Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 17:26

9782714447142

 

« Epique, douce-amère, poignante, superbement construite, une sublime histoire d’amour sur prés de vingt ans, un roman drôle et subtilement lucide sur l’amitié, le passage à l’âge adulte, les illusions perdues. Traduit dans plus de vingt-cinq langues, le livre qui a fait chavirer l’Europe tout entière.

1988. Après la fête de fin d’année, Emma et Dexter passent une nuit ensemble. Lui, issu d’un milieu aisé, séduisant, sûr de lui, insouciant, frivole, dilettante ; elle, d’origine modeste, charmante qui s’ignore, bourrée de complexes, de principes et de convictions politiques.

Commence alors une amitié improbable, une drôle d’histoire d’amour : Dexter voyage et collectionne les aventures ; Emma travaille dans un mauvais tex-mex ; il devient animateur télé et se perd dans les soirées branchées ; elle renonce à ses ambitions artistiques et enseigne l’anglais et le théâtre dans un collège difficile ; il se marie avec Sylvie, beauté froide et ambitieuse, et lui fait un enfant ; elle finit par vivre avec Ian, aspirant humoriste qui ne fait rire personne…

Dexter et Emma mènent des vies séparée alors que tout les ramène l’un à l’autre.

A moins que le destin, encore une fois, ne se  joue d’eux… »

 

Voilà tout est dit… Pour une fois la quatrième de couverture reflète exactement l’histoire racontée dans le livre. C’est suffisamment rare pour être signalé.

J’avais lu ce résumé sur B-o-B qui proposait un partenariat avec les Editions Belfond. J’avais été immédiatement séduite. Cette histoire de deux personnages aux vies si différentes qui se déroule sur prés d’une vingtaine d’année, m’intéressait.

Et bien, je dois dire que je n’ai pas été déçue !

L’histoire est une suite d’instantanés pris tous les 15 juillet, date anniversaire de leur rencontre. On déroule ainsi leur vie depuis 1988 jusque 2007, les voyant évoluer dans leur relation mais aussi dans leur vie professionnelle et affective.

Les personnages sont extrêmement attachants, même Dexter le « dépravé parvenu » dont on suit avec inquiétude les pérégrinations nocturnes. Il n’y a pas d’explication sur leur choix, pas de flash back poussiéreux sur leur enfance qui aurait pu éclairer leur trajectoire. Non, juste un état des lieux, si je puis dire, tous les 15 juillet.

L’écriture est fluide, et pour un format d’épreuve non corrigée, j’ai été très agréablement surprise, très peu de fautes alors que je m’attendais à être gênée par ça (souvenez-vous d’Harold).

Cela faisait longtemps que je ne m’étais autant attachée à un livre. Je l’ai refermé sur la dernière page, tout à l’heure, avec le regret de savoir que je passerai ma soirée sans eux…

J’ai vu que David Nicholls serait présent sur le salon du livre de Paris justement le jour où j’y vais, pas de doute que cette année je ferai un arrêt chez Belfond !

Ce qu’en pensent les autres blogueurs : patacaisse

 

Je remercie

logobob01  et  logo belfond.

 

Par vhs - Publié dans : roman de fille
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Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 19:18

lydia millet

« Trois semaines avant Hiroshima. Les Etats-Unis testent à Los Alamos, Nouveau-Mexique, la tristement célèbre bombe atomique. Lors de la déflagration, Oppenheimer, Szilard et Fermi trois des pères fondateurs du projet, sont mystérieusement « télé-transporté » en 2006, à Santa Fe. Recueillis pas Ann, une bibliothécaire, ils y découvrent l’horreur de leur création et, pris d’un éclair de conscience, entament une croisade pacifiste entre l’Amérique et le Japon. Le but final : désarmer l’ensemble du globe. Sophistiqué et réjouissant, un savant mélange de faits historiques, d’évocations scientifiques et de vertiges existentiels, portés par une plume aussi alerte que DeLillo ou Twain. »

 

 

 

 

 

Entre la couverture, particulièrement réussie, et le résumé de la quatrième ô combien alléchante, j’ai été tentée par ce partenariat BoB. Eh bien, j’aurai dû m’abstenir. Voilà ce que c’est de se laisser prendre par les mirages de l’image. J’aurai dû me douter : ces champignons multicolores, si appétissants, furent décevant : fades tout au plus légèrement hallucinogènes… et encore !

Ne voulant pas réitérer l’échec de « il est parmi nous », je me suis forcée à lire les 150 premières pages (pas de chance, le pavé en avait 600). L’histoire a un peu de mal à démarrer (c’est le moins qu’on puisse dire). Dés le début, pourtant, des indices auraient dû me mettre en éveil : les courts paragraphes pseudo philosophiques où le personnage (Ann ou son mari, ou un des savants, en fait peu importe) se fait des apartés existentiels. J’avoue avoir zappé des phrases entières, du type : en parlant de l’agencement d’un jardin « des champs clos juxtaposés, des formes qui s’imbriquaient, ces choses alliaient la finitude déchirante et l’infinitude triomphante. »… ça me laisse sans voix.

Bref, passé la première partie qui pourrait s’apparenter à la mise en place, les personnages s’étant rencontrés, on a droit à une seconde partie où, là, par contre, on se retrouve accroché par on ne sait quel miracle, à l’histoire.

Un frémissement dans l’intrigue, on change de lieu, partant en voyage sur les traces de la « bombe ». Direction le désert du Nouveau-Mexique puis le Japon. Cela devient intéressant. Une intrigue se noue : ils se sentent suivi, épié…

Et puis… et puis…. Ben, pas grand-chose.

Bien sûr il y a de l’action : une croisade à travers les Etats-Unis pour la paix, la récupération par les religieux, l’opposition de l’administration Bush (ça se passe en 2004) devenue le grand méchant de l’histoire (qui l’eût crû ?)…

Je suis allée jusqu’au bout. Sans trop de mal finalement. Mais je me demande encore où voulait en venir l’auteur. Si son but était de nous persuader que l’administration américaine avait développé d’une manière irresponsable son arsenal nucléaire et qu’il était grand temps de désarmer tout ça, pas la peine de nous pondre 600 pages là-dessus, cela fait un sacré bout de temps que nous en sommes convaincus.

Bref, un roman qui se voudrait dénonciateur du complexe militaro industriel américain (glissant quelques chiffres sur l’arsenal nucléaire américain et sa progression sur les 50 dernières années) mais qui ne fait que reprendre des données connues de tous (enfin ceux qui s’y intéresse du moins). Et je ne vous parle même pas de la fin qui n’a strictement aucun intérêt, même pas symbolique malgré l’intention évidente de l’auteur.

En résumé, pas grand-chose à se mettre sous la dent et une déception de plus pour moi. A oublier très vite.

 

Je remercie néanmoins BoB et les éditions 10/18.

Sans rancune, j’espère…

 

Mais pour avoir un autre avis visitez donc Sylvain qui a su percevoir la symbolique de ce roman (moi toujours pas)

Par vhs - Publié dans : roman de sciences fiction
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Lundi 14 février 2011 1 14 /02 /Fév /2011 19:07

 

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Il est arrivé, et en version papier cette fois.

 

N’hésitez pas à me contacter surtout si vous voulez une dédicace ou directement l’éditeur  Ex-Aequo et si cela vous plaît n’hésitez pas à en parlez autour de vous !

 

Par vhs
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 17:06

 

l'olympe des infortunes« C’est une bande de terre délaissée, un terrain vague. Entre le chaos de la ville et le silence de la mer. C’est un havre et une remise – le royaume des laissés-pour-compte.

Là règnent les oubliés volontaires, ceux dont on ne veut plus, ceux qui fuient et chantent le bonheur d’être hors du monde : ivrognes, sans grades, clochards célestes… Ach le Borgne est leur Poète, leur philosophe, leur musicien. Ses histoires ravissent les oreilles du petit peuple venu l’écouter. Il s’est créé ici une communauté de fortune, une famille. Ni anges, ni démons, ces réprouvés ont eu leur part de mensonges et de vices, leur de crime Et les tentations, trop humaines, sont partout Ici comme ailleurs, la vie suit son cours, chaotiques, drôle et surprenant… »

Voilà la quatrième de couverture qui m’a tentée lors d’un des partenariats de janvier avec B-o-B. En plus, je n’avais encore jamais abordé l’île Khadra qui me faisait de l’œil depuis un bon moment déjà. Mais vous savez ce que c’est : on repousse sans cesse les voyages vers ses terres lointaines de la littérature, pensant y trouver des rives escarpées par une langue trop ardue, ou peuplées d’indigènes aux psychologies trop complexes.

Et, nous avons bien tort.

Mon séjour dans l’Olympe des infortunes fut des plus doux. Bien que trop bref (188 pages en édition Pocket), cette histoire me donne des envies d’aller plus loin avec ce curieux guide qui prit comme nom de plume celui d’une femme (Yasmina) alors qu’il fut gradé dans l’armé Algérienne.

Effectivement, le décor n’est pas celui de palaces méditerranéens, nous sommes dans un terrain vague, à la limite d’une décharge, et d’une mer inconnue. Au loin, la ville et ses secrets, la ville et ses maléfices. Les habitants de ce périmètre de désolation sont de pauvres bougres apparemment. Mais des bougres qui ont la fierté de leur état, des Horrs : des clodos qui se respectent et marchent la tête haute, clodos par choix uniquement… dixit Ach. Par choix… cela laisse perplexe sur le coup, mais après tout pourquoi pas ? On fait connaissance de Junior, le protégé d’Ach.

Alors que le thème de l’homosexualité est abordé dans un autre groupe vivant sur la plage, aucune allusion à cela entre Ach et Junior. D’ailleurs au fil du récit, c’est bien un rapport filial qui est de plus en plus présent. Ach se veut paternel, protecteur avec Junior, trop… comme souvent, il en devient étouffant.

C’est aussi un récit initiatique. Le chemin difficile de la liberté arpenté par l’un comme par l’autre, est aussi bien souvent celui de la solitude.

Une magnifique histoire au pays des marginaux qui malgré leur carapace ont le cœur aussi tendre que n’importe quel homme.

 

Et pour ceux qui voudraient aller plus loin avec Yasmina Khadra, n’hésitez pas à visiter son site.

 

Merci BoB et les éditions Pocket pour ce beau voyage.

 

Lu dans le cadre du partenariat   logobob01

Par vhs - Publié dans : roman philosophique
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Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 14:21

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La collection Grands Détectives, chez 10/18, est spécialisée dans les histoires policières historiques. Mystère rue des Saints-Pères dont l’action se situe au moment de l’exposition universelle de Paris de 1889, met en scène pour la première fois le libraire-enquêteur Victor Legris.

J’avoue ne pas adorer les romans historiques, mais là, je dois lire pour le challenge 2010-2011 l’œuvre d’un auteur dont le nom commence par un « I ». Claude Izner fait mon affaire.

D’autant que la quatrième de couverture n’est pas pour me déplaire :

 

« Comme nombre de visiteurs du monde entier, Victor Legris, libraire rue des Saints-Pères, se rend à l’exposition universelle où la tour Eiffel, qui vient d’être achevée, trône en véritable vedette. En ce début d’été 1889, les chemins dans la foule qui se presse entre les kiosques multicolores, dans les allées envahies de pousse-pousse et d’âniers égyptiens… Au premier étage de la tour, Victor doit retrouver Kenji Mori, son associé, et son ami Marius Bonnet, qui vient de lancer in nouveau journal, Le Passe-partout. Mais leur rendez-vous est vite interrompu : une femme vient de s’écrouler sous le coup d’une étrange piqûre. S’ensuit une série de morts inexpliquées qui vont marquer les débuts d’enquêteur de Victor Legris… Ces nouveaux mystères de Paris nous plongent dans la capitale des impressionnistes, ses « villages » et ses quartiers populaires. »

 

J’ai donc commencé la lecture de ce roman avec un œil plutôt bienveillant.

Alors, comment dire… il serait exagéré de dire que cela m’a déplut. Non. Mais en même temps, je n’avais pas cette impatience quand vient le soir, d’aller me coucher pour me retrouver entre les pages avec mes héros de papiers. J’avoue même avoir consacré une soirée entière au Dr House (saison 4)… Donc ce n’est pas avec tristesse que j’ai tourné hier la dernière page de cette histoire.

Pourtant, objectivement, je n’ai rien à lui reprocher : écriture fluide, histoire qui tient debout, péripéties nombreuses, fausses pistes à répétition, décors de rêve (pensez une exposition universelle avec moult pays représentés, autant d’atmosphères différentes…)

Mais je ne suis un peu perdue entre les différents personnages (il y en a un certain nombre et dont les noms à consonances exotiques ont eu un peu de mal à se faufiler jusqu’à mon disque dur cervical).

Bref, je suis passée à coté. C’est certainement dommage, mais cela ne doit pas vous décourager si le roman historique ne vous fait pas peur.

 

Pour info, la suite des aventures de Victor Legris est disponible  chez 10/18

 

Par vhs - Publié dans : roman historique
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Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 22:00

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Voici un livre d’Exbrayat que je n’avais pas encore lu. Et pourtant j’en ai lu beaucoup. Maintenant un peu oublié, plusieurs de ses livres ne se trouvent plus que d’occasion, Exbrayat a enchanté ma jeune vie d’adulte.

Sans conteste, sa vision de la Grande Guerre à travers Jules Matra m’a laissé une marque indélébile. Mais là n’est pas mon propos du jour.

Sur ce livre, éditions Rombaldi (c’était une prime La redoute  de 1968, déjà), point de quatrième de couverture. Vous vous contenterez du premier paragraphe :

 

« Au début, ils n’y prêtèrent pas particulièrement attention. Il ressemblait à tous ces  vagabonds riches de leur cheval et de leurs seules armes que l’on voyait parfois et que le shérif Ed Olinda se hâtait de faire déguerpir. On n’aimait guère les étrangers à Beechupland et le shérif n’entendait pas que qui que ce fût se permît de troubler la quiétude de ce village l’ayant choisi pour chef. »

 

Le décor est planté : nous sommes 1859, au Kansas. Beechupland est une ville nouvelle, dont le fondateur n’est d’autre que le shérif Ed Olinda. Homme à poigne dont la survit de sa ville est la chose la plus importante à ses yeux, plus importante que son propre fils, le voyou Ed.

Il faut prés de la moitié du livre pour installer l’intrigue. Le meurtre n’ayant lieu qu’à la page 112 (sur les 236 que comptent le livre).

Lentement, l’angoisse est distillée. Dés le départ on sait qu’il y aura un meurtre (forcément, c’est un policier, quand même), page à page, on voit le danger se dessiner, les assassins s’approcher de leur victime, les témoins se mettre en place.

Puis, après le forfait accompli, comment s’installe encore le doute sur l’identité véritable du meurtrier. Comme je lis les dernières pages des romans (oui, je sais ce n’est pas bien, mais chacun ses manies), je n’ignorais pas les noms de ceux qui disparaissent au cours du récit, mais encore fallait-il deviner comment et par qui ils seraient tués. Et là, j’avoue, la plupart de mes hypothèses se sont avérées fausses… pour mon plus grand plaisir.

Mais loin d’être anxiogènes, les romans d’Exbrayat sont de véritables récréations. Son thème favori, l’amour, est encore ici bien présent. Les sentiments humains sont décrits avec justesse, même si parfois, ils me semblent un peu étonnants.

Bref, je ne vous étonnerai pas en disant que j’ai dévoré cette histoire, bien ficelée avec des personnages aux caractères fouillés, ambiguës parfois, mais toujours attachant.

 

Par vhs - Publié dans : roman policier
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Mercredi 12 janvier 2011 3 12 /01 /Jan /2011 16:08

vNTPaulus 

Voici un roman édité chez Noires terres, éditeur Ardennais. Un autochtone donc. Je suis tombée dessus au salon du livre. J’ignorais alors que cet éditeur se diversifiait dans la littérature car il est plutôt orienté document du terroir. Un roman policier dont l’intrigue se situe sur nos vieilles terres ardennaises ne pouvait que me séduire.

Je n’avais pas lu avant de l’acheter la quatrième de couverture :

« Depuis un mois, la commune ardennaise de Chantecourt est le théâtre d’actes de malveillance. Lorsqu’un garçon de cinq ans décède dans l’incendie criminel d’une grange, le commissaire Paulus, surnommé  « le sanglier », prend l’affaire an mains. En compagnie de l’in de ses adjoints, l’inspecteur Bouchon, il se rend sur les lieux di drame où les deux policiers vont peu à peu découvrir des habitants à la vie écorchée. Pas de bonheur dans le village, ou très peu. Règne donc la méchanceté ? Rancoeurs, haines et jalousies rôdent partout comme des fantômes. Une descente aux Enfers dans ce que l’homme a de plus sombre.

Dans ce roman, Fabrice Paulus nous force à regarder au plus profond de nous-mêmes. Est-on capable d’amour ? Y aurait-il encore des guerres, de la misère, de la solitude, s’il existait ne serait-ce qu’un petit peu d’amour entre les hommes ? Chaque page nous rappelle à ce qui pourtant devrait être une évidence : sans les autres nous ne sommes rien. »

Le décor est planté. On sait déjà que l’atmosphère n’est pas à la rigolade.

Heureusement, ça se lit vite. 189 pages. C’est largement suffisant.

Je suis désolée de ne pas avoir adhérée à ce roman. Sincèrement. Mais le tableau dressé par l’auteur n’est pas à la gloire du département (impardonnable) : on navigue dans les eaux troubles des haines, jalousies dans une campagne austère où on vit replié sur soi. Beaucoup d’introspection dans ce récit lourd, étouffant. Le commissaire lui-même porte son fardeau et jette un regard sans complaisance sur ses concitoyens.

Dans les premières pages j’ai retrouvé l’atmosphère des Maigret. Un commissaire d’un âge avancé qui fume la pipe et boit de la bière, dans un paysage suranné. La comparaison s’arrête là. A force de vouloir imiter le maître Simenon, l’histoire s’embourbe, la psychologie des personnages est certes très fouillée mais l’enquête inexistante. D’ailleurs, l’auteur l’avoue, page 187 : « l’affaire s’est résolue d’elle-même ».

Bref, vous l’avez compris, je suis déçue. Je ne pense pas que je suivrai Paulus dans ses pérégrinations ultérieures, à moins que son regard ne s’adoucisse…

 

Complément : J’ai rencontré aujourd’hui, 12 juin 2011, l’auteur Fabrice Paulus. Et il m’a donné quelques éclaircissements concernant son roman.

Concernant la noirceur du récit : c’est normal, c’est un roman noir. Je ne connaissais pas vraiment ce genre, butinant plutôt le policier (le bon vieux polar) éventuellement le thriller, mais pas au-delà. Alors évidemment, il y avait peu de chance que le noir (c’est noir, il n’y a plus d’espoir) me séduise.

Concernant l’intrigue : effectivement le but n’est pas la résolution de l’enquête (ouf, ça au moins je l’avais vu) mais plutôt les profondeurs d’âmes.

A l’objection : mais pourquoi avoir pris votre nom pour en affubler votre commissaire ? Réponse simple et cohérente : « c’est mon nom et je trouvais ça rigolo, en plus le coté taciturne du commissaire Paulus correspond à mon caractère ». Bon, moi, j’ai rencontré un Fabrice Paulus charmant et pas renfermé pour un sou, mais il se connait forcément mieux que moi, d’autant que son épouse, charmante elle aussi, n’a pas démenti, donc…

A l’objection : franchement, vous vous êtes inspiré de Simenon… La réponse fût non. En fait, comme Maigret, Fabrice Paulus aime fumer la pipe, tranquillement installé à la chaleur de son foyer…

Alors que penser ?

Peut-être n’ai-je pas lu « la ferme isolée » au bon moment (et ça je peux affirmer que non, ce n’était pas du tout le bon moment pour moi d’aborder le roman noir en janvier 2010).

Cela me rappelle une autre anecdote : j’avais lu un livre d’un auteur dans le cadre d’une lecture commune. J’avais trouvé le roman absolument détestable, jurant, mais un peu tard, qu’on ne m’y reprendrait plus. Puis, j’avais rencontré l’auteur, pas personnellement, non, il était venu faire une lecture de quelques passages de ses autres œuvres. J’avais alors été éblouie par la finesse du texte, l’humour acerbe des mots et j’avais alors remisé mes promesses illusoires de ne plus le lire. Depuis, j’ai toujours un livre de Franz Bartelt à porté de main. Le Grand Bercail n’était pas le livre avec lequel il me fallait entrer dans son univers. Gageons qu’avec Fabrice Paulus il est sera de même…

 

Par vhs - Publié dans : roman policier
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Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 16:50

icelander« C’est jour de fête à New Cruiskeen : on honore la mémoire d’Emily Bean, la célèbre enquêtrice, pourfendeuse du mal et redresseuse de torts. Mais la veille, Shirley Mac Guffin a été assassinée ; tous s’attendent à ce que Notre Héroïne, meilleure amie de la défunte et fille d’Emily Bean, se charge elle-même de l’enquête. Sauf que Notre Héroïne se moque bien de pourfendre le mal et de redresser les torts… Pourtant, bien qu’elle n’ait aucune envie d’affronter les redoutables Refurserkir, guerriers mystiques du Vanaheim, elle va devoir reprendre du service.

 

Hommage étourdissant aux pulps et à la mythologie nordique, entre Pynchon et Jasper Fforde, Icelander comporte en outre un duo de détectives métaphysiques, un pays imaginaire situé sous l’Islande et une scène mémorable de karaoké scaldique. »

 

 

Voilà la quatrième de couverture du livre de Dustin Long paru chez Asphalte et qui a fait l’objet d’un partenariat B-o-B le mois dernier.

Intriguée par ce résumé et attirée par la culture nordique, je ne pouvais pas passer à coté. D’autant que l’allusion au karaoké scaldique était pleine de promesses. 

J’avoue avoir été assez déroutée au début : une préface, un dramatis personae et un prélude. Rien que ça !

Dans la note de préface, signé de l’éditeur (original ?) on nous informe que l’auteur de ce roman étant familier des « Mémoires d’Emily Bean écrits par Magnus Valison », des notes en bas de page sont données afin d’éclairer le lecteur sur certains passages faisant référence à ces mémoires.

Etant un tantinet naïve, j’ai mis du temps à comprendre que ces fameuses Mémoires auxquelles il est fait constamment référence n’existaient pas. Pas plus que Magnus Valison, d’ailleurs. Et que forcément, ledit éditeur devait donc être l’auteur.

Après cette découverte, je suis entrée sans difficulté dans cette histoire menée tambour battant.  

Outre une intrigue autour d’un mystérieux meurtre et de la rédaction d’un Hamlet, le lecteur est plongé dans plusieurs histoires qui s’entrechoquent et s’entrecroisent dans le présent et le passé. Une prouesse quand on sait que le lecteur n’est jamais égaré dans ces méandres.

Petite déception quant au karaoké scaldique  qui n’est finalement qu’abordé, mais ce n’est certes pas l’intérêt de ce livre.

J’ai vraiment apprécié le jeu d’écriture : l’intervention de plusieurs narrateurs dans la seconde partie « Ludo », mais aussi cette mise en perspective du narrateur-auteur-éditeur tout le long du récit. La postface de « l’éditeur » termine en apothéose ce roman. Une construction compliquée, certes, mais pour un résultat finalement très intéressant.  

Une jolie découverte en tout cas, qui m’a fait passer un bon moment.

 

Merci à 

logobob01 

et aux éditions Asphalte.

 

Et pour ceux qui voudraient en savoir plus, n’hésitez pas à faire un tour sur le site de l’éditeur, qui met en ligne la playlist mentionnée sur le rabat de troisième de couv’. Incontournable !

Par vhs - Publié dans : roman policier
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Samedi 1 janvier 2011 6 01 /01 /Jan /2011 16:24

51AVYXB1DZL SL500 AA300J’avais acheté au dernier salon du livre de Paris, trois romans de Didier Van Cauwelaert. Souvenez-vous, j’avais commencé par La nuit dernière au XVe siècle. Passons. Depuis, j’ai dévoré Attirances et je me sentais donc prête  à tourner une nouvelle page de ce grand romancier.

La quatrième de couverture avait guidé mon choix en mars parmi les dizaines d’ouvrages de l’auteur :

 

« J’ai tout perdu sauf la mémoire. Il m’a volé ma femme, mon travail et mon nom. Je suis le seul à savoir qu’il n’est pas moi : j’en suis la preuve vivante. Mais pour combien de temps ? Et qui va me croire ? » Dédoublement, folie, manipulation mentale ? Explorant une nouvelle fois les mystères de l’identité, Didier Van Cauwelaert a écrit un suspense hallucinant, l’odyssée d’un homme seul en lutte contre le mensonge de son entourage… ou sa propre vérité.

 

Le récit démarre sur les chapeaux de roues : « Je sonne chez moi, et c’est un inconnu qui a répondu ». On ne tergiverse pas, le lecteur est directement plongé dans l’action.

L’histoire est bien rythmée, aucun temps mort ne vient polluer l’enquête menée par le  narrateur pour se retrouver. Très rapidement, on apprend qu’à la suite d’un accident de la route, Martin Harris, tout juste débarqué avec sa femme en France, est plongé dans un coma de quelques jours. A son réveil, personne ne semble le reconnaître. Personne sauf la chauffeuse de taxi, Muriel, qui conduisait le véhicule accidenté.

La situation est assez angoissante, mais elle laisse pourtant en arrière plan une lueur d’espoir en permanence allumée. Angoissant mais pas dramatique.

De plus, l’auteur s’est documenté (il n’y a qu’à voir les destinataires de ses remerciements : Pr Jean-Marie Pelt, Pr Rémy Chauvin…) notamment les questions botaniques (oui, j’avoue, j’adore Jean-Marie Pelt, son aventure des plantes m’a fascinée étant enfant, et il est certainement en partie responsable de mon goût du jardinage). J’ai particulièrement aimé la discussion, au coin du feu, entre Martin et le psychiatre. Cette théorie rejoignant mes convictions.

Bref, un roman dont il serait superflu de se priver…

 

Je profite de ce billet pour me plier à la coutume du moment :

Je vous souhaite à tous une très heureuse année livresque, pleine d’imprévus et de bonheurs, de découvertes et de joies.

 

Et n’oubliez pas :

CARPE DIEM

Par vhs - Publié dans : roman policier
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Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 17:01

symphonieVoilà un livre acheté par hasard. Attendant ma fille aînée, partie lorgner du coté des CD, j’ai laissé mes doigts flâner sur les couvertures bariolées. Feuilletant celui-ci, découvrant l’incipit de celui-là, mes yeux sont tombés sur mon prénom. Mon égo ne se sentant plus de joie, je n’ai pu lui résister surtout après avoir lu l’avis de Vanity Fair (avis au combien éclairé comme chacun le sait) « Une fable surréaliste ». En plus, en le refermant, j’ai trouvé la couverture jolie, fleurant bon un romantisme passé.

Affaire conclue !

J’ai du en différer la lecture pour cause de retard dans mes partenariats, mais Urban Massaï à peine refermé je me suis jeté dessus.

Un vrai délice !

185 pages passées en compagnie de Green Talbot. Un curieux aventurier qui parle le langage des oiseaux, et, est capable d’entendre le froissement des cheveux. Né au milieu de nulle part, à Tranquillity, où rien ne se passe, la mort de ses parents lui permet de prendre son envol et de découvrir le vaste monde. De mauvaises rencontres en d’autres providentielles, Green Talbot grandit et devient un homme.

Ecrit dans un style vif (même si certaines répétitions m’ont un peu laissé perplexe, étaient-elles voulu ou non ? Je n’ai pas tranché), j’ai adoré cette jolie fable, dévorée en deux soirées, dont la morale est :

« Le début et la fin d’une vie ne comptent pas,

c’est le reste seul qui lui donne sa signification ».

Un regard naïf est porté sur les évènements historiques dont seules quelques allusions rappellent que nous sommes sensés être dans ce monde. Mais aussi des phénomènes étranges, proches du merveilleux, nous font bien vite replonger dans l’univers de la fable (avec la disparition de sa ville natale notamment, comme les souvenirs d’enfances qui tombent en poussière, très joli passage qui plairait à Emilie) 

 

Pour la petite histoire, le personnage « Virginie » n’apparait que sur quelques pages et « qui faisait profession d’offrir à ses clients des moments de détente et d’oubli »…

No comment.

 

La quatrième de couverture :

Pour le commun des mortels, la curiosité est un vilain défaut. Pas pour Green Talbot, qui décide de quitter son village endormi et de parcourir le vaste monde afin d’assouvir sa soif de connaissance et d’émotions. Doué d’une empathie hors du commun, il révèle au fil de ses rencontres la diversité de la nature humaine. Un voyage initiatique qui conduira ce personnage étrange et poétique à traverser deux continents et les grands bouleversements du XXe siècle.

 

 

Par vhs - Publié dans : roman philosophique
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  lemouroir[1]

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