dont le livre était paru la veille. Je ne manquerai pas de revenir dessus prochainement.

Une journée qui s'est encore passée trop vite.... pfffff

Vivement l'année prochaine!

 

 

Par vhs
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 20 mars 2011 7 20 /03 /Mars /2011 19:39

drôle de mariage

 

 

 

« A dix-huit ans, lors d’un été à Oxford, Milly se lie d’amitié avec Rupert et Allan, un couple gay. Quand Allan, l’Américain, lui demande de contracter un mariage blanc afin de pouvoir rester en Angleterre,  elle n’hésite pas une seconde. Dix ans plus tard, Milly est sur le point d’épouser un des plus beaux partis de l’Angleterre. Tout à son amour pour son bien-aimé, elle a occulté son premier mariage. Or le photographe engagé pour l’occasion va prendre un malin plaisir à lui rappeler sa folle jeunesse… »

 

Voici, encore, un roman de fille par excellence. En même temps, il est signé Madeleine Wickham alias Sophie Kinsella, de ce coté là, je ne pouvais pas vraiment m’attendre à autre chose.

 

Le début est exactement comme je m’y attendais. Une jeune fille superficielle tombe amoureuse d’un héritier de bonne famille, oui, je sais, ça ressemble à un roman arlequin. Mais la comparaison s’arrête là, car le jeune homme n’est pas aussi lisse qu’il le devrait, fils d’une liaison malheureuse, il se sent perpétuellement méprisé par son père, en souffre et parfois cela guide ses réactions.

La mère de la mariée est une véritable caricature : dictatoriale, elle décide de tout concernant le « Grand Mariage » de sa fille cadette, y perd le sommeil, s’isolant du reste de sa famille en s’enferrant dans son obsession.

 

J’ai eu un peu de mal au début à entrer dans l’histoire. Pourtant vers la fin du premier tiers du livre, j’ai été accrochée. Finalement, je suis allée jusqu’au bout et sans regret.

La relation qu’Allan entretient avec son père et leurs différents points de vue sont particulièrement intéressante. Ici, les relations père-fils ne sont pas simples, comme je l’ai déjà signalé. Pour autant, on ne peut prendre le parti ni de l’un ni de l’autre, car comme dans la vie, il n’est pas facile de déterminer qui a tort, qui a raison. Tous leurs actes s

 

’expliquent. On est loin des clichés manichéens qui sont trop souvent présents dans ce genre de roman.  

 

La psychologie des personnages s’est révélée plus intéressante que je ne l’avais craint au début. Le personnage de Rupert, notamment.  

Le thème de l’homosexualité, rare dans ce type de livre, est ici abordé pudiquement dans la société puritaine anglaise. On y suit les affres de Rupert dans un univers auquel il essaye d’appartenir sans y trouver le bonheur.  

Une vraie histoire de fille qui finit, évidemment, bien…même si le dernier paragraphe laisse un petit goût amer.

 

Par vhs - Publié dans : roman de fille
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 19:51

vierge-froide

 

Cap sur le Groenland avec Jorn Riel, écrivain baroudeur et conteur malicieux. De son long séjour en Arctique, il a rapporté des anecdotes, des récits, des « racontars ». En un mot, des histoires d’hommes seuls sur une terre glacée où me soleil, l’hiver, se couche très longtemps. Ces rudes chasseurs ont d’étranges faiblesses, des tendresses insoupçonnées, des pudeurs de jeunes filles et des rêves d’enfants. Les solitaires s’emplissent de mots tus et, ivres de silence forcé, ils quittent parfois leur refuge pour aller « se vider » chez un ami. Ces nouvelles de l’Arctique ont la rudesse et la beauté du climat qui les suscite. Souvent râpeuses, toujours virils, parfois brutales, saupoudrées de magie et de mystère, elles nous racontent un monde où la littérature ne se lit pas mais se dit, où l’épopée se confond avec le quotidien, où la parole a encore le pouvoir d’abolir le présent et de faire naître des légendes. »

  

Comme je poursuis, l’air de rien, le challenge de l’année qui consiste, je le rappelle, à lire 26 livres entre juin 2010 et juin 2011 (un auteur par lettre). Or, je n’avais pas encore de R.  D’aucun me dirons, « mais voyons et Ruiz Zafon, alors ? », ben oui, mais déjà lu, l’année dernière.

Alors… je suis tombée par hasard sur ce petit recueil de nouvelles. Les pays nordiques étant à l’honneur au salon du livre de Paris, je me suis dis que c’était peut être une bonne occasion. En plus, j’avais bien aimé Icelander dont l’action se situe en partie en Islande.

Mais parlons plutôt de ce petit livre (158 pages) !

C’est donc un recueil de nouvelles dont le thème commun est l’hivernage des chasseurs au Groenland. Bon, évidemment, dit comme ça…

Chaque nouvelle est une tranche de vie de deux de ces valeureux chasseurs, venus du continent, il y a bien longtemps, et qui se sont habitués à la longue nuit polaire. Pour cela, ils se racontent des histoires, tellement belles, qu’elles en deviennent réelle (la vierge froide), ou alors se prennent d’amitié pour un animal, pour meubler la solitude (Alexandre) ou quelque fois délaissant leur compagnon habituel (le roi Oscar). Certains nouveaux venus apportent un peu de civilisation dans ce monde de brute au cœur tendre (une condition absolue – la plus drôle – le tatoueur)…

Le recueil est bien construit : la première nouvelle nous met dans l’ambiance, puis progressivement, on passe, d’hiver en hiver, vers des histoires de plus en plus rocambolesques, finissant en apothéose sur une situation tragicomique (bon, certes, il faut avoir l’esprit caustique pour y voir un dénouement heureux…).

Bref, j’ai passé un vrai bon moment au Groenland avec cette bande d’homme que je n’aimerais pourtant pas rencontrer au coin d’un bois !

Je sens que ce livre va faire une visite au salon du livre 2011, car j’ai vu que Jorn Riel y était invité ! Il ne me reste plus qu’à réviser mon danois : se dig snart !

 

 

Par vhs - Publié dans : Nouvelles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 5 mars 2011 6 05 /03 /Mars /2011 20:28

51D2BB7Y8AL SL500 AA300

« Le domaine de la croix haute, au cœur des Ardennes, s’étend sur des hectares et des hectares de chênes et de pins sylvestres. Héritier d’une longue lignée de bûcherons et de chasseur, Clément Descharmes appartient depuis toujours à cette âpres et mystérieuse terre forestière. Mais cette forêt, qui semblait diriger sa vie, va aussi changer son destin. Quand il rencontre la sauvage et rebelle Eloïse, fille des bois élevée par un vieil anarchiste, il rompt ses fiançailles avec Julia, dont les parents possèdent une saboterie dans la région. Les amants se heurtent alors à de lourds secrets de famille qui les séparent malgré eux.

 

Monde fermé et solitaire, les Ardennes sont aussi le théâtre de tous les conflits de l’Europe. Les drames de la guerre de 1870 ont séparé Eloïse et Clément.

Les bouleversements de 14-18 peuvent les rapprocher de nouveau… »

 

Auteur : Françoise Bourdon

 

 

Ce livre m’avait été conseillé par un des membres du club de lecture.

L’auteur est ardennaise et elle aime sa région. Ça, c’est le premier bon point. Dans cette histoire, transpire l’âme de ce département méconnu (hélas).

L’histoire n’est pas inintéressante : on suit, comme l’indique bien la quatrième de couverture, les amours contrariées de Clément et Eloïse.

Mais il y a un relent de déjà vu, une recette un peu trop répandue (surtout chez Harlequin) :

Prenez la différence de classe sociale comme toile de fond, ajoutez y un secret de famille (qu’on devine très rapidement) saupoudrez de culture afin d’assaisonner le lecteur de mots anciens et professionnels. Attention, n’ayez pas la main trop lourde…. Oups trop tard, c’est devenu indigeste…

Parce que c’est bien là que cela m’a posé problème : les allusions aux vieux métiers, les énumérations d'outils, les juxtapositions de vocabulaires professionnels (termes de bûcheronnage ou de la saboterie).

Cela m'a rappelé la phrase "la culture c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale".

Ne vouant pas un culte aux métiers disparus (je sais, je vais en décevoir certains), j’avoue que je n’ai pas pu terminer ce roman.

J’ai pourtant tout tenté, jusqu’à la lecture en diagonale pour que cela passe plus vite. Je voulais, vraiment le finir, ne serais ce que par respect pour celui qui me l’avais recommandé. Je l’ai définitivement posé à la page 178 (sur 328 quand même) en ayant pris la précaution de survoler les dernières pages, juste au cas où…

Mais non, sans remord.

Je n’ai pas l’âge des regrets, sans doute…

Désolée Alain, je ferai mieux la prochaine fois…

 

 

Par vhs - Publié dans : roman historique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Lecture du moment

                place-defaite

 

 

Et toujours en vente :

 

  lemouroir[1]

Edité chez Ex-Aequo

Cliquez sur l'image pour en découvrir les premières pages...

Et en format numérique aussi !

Et pour connaître toute l'actualité de l'auteur, c'est ici !

 

Pour ne rien manquer

Rechercher

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés