Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 21:17

100924taniajames

C’est en participant au partenariat Blog-o-Book, dans le cadre du festival America, que je l’ai découvert. Je m’étais laissée tenter en lisant l’accroche : « Intelligent et hilarant… ». Vous devez savoir maintenant quel effet peut avoir sur moi le simple mot « hilarant ». Surtout que la quatrième de couv’ était également alléchante :

Linno et Anju grandissent au Kerala, en compagnie de leur père et de leur grand-mère. Leur mère est morte alors qu’elles n’étaient encore que deux enfants. Anju, la plus jeune, possède un fort caractère. Elle rêve de quitter l’Inde pour aller étudier à New York, aussi quand se présente la possibilité d’une bourse d’études, elle ose s’approprier les dessins de Linno pour l’obtenir, tandis que sa sœur, personnage plus introverti, ne dira rien et la verra partir, meurtrie par cette trahison.

De nombreux aléas vont cependant ponctuer l’odyssée new-yorkaise d’Anju et la rencontre avec Bird, jeune femme qui a bien connu leur mère dans sa jeunesse, bouleversera l’histoire de cette famille.

Tania James nous conte les destins de trois femmes à la recherche d’elles-mêmes : Anju et Linno doivent choisir e monde dans lequel elles souhaitent vivre, entre modernité occidentale et traditions indiennes, tandis qu’on entend parallèlement la voix de leur mère, Gracie, dont les dilemmes vingt ans plus tôt résonnent encore dans la vie de ses filles.

 

L’accroche a été écrite par un certain Junot Diaz (inconnu chez moi, mais, merci internet, c’est un écrivain américain, immigré de république dominicaine). Je pense que nous n’avons pas le même sens de l’humour. Certes je ne le connais pas, mais ceux qui m’ont déjà croisé savent que je ne suis pas la dernière à rire. Mais là, pour rire, voir esquisser un sourire, il fallait vraiment… lire autre chose. Non, hilarant, cela ne l’est pas. Comique pas d’avantage. Ou alors il faut un sacrée dose d’humour (noir sans doute) pour trouver hilarant qu’une petite fille de 10 ans perde une main dans l’explosion d’un feu d’artifice après avoir perdu sa mère, noyée, quelques années avant, pour que cette même fille se voit spolier de son travail par sa sœur… Non, décidément je ne vois pas.

Mais ce n’est pas ça le plus important. Non.

Car, ce livre, aussi dur soit-il (oui, j’ai trouvé que les situations vécues par les personnages, tous les personnages, étaient difficiles, voir tragiques), est un bon bouquin.

Le récit est très bien construit. On alterne entre le passé et le présent, entre les différents personnages, les différents lieux, sans jamais se perdre. Et mêmes les dernières pages sont encore pleines de surprises.  

C’est un récit dont la charge émotionnelle va crescendo jusqu’aux dernières lignes.

 

C’est un livre que je recommande, les yeux grands ouverts (c’est mieux pour lire) !

 

Seule frustration, je n’ai pas compris le titre qui est une traduction littérale du titre original américain Atlas of Unknowns, à moins qu’il n’y ait une signification qui m’échappe à Atlas… Autant « inconnus » je comprends… bref, si quelqu’un pouvait éclairer ma lanterne, merci !

 

Je remercie logobob01B-o-B et les éditions STOCK pour cette magnifique découverte.

 

Par vhs
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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 18:02

tante mame 

J’avais vu la critique de Patacaisse sur ce livre. Et, j’avais été séduite par ses arguments.

Je me suis nanti de ma carte bleue (depuis interdite par mon cher et tendre qui trouve que les bouquins, ça va bien, bouh le vilain) et hop un petit coup d’internet et quatre jours plus tard arrivait encartonné comme il se doit, mon exemplaire de Tante Mame de Patrick Dennis.

Une ravissante couverture rose bonbon, le titre étant formé à partir de la fumée d’un fume cigarette tenu par une main féminine gantée et bijoutée. Ça sentait le roman de fille.

Une préface de Charles Dantzig présente l’histoire de ce roman, depuis sa création jusqu’à son succès au théâtre New Yorkais le tout agrémenté de photos d’actrices incarnations de la fabuleuse tante.

 

L’auteur est le narrateur. Cette Tante Mame est la sienne. L’excuse de Patrick Dennis pour nous faire pénétrer l’intimité de cette femme fantasque est trouvée dans la lecture d’un vieux numéro du Digest. Le roman est découpé en divers chapitres classés chronologiquement et qui commencent systématiquement par un parallèle entre « le personnage le plus inoubliable » d’un obscur écrivain et sa Tante Mame, suivent les souvenirs de notre Patrick Dennis concernant sa relation avec sa tante. Depuis leur première rencontre, jusqu’à l’âge adulte, Tante Mame rythme les moments fort de la vie de notre narrateur.

 

J’ai eu un peu de mal sur les deux premiers chapitres. Cette tante me paraissant bien éloignée de notre jeune Patrick, mais dés qu’il grandit la présence de sa tante se renforce, elle prend de l’importance dans sa vie, provoquant des catastrophes quelques fois salvatrices (oui, je sais cela ressemble à un oxymore mais vous n’avez qu’à lire le chapitre « Tante Mame et mon histoire d’amour avortée »). Elle a la propension à se mettre dans des situations ô combien périlleuses et s’en sortir avec les honneurs (« Tante Mame  et la belle du sud »).

 

Finalement, j’ai passé un excellent moment avec Patrick Dennis et sa tante Mame. Et comme le dit si bien Charles Dantzig : « Tante Mame est la charmante dingue qu’on voudrait dans sa famille ».

 

Merci Patacaisse pour ce tuyau !

 

Et, pour les derniers septiques, la quatrième de couverture :

 

« Tante Mame est une femme imprévisible, émancipée, et fantasque dont la vie est réglée par un principe intangible : la liberté/ Lorsqu’elle recueille son neveu Patrick, jeune orphelin, ce n’est pas pour l’entretenir dans les convenances ni les conventions, mais pour l’initier à une existence exubérante, pleine de massions cocasses et d’humour, lui donnant ainsi une leçon pour la vie : ne jamais céder au découragement.

Hilarant de la première à la dernière page, Tante Mame est un étincelant témoignage de l’humour anglo-saxon, nourri de dérision, d’ironie, de fougue, et le lecteur gardera pour seule nostalgie de n’avoir pas eu, lui aussi, une Tante Mame dans sa vie.

Roman culte, Tante Mame, dont le personnage a d’ailleurs été inspiré par la propre tante de l’auteur, l’excentrique Marion Tanner, se situe dans la plus grande tradition de la comédie américaine. »

 

 

 

Par vhs - Publié dans : roman jeunesse
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Lundi 13 septembre 2010 1 13 /09 /Sep /2010 21:58

le montespan

Petit bijou de truculence, cette biographie de Jean Teulé décrit la cour du roi soleil telle qu'elle devait être et non telle qu'elle fut célébrée par la marquise des Anges dans la version cinématographique de Bernard Borderie.

Certes dentelles, rubans, soieries et pierres précieuses règnent mais au milieu des odeurs pestilentielles et des pourritures des êtres.

Cela fait déjà moins envie.

On y suit les mésaventures conjugales de Monsieur de Montespan, amoureux au point d'en devenir ridicule, pardonnant tout à l'infidèle adulée, prenant des risques insensés pour se venger du royal rival.

On y suit la descente aux enfers de la Montespan, jeune fille frivole pervertie par la cour (mais elle devait avoir quand même quelques prédispositions) devenant la catin du roi et s’adonnant à la magie noire pour le garder et conserver aussi son rang à la cour.

On y suit la cour et ses courtisans mais aussi la campagne pyrénéenne, la vie de château quand le seigneur est désargenté, les domestiques familiers…

Tout ça vu dans le prisme amoureux du Marquis de Montespan.

Plus qu’un roman, c’est un livre d’histoire. J’y ai retrouvé des souvenirs enfouis de mes cours universitaires (oui, parfaitement, j’ai fait une brève apparition en fac d’histoire), la guerre de succession d’Espagne entre autres.

Le style m’a un peu déstabilisée au début, un langage argotique et désuet à la fois, puis je suis très rapidement entrée dans l’histoire.

Un très bon moment en tout cas avec le seul qui ait osé défier le roi soleil sans en mourir, mais ça, c’est parce qu’il a eut de la chance… évidement, une chance de cocu !

 

La quatrième de couverture (succincte, mais après tout qui ne connaît pas le Montespan ?)

 

« Aux désirs du roi, nul ne se dérobe. »

 

(J’avais prévenu, c’est succinct, mais j’ai l’édition spéciale 11/09 POCKET)

 

 

 

 

Par vhs - Publié dans : roman historique
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Vendredi 10 septembre 2010 5 10 /09 /Sep /2010 19:56

kinsellaJ’avais eu ce livre en cadeau avec l’achat de deux Pocket (c’était la promo de l’été) Je m’étais dit, un Madeleine Wickham (alias Sophie Kinsella), c’est une valeur sûre. Je ne m’étais pas penchée sur la quatrième de couverture car le livre ne m’était pas accessible avant de faire mon choix (les limites de la promo sans doute), de toute façon, cela n’aurait fait que renforcer mon jugement :

 

« Quoi de plus sympathique qu’un week-end à la campagne avec des amis perdus de vue pour évoquer le bon vieux temps ? C’est ainsi que les anciens de Seymour Road se retrouvent dans la superbe maison de Patrick et Caroline. Au menu : tennis, cocktails et fonds  d’investissement. Sur la pelouse, chacun sort son plus beau jeu : un bronzage satiné, un revers lifté, une enfant surdouée, un projet d’hôtel…

Mais les choses vont rapidement tourner au vinaigre. Malgré la joie affichée, les années ont écorché la belle complicité d’autrefois. Pire, cette plongée dans le passé va obliger chacun à comparer sa situation à celle des autres et à ses rêves de jeunesse. Au programme : jeu set et baffes ! »

 

Un joli programme pour un roman d’été, non ?

Juste avant de commencer la lecture, prise d’un doute idiot, j’ai pianoté sur internet pour avoir quelques ressentis d’autres lecteurs. Je n’aurais pas dû. Beaucoup d’avis négatifs, livre manquant d’humour, pas intéressant, loin de l’ambiance de L’accro du shopping… Je me suis dit « tant pis, tu l’as, tu le lis ! ».

 

C’est le premier roman de Sophie Kinsella, datant de 1995 (soit 7 ans avant le premier Accro du shopping). Normal donc qu’on ne soit pas dans la même atmosphère.

Effectivement, c’est moins drôle. Mais c’est aussi bien (n’en déplaise aux accros), peut-être mieux. J’ai toujours un peu de mal à entrer dans les Accros, la pauvre Becky si superficielle dont les maladresses nous font rire. Ici, chacun peut se retrouver dans un personnage, il y en a suffisamment. Que se soit Patrick, le courtier parvenu ou sa femme Caroline, qui ne s’est pas tant éloignée de ses origines que ça ; ou Stephen, le quadra ivre de reconnaissance intellectuelle qui lâche son boulot pour reprendre sa thèse, soutenu dans sa démarche par son épouse la simple et douce Annie (oui, chez moi, elle s'appelle "Annie" et non "Alice" comme sur  l'illustration) ; ou Cressida, la snob née dans les culottes d’un prince, épousée par un arriviste qui a vu surtout la beauté de son argent ; ou, le père Don et sa fille Valérie, à la vulgarité bourgeoise ; ou, enfin, Ella la délaissée qui vient mettre un terme à une histoire mal digérée… Choisissez, il y en a pour tout le monde !

Non, ce n’est pas drôle, c’est acerbe, caustique et tellement vrai… on s’y croirait !

Voilà un livre plus profond qu’il n’y parait, qui nous fait explorer les intimités des individus, et pourquoi pas à nous regarder dans un miroir…

Par vhs - Publié dans : roman de fille
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Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 21:29

… où je suis devenue jolie (que ceux qui penseraient que je l’attends toujours aille se faire un tour ailleurs, non mais !) est le dernier livre de ma razzia à la médiathèque (toujours le fameux challenge). Il trônait sur l’étagère des nouveautés, le titre comportait un événement climatique (été, oui, je sais c’est tiré par les cheveux) et il n’était pas trop gros (chut, faut pas le répéter, j’ai fait ma feignasse). J’ai a peine lu la quatrième de couv’ :

 

« Depuis qu’elle est enfant, Belly passe tous ses étés dans la maison au bord de la plage. Là, entre les bains de mer et les pichets de thé glacés, la vie est parfaite. Il y a Susannah et ses fils, Conrad l’ombrageux et Jeremiah, si charmant. Et puis l’été de ses seize ans, les choses changent, Susannah sourit un peu moins. Les garçons paraissent plus lointains. Parce qu’il se passe quelque chose dont personne ne parle. Belly a aussi sont secret. La vie chavire doucement pour chacun d’eux. Plus rien ne sera comme avant. »

 

Je ne connaissais absolument pas l’auteur, Jenny Han, une américaine, ni la collection wiz de chez Albin Michel (jeunesse ado). l'été où je suis devenue jolie

Le seul a priori que j’avais était la couverture : cinq coquillages sur du sable et un titre multicolore, assez enfantin, rien de très attirant pour un vieille comme moi (ne ricanez pas, je vous entends !). Mais je l’ai arraché de son présentoir, en me disant qu’il fallait aller au-delà des préjugés (sinon je n’aurais jamais lu les Twilight).

Bref, je l’ai gardé pour la fin, repoussant le moment où je devrais me mettre à la lecture de ce monument de l’histoire littéraire d’outre atlantique…

Mais est-ce mes précédentes lectures, ou cette atmosphère si particulière de l’été finissant, ou tout simplement un excès de fatigue qui me vaut un repos forcé ?, Toujours est-il que je me suis retrouvée totalement accrochée. Scotchée, même !

Pourtant, rien d’extraordinaire dans cette histoire d’adolescente qui découvre ses premières sensations pendant un été pas tout à fait comme les autres. Non, rien que de très banal, même. C’est peut être ça, la force de ce livre. Une histoire qu’on a toute plus ou moins vécue, le premier baiser, l’émoi qu’on a ressenti… (soupir)

Seul bémol, c’est que je me suis aperçue à la fin que c’était le premier tome d’une trilogie. Argggg, il va falloir que j’attende pour savoir la suite, surtout que contrairement à Twilight dont chaque tome est une histoire en soi, ici on reste vraiment sur sa faim… A quand la parution du second tome ?

 

Bilan du challenge de l’été :

 

Finalement, le choix hasardeux de ces trois derniers livres a été très bon. L’histoire est la même : la découverte du premier grand amour. Mais à des âges différents. La femme mûre pour La Femme coquelicot, la jeune femme dans Le soir des fourmis, et l’adolescente pour L’été où je suis devenue jolie. Trois regards de femmes sur l’amour, les sentiments que l’on peut avoir face aux hésitations de l’autre, les doutes, ses erreurs aussi parfois. Trois femmes qui regardent dans la même direction.

Pour les deux premiers livres, Chicago etHarold, je n’étais pas dans la même thématique. Le merveilleux divorce de Juliette B a fait transition. Seuls les deux derniers cités n’ont pas eu ma faveur. Le bilan est donc plutôt positif. Reste à faire le challenge de l’année…

Par vhs - Publié dans : roman de fille
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Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /Sep /2010 19:04

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(toujours le fameux challenge de l'été, pour info, le prochain sera un phénomène climatique). Dans la série « livre pris au hasard et le hasard fait bien les choses » : Noëlle Chatelet, La femme coquelicot, lu dans la foulée de La nuit des fourmis.

Une autre histoire d’amour, mais moins tumultueuse, plus sereine, quoique… Une autre histoire car un autre âge : les protagonistes ont 70 et 80 ans, pourtant rien ne diffère leurs sentiments des jeunots de « la nuit des fourmis », c’est la même passion qui les anime.

Tout est dans la quatrième de couverture :

 

« Marthe a soixante-dix ans.

On pourrait croire que ce n’est plus un âge pour la passion. Pourtant, c’est une véritable passion qu’elle va vivre avec Félix, un vieil artiste de quatre-vingt ans, celui qu’elle appelle « l’homme aux mille cache-col ». Et voilà que Marthe s’éveille aux couleurs de la vie, au rouge du désir.

Enfants et petits-enfants assistent avec stupeur à sa métamorphose en jeune fille romanesque qui savoure, enfin, le plaisir d’aimer et être aimée.

Grâce à ce roman léger comme un conte, un voile pudique se lève sur les passions tardives.

Quant aux lecteurs de  La dame en bleu, ils se plairont à retrouver l’énigmatique vieille dame dont ce récit pourrait bien révéler la secrète histoire…

Un regard nouveau sur la vieillesse. Un éloge inattendu de l’amour. »

 

Et, ce petit livre qui se lit en quelques heures est un espoir, que rien ne s’arrête, jamais, que tout est possible quelque soit son âge. La narratrice est Marthe (focalisation interne, ce que je préfère), elle vit chaque seconde de sa vie intensément. On entre dans l’intimité de ses pensées mais jamais dans celle de la chair, de deux êtres qui n’ont plus le temps de prendre leur temps. Un livre sur l’amour, tout en douceur, tout en pudeur.

 

 

 

Par vhs - Publié dans : roman de fille
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Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 17:16

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Poursuivons avec le challenge de l’été (ceux qui diront que j’essaye de rattraper mon retard auront raison), cette fois c’est le nom d’un animal qui devait figurer dans le titre.

Pour la petite histoire, je suis allée faire mon marché dans les rayons de la médiathèque de Signy l’Abbaye (charmant bourg du centre ouest des Ardennes, pour ceux qui ne connaissent pas) et j’ai pris au hasard (bon, j’avoue parce qu’il n’y avait pas beaucoup de pages et que j’avais encore 4 livres à lire pour réussir le challenge) ce premier et unique roman de Cécile Gabrié. J’ai vaguement lu la quatrième de couverture succincte (comparée à celle de Chicago) :

« L’amour fou. Puis la crise. Comme un Polaroïd, Le Soir des fourmis nous livre les instantanés d’une histoire en train de se vivre. Al et Lisa se font mal, mais ils savent que leur amour mérite cette initiation.

Le Soir des fourmis pourrait être le roman de la jeunesse du temps. Une jeunesse qui « sait tout » et se retranche sur elle-même. Celui d’une génération qui vit d’une manière intuitive, ne s’encombre pas de concepts, et pour qui le présent « vaut la peine ». »

Pourquoi pas ?

En tout cas, ce n’est pas la couverture qui m’a plu, édité chez Viviane Hamy, l’éditeur de Fred Vargas (n’y voyez pas de lien, c’était juste pour info), la photo noir et blanc n’est franchement pas attirante, de plus après lecture, je ne vois pas du tout le rapport avec l’histoire.

Bref…

 

Je n’ai pas été déçue, effectivement il se lit très vite (110 pages quand même). L’histoire est très simple : un homme, une femme, un coup de foudre, une histoire d’amour, un coup de canif dans le contrat, une réconciliation.

Banal me direz-vous. Oui, mais c’est efficace.

L’action est rapide, l’écriture simple, quelque fois un peu trop simple. J’ai tiqué sur les « putains » à répétition, certes c’était dans un dialogue, mais quand même, trop c’est trop. Mais je suis peut-être un peu trop littéraire.

Le style est très moderne. C’est une histoire qui se lit comme un film. Il y a même la musique de fond. Cela m’a un peu gêné, ces incursions musicales fréquentes (d’accord c’est aussi parce que je ne connaissais pas la plupart des titres) avec les paroles en anglais (horreur !!!).

Le bon point c’est que ça se lit quand même tout seul. Ce pourrait être un film sans problème, mais je ne pense pas que j’irais le voir, car l’histoire manque malgré tout de relief malgré des personnages attachants.

 

Par vhs - Publié dans : roman de fille
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 17:13

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Challenge de l'été suite : c’était au tour d’un livre dont le titre comportait un nom de lieu. J'avais celui là sous la main et je retardais le moment pour me plonger dedans. En fait il ne m'inspirait pas. Je trouvais le personnage de la couverture triste et je m'étais fait l'idée de trouver un récit sur les bas fonds de Chicago que j'associe toujours à Al Capone (merci Eliot Ness!). La longue quatrième de couverture était pourtant alléchante :

« Après son formidable récit autour d’un immeuble du Caire, L’Immeuble Yacoubian, Alaa El Aswany nous entraîne vers un nouvel univers romanesque en déplaçant son regard jusqu’à Chicago. C’est en effet dans cette ville mythique et sulfureuse qu’il a choisi de recréer une little Egypt en exil, s’inspirant d’un département de l’université de Chicago qu’il a lui même bien connu lors de ses années de formation américaines.

Avec son art de camper de multiples personnages et de susciter des intrigues palpitantes, El Aswany compose un magnifique roman polyphonique. D’un chapitre à l’autre, il entrecroise des vies qui se cherchent et se perdent dans les méandres du monde contemporain, des existences meurtries d’avoir été transplantées dans un univers à la fois étrange et étranger, quel que soit le désir parfois de s’identifier à l’American way of life.

L’Egypte est là, en plein cœur d’une Amérique traumatisée par les attentats terroristes du 11 septembre. Alors que la visite officielle du président égyptien à Chicago est annoncée, le système policier de l’ambassade se met en branle, orchestré par le redoutable Safouat Chaker, qui contrôle et surveille tous les Egyptiens vivant en Amérique. Complot, manipulation, protestation de liberté et soumission au pouvoir, bravoure et lâcheté… - le livre reprend, avec cette dimension politique, l’ampleur d’un ambitieux roman exprimant le monde dans la douceur de ses rêves comme dans la violence de ses contradictions.

Alaa El Aswany confirme ainsi son talent et s’affirme comme un des grands écrivains arabes contemporains. »

 

Après lecture de ce roman, je dois reconnaitre que l’avis de l’éditeur sur la qualité de l’écriture de l’auteur n’est pas surfait. J’ai éprouvé beaucoup de plaisir à le lire.

J’ai beaucoup aimé découvrir l’Egypte à travers le regard de ses étudiants, leurs difficultés à vivre loin de leur patrie mais aussi leur choix, dans un autre temps, de rester en Amérique, reniant leurs origines. Plusieurs portraits d’expatriés possibles, plusieurs vies vécues ou à vivre, tout ça sur un fond de revendications politiques et sociales.

J’ai passé un moment agréable. Mais… parce qu’il y a un « mais ». Mais, la mise en page est touffue, ce qui rend la lecture un peu fatigante et le format du livre m’a déplu (bon, vous me direz que ce n’est pas très important, sauf que moi je lis au lit et allongée, alors si le format est important pour éviter les torticolis et crampes dans les bras). Les paragraphes sont longs et les pages peu aérées. Je trouve aussi que la fin me laisse un peu sur ma faim. J’aurai aimé poursuivre un peu plus longtemps le chemin avec certains personnages (celui qui s’exprime à la première personne, qu’est-il devenu ?), évidemment, on peut imaginer la suite, et devenir ainsi acteur de l’histoire…

 

 

Par vhs
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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 20:46

divorce juliette BDans le cadre du Challenge de l'été, il était demandé de lire un livre dont le titre contenait un prénom. Mon choix s'est porté sur celui là. Au hasard. Et, je dois me rendre à l'évidence, le hasard ne fait pas toujours bien les choses.

Pourtant la quatrième de couverture était prometteuse :

«  Juliette B., la quarantaine alerte, divorce. C’est le choc.

La procédure démarre, l’audience arrive. Tout devrait bien se passer, pourtant rien ne se déroule pas comme prévu. Paul, l’ex-mari, refuse malgré ses bonnes paroles de payer la pension alimentaire. Les ennuis commencent.

Comment va-t-elle désormais acheter les petites robes et les strings de marque dont elle raffole ?

Et puis, il y a Arthur, dix ans et Elise, treize ans, ses bébés. Les enfants ayant tendance à aller au plus offrant, la rivale tente de les manipuler.

Pendant ce temps les amis disparaissent. Son propriétaire la menace d’expulsion. Son banquier la poursuit. Les honoraires de l’avocat et des experts en tous genres se multiplient. La machine judiciaire s’emballe.

Juliette va-t-elle baisser les bras ? Ce serait mal la connaître. L’ex, sûr de lui, se croit au-dessus des lois. Il veut la bagarre ? Il l’aura. Les copines, les prétendants, l’amant du moment, tout le monde s’y met – jusqu’au coup de grâce. »

 

Je m’attendais à une prose dans le style Kinsella : enlevée avec un comique de situation irrésistible. Que nenni !

Les difficultés annoncées dans le résumé ne sont que survolée dans le livre : pas d’affrontement direct avec le banquier, pas d’avantage avec le propriétaire. Une histoire de gros sous dans des quartiers plutôt chics de Paris, avec une narratrice qui noie ses déboires dans les bras d’amants éphémères.

Bref une histoire qui ne ma pas captivé, pas plus que l’écriture.

Trois petites lignes présentent l’auteur :

« Sylvie Medvedowsky travaille et élève ses deux enfants. Elle est divorcée. C’est son premier roman. »

Un livre qui sent l’autobiographie, ça… c’est peut-être pour cela que j’ai eu un peu de mal. Dommage.

 

Par vhs - Publié dans : roman de fille
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Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /Août /2010 19:58

de l'unique personne m'ayant fait un commentaire (si, si vous pouvez prendre cela pour un reproche, les autres), voici donc une version corrigée (page 1 et 2) et disons-le améliorée (enfin je l'espère) de Gardez toujours la fenêtre ouverte! Bon pour le titre, il faudra peut être le retravailler un peu, mais on verra ça à la fin.

Bon espérant que vous serez plus prolixe que d'habitude, bonne lecture!

Par vhs
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