Dimanche 26 décembre 2010 7 26 /12 /Déc /2010 11:56

urban massai

Ayant participé (une fois de plus) au partenariat B-o-B, je me devais de lire ce roman.

J’en avais différé la lecture, déçue de mon partenariat précédent (Il est parmi nous). Ce qui m’avait permis de me remonter le moral avec les Attirances de Van Cauwelaert.

 

Marine Rose avait déjà mis son billet en ligne, je n’ai évidemment pas pu résister à la tentation d’y jeter un œil.  Et je dois avouer qu’après lecture complète du roman, je suis assez de son avis.

Bon au début, j’ai eu un peu de mal à entrer dans cet univers particulier : celui de l’adolescent mâle en milieu urbain, moi qui ai trois filles à la campagne. Aussi les petites histoires masturbatoires de l’ado, m’ont un peu « barbé ». Mais n’est ce pas, là, le principal centre d’intérêt du jeune mâle ? De ce coté là, pas de doute l’auteur maitrise bien son sujet… une dose d’autobiographie peut-être ?

J’ai eu quelques doutes sur certains anachronismes. L’action se passe en 1985, mais je n’ai pas les mêmes souvenirs que l’auteur. Une chose est certains, c’est que l’usage du préservatif n’était pas aussi répandu. Mais dés la première page, l’auteur s’en explique : « les avertissements médicaux que l’on y trouve, par un souci élémentaire de sécurité, reflètent l’état de la connaissance de 2007 ». Bon d’accord, mais dans ce cas, quelle est la pertinence de situer l’action en 1985 ? J’imagine qu’il y a une bonne raison, mais je ne l’ai pas trouvée (peut être au second tome ?)

Sinon, un médecin aussi ouvert d’esprit que celui que rencontre notre héros, je voudrais bien avoir son adresse. Je doute que cela existe.

La rencontre avec Isabella est aussi un peu irréelle… Un fantasme de jeune homme sans doute.

J’ai été aussi un peu agacée par les appellations telles que « RETAP » au lieu de tout simplement « RATP », bon évidemment, le portrait fait de cette entreprise n’est pas très flatteur, il valait peut-être mieux essayer de dissimuler le nom de l’enseigne… raté, on la reconnait trop bien.

Ce qui m’a chagriné aussi, sont les quelques fautes de frappe en fon de roman… mais tout cela est largement pardonnable.

Oui, tout à fait pardonnable car, un fois entrée dedans, on ne lâche plus ce roman initiatique. Parfait pour comprendre comment fonctionne un garçon de 15 ans, je vais le prêter à ma fille aînée (14 ans) ça ne peut lui être que bénéfique.

Parfait aussi pour montrer que les cités ne sont pas qu’un repaire de brigands sanguinaires toujours prêts à mettre à feu et à sang le quartier, non il y existe aussi des « petits gars bien », qui y vivent « tranquillement », et même certains qui changent miraculeusement (comme « Raclure »).

J’ai été peinée de laisser filer Franck sans moi à la dernière page. Heureusement, je viens de voir que la suite est sortie !

Franchement, voici un livre dont je ne regrette pas la lecture, malgré tous ses petits défauts sur lesquels finalement on passe facilement.

Petites précisions supplémentaires :

- Il a été sélectionné pour le Prix Méditerranée des lycéens en 2009. Je n’en suis pas étonnée.

- Le site de l'auteur est très intéressant, n'hésitez pas à le visiter!

 

Merci à  BoB et les éditions TDO 

 

 Lu dans le cadre d'un partenariat        logobob01

 

 

 

 

 

Par vhs - Publié dans : roman jeunesse
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Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 21:48

9782226167187mVoici un livre que j’ai découvert grâce à une réunion des dévoreurs de livres de Signy l’Abbaye. J’avais été déçue par le dernier (et unique) Van Cauwelaert, «  La nuit dernière au XVe siècle  » que j'avais lu. Mais, je me suis laissée séduire sous les conseils avisées de Sandrine, une des dévoreuses.

Elle m’avait promis trois nouvelles qui se répondaient, trois histoires où se mêlent fantastique et histoires de familles.

Effectivement, trois histoires mettant en scènes différents personnages d’une même famille (bon d’accord sur la dernière nouvelle, le membre de la famille n’est pas celui qu’on croit) se percutent dans ce roman tout à fait atypique.

La quatrième de couverture résume bien les situations de chaque nouvelle :

 

 « Un écrivain harcelé par l’étudiante qui lui consacre une thèse, un peintre qui s’accuse de tuer les femmes à distance avec ses pinceaux, une maison qui envoûte jusqu’à la folie ceux qui s’y attachent…

Faut-il résister à l’attirance ?

Et si l’on cède, st-ce pour se fuir ou pour se trouver ?

Liées par un même secret, l’histoire de trois passions vénéneuses où culmine le talent d’un des plus grands auteurs français d’aujourd’hui. »

 

Cet ouvrage… livre… recueil de nouvelles ? Non, ce roman, car pour moi, c’est un roman, qui a son unité. Il est divisé en trois parties distinctes, numérotées et titrées :

1. Vous êtes mon sujet (40 pages),

2. Attirance (74 pages)

3. La maîtresse de maison (118 pages)

Bon, je m’abstiendrai de faire remarquer aux non mathématiciens (littérature et maths ne font pas bon ménage, paraît-il ? Par esprit de contradiction, j’ai épousé un prof de maths) que la seconde partie fait prés du double de la première, et la troisième le triple de la troisième… une intrigue qui s’intensifie, se densifie au fur et à mesure qu’on avance dans les récits.

Le narrateur de la première « nouvelle » s’exprime à la première personne du singulier, c’est un personnage central, voir « Le » personnage, celui sans lequel rien ne serait arrivé.

Puis progressivement, on s’éloigne, Delphine, après une brève apparition dans le premier récit, devient le pivot de cette histoire. Elle n’est là que pour mettre en valeur le second personnage de cette partie : le peintre.

On retrouve tout ce petit monde, mais en touche, presque impressionniste, dans la dernière partie. Ici, le « héros » est totalement extérieur à cette famille maudite. Ce n’est qu’un simple vacancier, tombé dans le guet-apens venimeux du charme d’une maison.

La dernière partie éclaire alors la première et la boucle est bouclée.

Si, j’ajoute que l’écriture est fluide, tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment.

Ne boudez pas votre plaisir et laisser vous tenter par ces « Attirances » sans modération…

Par vhs - Publié dans : roman fantastique
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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 13:03

51DviVaKxPL. SS500Voilà un livre dont la quatrième de couverture est alléchante:

 

« Ralf est-il un comédien venu du futur nous alerter sur les dangers auxquels nous exposant nos descendants en persistant  à polluer notre planète, comme il le prétend ? Ou bien un allumé sorti de nulle part décidé à faire carrière dans le show-business en adoptant un gimmeck douteux ? Qu’importe, Texas Jimmy Balaban, agent d’artiste sur le retour, flaire la bonne affaire et il n’est pas homme à se poser des questions métaphysiques. Tant qui son poulain assure le prime time, tout roule. Mais pour Dexter Lampkin, l’auteur de science-fiction chargé d’écrire les textes du « Monde selon Ralf », et Amanda Robin, son coach new age, les choses ne sont pas si simples. Et si… ? »

 

Malheureusement, j’ai eu l’appétit coupé. Je l’ai définitivement posé à la page 232 (sur 890 quand même). Je me suis perdue entre les personnages, pourtant il n’y a pas tant que ça. Les descriptions des différentes personnalités m’ont parues très longues (je n’en peux plus d’Amanda et de ses délires new age), et finalement pas très intéressantes.

Je ne me suis attachée à aucun personnage. Ni Lampkin, l’écrivain opportuniste, ni Loxy, la junkie dont on n’ignore rien des shoots au crack (ça aussi c’est très très très long) et encore bien moins du fameux Ralf dont les blagues agressives ne font rire personne (ou alors je n’ai rien compris à cet humour là…)

 

Bref, pour moi un livre à oublier rapidement.

C’est particulièrement dommage car je l’ai lu dans le cadre d’un partenariat B-o-B. Mais désolée, là je n’ai vraiment pas accroché.

 

Heureusement, pour l’auteur, tout le monde ne partage pas mon avis : découvrez les billets de

Mutinelle et  Bibargenteuil

 

Je remercie logobob01 

et les éditions J’ai lu.

 

Sans rancune !?

 

Par vhs - Publié dans : roman de sciences fiction
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Mardi 30 novembre 2010 2 30 /11 /Nov /2010 22:20

lamentations

La lamentation du prépuce est un petit bijou.

Shalom Auslander  signe ici un pamphlet truculent sur les excès de la religion. Issu d’une famille juive orthodoxe, Shalom, dont le prénom signifie Paix, essaye de survivre face à un Dieu qui n’existe apparemment que pour le harceler et lui rendre la vie impossible.

Durant les 300 pages de ce roman, on suit la vie de cet enfant devenu homme tiraillé entre la terreur en ce Dieu omnipotent et sa rébellion permanente.

L’humour est présent à chaque page. Shalom parle directement au Créateur, l’invective, pour lui demander pardon dans la phrase suivante. Pour lui, « Dieu est vraiment un salaud » (attention, c’est une citation, hein, Toi, en haut, ne va pas croire que je partage ses sentiments à Ton égard… Je ne veux pas d’ennui, moi !)

Jusqu’à la dernière page, on reste dans ce registre. Même les très ennuyeux remerciements de fin de livre deviennent un morceau de choix. Ce dernier chapitre s’appelle « Qui tuer ».  C’est une supplique vers celui en qui, hélas, il croit : « Je T’en supplie, Dieu : ne tue pas ma femme à cause de ce livre ». Evidemment ensuite il Lui désigne ceux qu’Il peut tuer sans problème (les membres de sa maison d’édition par exemple).

Mais au-delà du simple aspect humoristique, j’ai beaucoup appris sur la religion juive que je ne connais pratiquement pas (mes connaissances en ce domaine se limitant à Rabbi Jacob), j’y ai retrouvé des racines (j’ai fait mon cathé). Ce livre dénonce aussi les brutalités faites aux enfants par les religions quand elles sont poussées à leurs extrêmes. Et ce quelque soit cette religion, car je ne doute pas que ce soit la même chose chez les musulmans (zut, un coup à me faire descendre, heureusement que j’ai peu de lecteur !) ou chez les catholiques. Et, ici, on ne parle pas des fondamentalistes qui veulent convertir ou éliminer tout ce qui ne leur ressemblent pas. Non, ici, c’est seulement l’éducation de leurs propres enfants qui est en jeu. Comment par la peur, l’institution de rites conférant à la superstition, on rend des générations névrosées. Orli, l’épouse de l’auteur, le dit très bien (page 114): répondant à son mari qui a une panne  «_C’est dingue. On dirait que j’ai été victime de violences sexuelles.  

_ Tu as été victime d violences théologiques, corrige Orli. C’est bien pire. »

 

Ne passez pas à coté de ce livre, tellement actuel.

De mon coté, je pense investir dans le dernier ouvrage de Shalom Auslander… Le titre ?

Attention Dieu méchant ! Prometteur non ?

 

La quatrième de couverture :

Jeune époux et futur papa, Shalom pourrait être le plus heureux des hommes. Mais l’enfance peut commettre bien des ravages… Elevé dans la plus stricte orthodoxie juive, il en a gardé une vision très personnelle du « Tout-Puissant » et une paranoïa aiguë. Trente-cinq ans que cela dure. Trente-cinq ans d’une relation complexe, faite d’incompréhension et de pure terreur. Alors à l’adolescence, Shalom s’est rebellé : gavage de hot dogs, lecture pornos… Et il a attendu tremblant, le châtiment divin. Mais rien…

Aujourd’hui, la grossesse de sa femme le laisse désemparé. Partagé entre son désir d’émancipation et sa peur maladive de Dieu, le voilà confronté à l’agonisante question : quel sort doit-il réserver au prépuce de son enfant ?

 

 

 

Par vhs
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Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 18:40

les philosophes meurent aussiQuel étrange livre que celui là. Pensez ! Un livre sur la façon de mourir !

Mais, ici, le mort n’est pas n’importe qui. Le mort est philosophe. Ce n’est pas pour cela que la mort est une amie attendue, tranquillement assis au coin du feu, un soir d’hiver. Non, même pour le philosophe, la mort peut arriver par surprise et être très  douloureuse.

Après une trentaine de pages destinées à expliquer l’intention de l’auteur, suit prés de 190 courtes biographies de différents philosophes, classés chronologiquement.

Les premières pages résument bien l’ensemble. Il on pourrait s’arrêter là, si l’on n’était pas curieux. Or, la curiosité, bien vilain défaut diront certains, est justement mon point faible.

J’ai picoré parmi les notices. Passant d’un siècle à l’autre, d’un cynique à un sophiste,  découvrant celui-ci, renouant avec celui-là.

Bon, certain n’ont pas grand chose à offrir : comme Straton dont on nous dit « Straton était si frêle qu’il ne ressentit rien au moment de mourir » ou de Démétrios : « Disparut après qu’un aspic l’eut mordu ». Je ne saurai jamais qui étaient Straton ou Démétrios, sauf qu’ils étaient grec et du III ou IVème siècle avant JC.

D’autre par contre, monopolisent plusieurs pages. Il est vrai qu’il s’agit de célébrités comme Epicure, Plotin (bon moins connu mais qui ne demande qu’à l’être… ou ne pas être…), Montaigne ou Spinoza (4 pages quand même !) mais aussi d’autres plus obscurs comme Albert Radicati, comte de Passeran, soulevant la question du droit au suicide.

J’avoue ne pas avoir tout lu.

Difficile d’aborder ce type d’ouvrage d’une façon linéaire. Je suis passée à la conclusion « derniers mots » en survolant les Lumières et le vingtième siècle, et ignorant carrément certaines périodes du Moyen-âge et de la Renaissance (promis, j’y jetterai un œil).

Par contre je n’ai pas raté la dernière notice :

Simon Critchley

(1960- ?)

Quitte la scène, poursuivi par un ours.

 

Comme quoi, parler de la mort avec humour est possible.

 

 

La quatrième de couv’ :

 

« Pythagore préféra se faire massacrer plutôt que de traverser un champ de fèves ; Platon serait mort d’une infestation par les poux ; Epicure accueillit sa fin avec joie entouré de ses amis – « la mort n’est rien pour nous » disait-il ; Descartes fut emporté par une pneumonie à la suite des leçons matinales qu’il prodiguait au cœur de l’hiver suédois ; Voltaire, pourfendeur de l’Eglise demanda à être confessé par un prêtre sur son lit de mort ; Kant termina sa vie sur ce mot : « Sufficit », « c’est assez » ; Bentham se fit embaumer pour être exposé dans une vitrine à l’University College de Londres ; Simone Weil s’est laissée mourir de faim pendant l’Occupation ; Camus est mort d’un accident de voiture, rattrapé par l’absurde ; Sartre lança un jour : « La mort ? Je n’y pense aps » : 50 000 personnes assistèrent à ses funérailles.

« Si j’étais faiseur de livre, je ferais un registre commenté des morts diverses » écrivait Montaigne. Le britannique Simon Critchley s’est pris au jeu, s’intéressant à la mort de près de deux cents philosophes. Un voyage à travers les siècles et les continents pour redécouvrir l’histoire de la philosophie. Et s’interroger sur notre propre condition de mortel. Philosopher, c’est apprendre à mourir. »

 

Ce que j’en ai retenu :

Lucréce (1er siècle avant JC) demande pourquoi doit-on avoir peur de l’éternité qui suit notre mort alors que l’éternité qui précède notre naissance n’est source d’aucune angoisse ? C’est vrai, ça, pourquoi ? Je vous le demande bien un peu…

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'un partenariat avec

 

logobob01

 

Merci à B-o-B et aux éditions François Bourin Editeur

Par vhs
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Mercredi 17 novembre 2010 3 17 /11 /Nov /2010 16:41

 

Je remercie Babelio de m’avoir permis de découvrir ce livre. En effet, je ne pense pas que j’aurai eu l’occasion de le lire sans Masse Critique. Outre la couverture qui ne m’attire pas vraiment, et le prix (28 euros) qui m’aurait rebuté, j’aurais raté cet excellent ouvrage de science fiction. l'île blanche

 

L’île Blanche est un roman d’anticipation : l’action se passe sur une planète très éloignée, Jorgasmia (rien que son nom en dit long) en 2690 (mais est-ce de notre ère ?).

Patrick Lorin a écrit ici un vrai livre de garçon (et alors, il y a bien les livres de filles…). Une espèce de détective (ici appelé « exfiltreur ») part à la recherche de la fille du gouverneur. S’en suit une longue enquête à énigme où notre héros manque moult fois de passer de vie à trépas. J’avoue avoir un peu douté quand John Claw abandonne cette piste pour une autre (que personnellement j’aurai suivi dés le début, mais ce n’était pas moi qui menait l’enquête, alors…) mais l’auteur retombe bien sur ses lignes (oui c’est moins compréhensible de ses pattes mais plus littéraire).

 

J’ai été rapidement accrochée. La suite d’énigme permet de passer d’un quartier à un autre et de savourer l’étendue de l’imagination de l’auteur. Quelques noms de lieux m’ont fait sourire comme Babel Wuad. Le monde imaginé par Patrick Lorin est facilement concevable car on y retrouve les ingrédients du notre, ce qui n’empêche pas d’être dépaysé !

 

Ce livre est digne des blockbusters américains. Je pense d’ailleurs qu’il en ferait un excellent. Bien sûr, il faudrait lui ajouter un peu plus de romantisme pour respecter la recette made in USA. Personnellement cela ne m’a pas manqué et la demande de Lindsay à la fin m’a paru même un peu trop artificielle (j’aurais préféré laisser planer le doute : il part et elle le regarde partir, sans préjuger de leurs sentiments, mais bon ce n’est qu’un avis). Ceci dit, c’est la seule chose qui m’a un peu ennuyé dans ce livre.

La fin reste ouverte, alors pourquoi pas un second tome?

 

La quatrième de Couv’ :

 

Sur une planète entièrement vouée au culte de la connaissance et des plaisirs, la fille du gouverneur est enlevée par une secte fondamentaliste. L’exfiltreur John Claw, impliqué malgré lu dans les événements, est chargé de la retrouver.

Qui ourdit dans l’ombre des pièges mortels ? Les pistes se brouillent : religieux protégeant un arbre pensant au cœur du désert, complot machiavélique se tramant dans la cité des noirs plaisirs, manipulations psychiques… A la poursuite des ravisseurs, John Claw ignore qu’il sera confronté aux fantômes de son passé et aux redoutables secrets de L’ÎLE BLANCHE…

 

 

Je remercie encore 

      masse critique 

 

et Rivière Blanche pour leur partenariat !

 

Par vhs - Publié dans : roman de sciences fiction
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Lundi 15 novembre 2010 1 15 /11 /Nov /2010 19:48

chupacabrasPour la petite histoire, sachez que lors du salon du livre de Paris en mars (rappelez-vous, celui où je me suis lâchée), j’avais rencontré Alexandre Moix (charmant) qui avait su me persuader que Les Cryptides étaient « LE » livre jeunesse français de l’année (c’est un excellent vendeur). Je m’étais donc empressée de lui faire dédicacer son premier opus pour ma fille Ema, deuxième de la triade infernale. Rentrée à la maison, j’avais remis le précieux ouvrage à sa destinataire en l’informant que j’avais promis à l’auteur de lui rendre compte de sa lecture (bon, ça je dois dire que… mais je lui enverrai cette chronique… ça compensera). Bref, Ema a adoré le premier tome de la série : « A la poursuite du Kraken », (petite remarque en passant : tous les livres de cette saga s’appellent à la poursuite de…) Donc, forcément, quand j’ai avisé le partenariat de B-o-B concernant le tome 3, je ne pouvais que me mettre sur les rangs. Entre temps, j’ai acheté et reçu le tome 2 (« A la poursuite de l'olgoï-korkhoï »). J’ai été la première à lire le tome 3. N’ayant pas lu les précédents, j’avais un peu peur de ne pas tout comprendre, mais en fait non, on suit très bien. Le minimum de rappel sur les personnages est fait, avec des renvois aux tomes antérieurs (je l’ai dit, Alexandre Moix est un bon vendeur) mais inutile de se précipiter dessus, aucune action ne nécessite de les avoir lu avant (mais si vous voulez les lire quand même ne boudez pas votre plaisir !).

Dés les premières pages, on est dans le bain… de sang.

Les deux premiers chapitres sont consacrés à la description de la mise à mort d’un libraire (personnage apparemment présent dans le tome précédent, vous voyez : pas la peine de s’y attacher, il disparaît tout de suite !). Le troisième chapitre n’a rien à envier aux précédents puisqu’il porte le titre de « Meurtre au musée », tout un programme ! Un peu violent pour un livre jeunesse.

Évidemment, me direz-vous, la jeunesse actuelle n’a rien à voir avec la nôtre. Exit les fantômettes, Club des cinq ou Clan de sept !

Ma fille s’est gaussée de moi quand je lui en ai parlé : « oh la la, la trouillarde, pffff, même pas peur, moi ! ». Ça s’était avant de le lire, car quelques jour après l’avoir commencé, alors que je lui demandais où elle en était, elle m’a avoué qu’elle en avait arrêté la lecture. Elle invoque la fallacieux prétexte de ne pas avoir terminé le tome 2, mais je sais qu’en fait, elle n’est pas très rassurée dans son lit, la nuit tombée (j’ai mes indics).

Ouf, mes Stephen King peuvent encore prendre la poussière sur mes étagères !

Enfin, le sursis n’est peut être que provisoire, car l’enfance évolue vite et les peurs d’aujourd’hui peuvent être vaincues demain. Affaire à suivre donc ! Bilan : j’ai apprécié la lecture de ce roman jeunesse, même si je reste sceptique face au voyage dans le temps et notamment aux rencontres avec son double temporel (j’avais très bien suivi les explications de Doc à ce propos dans « Retour vers le futur »), et je ne dis pas que je ne lirai pas les précédents tomes (dés que je ne serai plus surbookée, évidemment !)

 

Merci aux Editions Plon et à  B-o-B pour ce partenariat.

 

Pour celles et ceux qui voudraient faire plus avant connaissance avec le monde des Cryptides, allez donc sur le site, en attendant, voici la quatrième de couv’

 

Les Mayas l’avaient annoncé : l’humanité périra au solstice d’été 2012 ! Les Chupacabras, des créatures étranges venues d’ailleurs, envahiront alors le monde pour exterminer l’espèce humaine. Selon la Prophétie, un enfant de 10 ans a été désigné pour sauver la planète. Tom ne le sait pas encore : il n’a que cinq jours pour réunir trois objets sacrés, refermer les mystérieuses «Portes du Temps » et déjouer l’Apocalypse. Avec ses frères et sœurs, Adèle, Boris, Béa et le suricate Nono, il s’engage dans une terrifiante course contre la montre au cœur de l’impénétrable jungle mexicaine. L’avenir de l’humanité et de leur famille est entre leurs mains !

 

 logotwitter

 

Par vhs - Publié dans : roman jeunesse
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Samedi 23 octobre 2010 6 23 /10 /Oct /2010 19:22

9782246771715[1]Je ne suis pas fan de Virginie Despentes. Enfin, je ne connais pas vraiment mais je n'avais jamais eu envie de découvrir. Le fameux "Baise-moi" ne m'avais jamais tenté, et ne me tente toujours pas.

Alors pourquoi ce choix? Et bien, rentrée littéraire oblige, j'en avais entendu parler. Beaucoup. Et plutôt en bien. Aucune allusion à la littérature trash à laquelle j'associe cet auteur (eh oui, je suis, autant que tout le monde, sensibles aux idées reçues et autres a priori ...). Quand en plus, je l'ai vu sur l'étagère des nouveautés de ma médiathèque préférée, je n'ai pas su résister.

Il faut avouer que la couverture est attirante (dans le sens attirer le regard, car coté esthétique il y a mieux), la quatrième n’annonçait rien de trash :

 

« Valentine disparue…qui la cherche vraiment ? Entre satire sociale, polar contemporain et romance lesbienne, le nouveau roman de Virginie Despentes est un road-book qui promène le lecteur entre paris et Barcelone, sur les traces de tous ceux qui ont connu Valentine, l’adolescente égarée… Les différents personnages se croisent sans forcément se rencontrer, et finissent par composer sur un ton tendre et puissant, le portrait d’une époque. »

 

Evidemment, l’allusion à la romance lesbienne aurait du me mettre la puce à l’oreille, mais bon, mon coté naïf sans doute…

Il ne faut pas le nier, il y a du trash. Généralement au service du roman (sauf la soirée de leur arrivée à Barcelone, où là cela m’a semblé un peu gratuit, mais bon…) ces aspects sont bien exploités. La jeune fille disparue, malgré son jeune âge, a un passé déjà bien chargé : sa mère l’a abandonnée à 2 ans, son père écrivain en panne de célébrité, sa grand-mère autoritaire, ses petits-amis auprès desquels elle ne trouve aucun réconfort… pas étonnant qu’elle fugue vers d’autres horizons.

J’ai été accrochée dés le début de la lecture de ce roman. La narratrice parlant à la première personne, ça aide toujours. Mais très vite, on change de personnage et avec lui de point de vue. C’est le père qui ouvre le bal.

J’ai beaucoup apprécié ces allers-retours entre les différents protagonistes. Cela permet un éclairage différent sur l’histoire. On en comprend que mieux les comportements des uns et des autres.

Satire sociale : très certainement. La lecture de ce livre a coïncidée avec la diffusion sur Arte d’un reportage : La cité du mâle de Cathy Sanchez. On y retrouve les mêmes ingrédients : violence, sexe et dévalorisation de la femme. Curieuse expérience de lire en roman, ce que la réalité d’un documentaire montre à la télévision.

La fin, que j’avais lu avant comme d’habitude, m’a surprise. Je ne devais avoir remonté assez haut dans la fin de l’histoire. Tant mieux, car je ne pense pas que je l’aurais lu si j’avais su la fin avant. Or maintenant je suis ravie d’avoir été jusqu’au bout.

Finalement, je ne sais pas si je lirai d’autres livres de cet auteur, parce que le coté trash me

dérange vraiment.

Pourtant, celui là je le recommande, pour celles et ceux qui n’ont pas froids aux yeux, évidemment !

 

Par vhs
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Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 20:34

l'oeil du laser

 

Voici une des rares critiques concernant un livre qui ne soit pas un roman. Mais à ma dernière participation à Masse Critique de BABELIO, je me suis laissée tenter par ce petit livre édité par Les Carnets de l'info.

Sur la couverture, un sous-titre précise: "Ces petits faits qui créent la tendance et transforment le quotidien". Curieuse comme je suis, je ne pouvais pas laisser passer la chance d'être informée avant tout le monde de ce que sera la tendance 2011.
 

 

Par contre qu'on ne se méprenne pas : ici, pas de mode, de chichi ou de colifichets.

Non, la tendance dont il est question est celle de notre société et à travers elle de notre consommation (ça fait tout de suite plus sérieux).

 

 

  

   

La quatrième de couv':

"Chaque mois, L'OEIL by LaSer, la lettre, est attendue par les journalistes, les chercheurs de tendances et autres veilleurs de style de vie. LA récolte de micro-faits et d'analyse des lettres de l'année se trouve regroupés et éclairée dans cet ouvrage. L'OEIL by LaSer, le live, propose aux lecteurs un point de vue original sur l'année écoulée sous la forme d'un décryptage synthétique et d'une mise en perspective de micro-faits de consommation et de communication. Regroupés en cinq chapitres thématiques (Vivre autrement, Réinventer la vie en ville, De nouvelles motivations de consommation, Le commerce de demain est déjà là, Le pouvoir est à nous), ils dévoilent, chacun à leur manière, de nouvelles façons d'agir, de nouveaux imaginaires ou de nouvelles voies d'expression. "

 

Evidemment, il a fallu que j’aille voir ce que pouvait bien être L'OEIL by LaSer et ce que j’y ai trouvé m’a séduit.

Les micro-faits relevés sont significatifs des changements qui interviennent. Certes la plupart de ces changements reste encore marginaux, mais il se dessine une nouvelle société, de nouveaux comportements dont certains feront boule de neige. Chacune des cinq parties du livre, commence par une présentation d’une page du thème abordé sur fond mauve, puis l’analyse de ce thème par une « autorité » dont une biographie sommaire nous rappelle son pédigrée (juste au cas où on douterait de ces compétences sans doute ?). C’est pour moi la partie la plus rébarbative mais certes indispensable pour bien comprendre les enjeux sous-jacents de ces changements. Viennent ensuite les faits (ou micro-faits) tous construits sur le même modèle : un titre, l’exposition du ou des faits et son analyse, tout ça en trois typographies différentes, histoire qu’on ne se mélange pas les pinceaux. Il y a comme ça une petite dizaine de faits qui sont décryptés. Cela reprend les lettres du site « oeil-laser.com » sans doute publiées au cours de l’année 2009- début10.

Puis, une double page, sur fond mauve, donne quelques chiffres marquant (style « Plus de 2 millions de foyers français ont déménagé en 2009 », qui a dit que le français était casanier ?), puis chaque partie se clôture sur une liste de micro-faits non analysé mais restant dans la thématique abordée dans les pages précédentes (par exemple, au hasard : « Un laboratoire d’analyses médicales s’est récemment implanté dans la salle d’échange du RER de la Défense. Ouvert dés 7 heures, il délivre les résultats le soir même sur place ou en ligne… »)

 

J’ai trouvé ce petit ouvrage (moins de 140 pages) très intéressant. Les analyses donnent un bon éclairage aux faits décryptés et les faits non analysés sont autant d’exemples qui corroborent les analyses précédentes. A conseiller à tout ceux qui n’aiment pas être pris au dépourvus par une société toujours plus moderne (au sens technologique) et dont les mutations rapides peuvent vite faire perdre le bon sens.

Ce partenariat aura eu le mérite de me faire connaitre un site très intéressant que je ne manquerai pas de visiter régulièrement.

 

Je remercie BABELIO et les éditions Les Carnets de l'info

 

 

Par vhs
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Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 21:42

Voici une information de Babelio:

 

Masse Critique des littératures de l'imaginaire est une opération exceptionnelle, un quota de livres sera attribué aux fans de littératures de l'imaginaire qui n'ont pas de blog.

Ce quota n'est pas épuisé, il reste 20 livres (il faut avoir publié quelques chroniques sur Babelio avant pour avoir une chance d'être sélectionné).

 

Alors, n'hésitez pas à tenter votre chance!!!!!

 

 

masse-critique.jpg 

 

Par vhs
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                place-defaite

 

 

Et toujours en vente :

 

  lemouroir[1]

Edité chez Ex-Aequo

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