Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 20:10

9782809801439.gif

Mes yeux sont tombés par inadvertance sur la couverture de ce livre un après-midi d'avril à la médiathèque. Les lettres dorées m'ont attirée comme un diamant attire une pie. Ce titre " Le livre des choses perdues", si étrange, sur un fond bleu nuit...

Je n'ai pu me retenir de le prendre et d'en lire la quatrième de couv':

"Il était une fois - car c'est ainsi que toutes les histoires devraient débuter - un garçon de 12 ans qui venait de perdre sa maman. Inconsolable, David a trouvé refuge dans les livres pour oublier le remariage de son père et la naissance de Georgie, son demi-frère.

Une nuit, persuadé d'entendre sa mère l'appeler, David découvre un passage caché au fond du jardin. Il le franchit et se retrouve propulsé dans un monde fantastique, peuplé de personnages issus de ses lectures et de son imaginaire.

Alors que la Seconde Guerre mondiale déferle sur l'Europe, David entame un périple à la recherche d'un vieux roi qui conserve ses secrets dans Le livre des choses perdues, sésame qui permettrait au jeune garçon de quitter ce royaume. Mais le conseiller du souverain a pour lui d'autres desseins..."

Forcément, je ne pouvais pas le laisser sur l'étagère, surtout après mon échec avec Mary Poppins. Comme après un accident de voiture, il faut rapidement se remettre derrière un volant, j'ai appliqué la même technique avec la littérature jeunesse. Allez, zou, en selle pour de nouvelles aventures!

 

Eh bien! Quelle chevauchée!

 

Grand, grand coup de cœur pour ce petit bijou. Exactement ce que j'aime!

Un récit initiatique fantastique au plus pur sens du terme!

Comment grandit-on quand on se retrouve seul, perdu, dans un monde de chaos?

Comment surmonte-t-on nos peurs infantiles et devient-on adulte?

En quoi les contes nous guident-ils sur cette route tortueuse de la vie?

Trois questions qui sont abordées, ici, en filigrane. Un livre d'une réelle profondeur qui garde toute la légèreté de l'enfance, toutes ses fantasmagories aussi...

Hier, après en avoir parlé au club de lecture, Emilie (coucou!) m'a dit que cela lui faisait penser au film "le labyrinthe de Pan", n'ayant vu que la bande annonce, je ne peux pas me prononcer. Mais a priori cela se ressemblerait, au moins dans la thématique.

Quoiqu'il en soit, la puissance évocatrice de l'imaginaire littéraire est tel qu'on ne sort pas indemne de cette lecture.

Je vous le conseille vivement et pour les plus curieux, n'hésitez pas à consulter aussi en complément le livre de Bettelheim "la psychanalyse des contes de fées".

 

 

 

 

 

 

Par vhs - Publié dans : roman fantastique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /Avr /2010 17:30

jours-paris.jpg

 

Je me suis plongée dans ce thriller dont j'avais lu la critique sur un magazine il y a déjà un petit moment. J'aime assez le style catastrophe associé à du fantastique.

J'ai en mémoire un livre sur le tremblement de terre de San Franscico que j'avais adoré (ne demandez pas le titre, ni le nom de l'auteur, j'ai oublié...) : plusieurs personnages se croisaient avant, pendant et aprés le tremblement de terre (celui du début du XXème)... Il va falloir que je le relise!

Bon revenons à nos moutons... heu... singes blancs.

Voilà ce qui m'avait attiré, la quatrième de couverture:

"En ce soir de printemps, dans la célèbre ménagerie du Jardin des Plantes, les animaux sont nerveux. Ils crient, heurtent les barreaux de leur cage. Ils pressentent quelque chose.

A deux heures du matin, la police reçoit un appel affolé. Un bébé vient d'être enlevé. Puis le téléphone sonne encore, encore, et encore.

Cette nuit-là, à Paris, ce sont 5 bébés qui disparaissent.

Au lever du jour, la ville est en état d'alerte. Tandis que les forces de l'ordre cherchent les nourrissons, la Seine déborde subitement, une crue géante et inexplicable. En quelques heures, le centre de la ville a les pieds dans l'eau. Paris se noie.

Un seul homme a une piste pour comprendre ce chaos: Sylvain Masson, jeune professeur à la Sorbonne, sait que sa mère, la très renommée conservatrice du Jardin des Plantes, lui cache quelque chose. Est-elle liée au fléau qui s'abat sur la ville?

Avec Trinité, une petite surdouée de 14 ans témoin d'un des kidnappings, Sylvain va se lancer sur les traces des enfants. Plongeant au coeur des mystères de Paris, dans ses carrières, dans ses catacombes, et plus loin encore, les deux jeunes gens découvrent LE secret. Devant cette vérité si incroyable, si inimaginable, si... irréelle, il leur reste moins de vingt-quatre heures our sauver la ville. »

Alléchant, non?

Je suis entrée facilement dans l'intrigue. Deux narrateurs sont différenciés par la typographie et la mention de la date sur chaque tête de chapitre concernant la narration de Trinité. L'histoire est articulée en trois parties: la ville, la rivière et la foret de longueur dégressive (23 pages hors épilogue). Le rythme est rapide, l'action se déroule sur quatre jours. Pas le temps de souffler.

Oui, mais voilà, le soufflé ne tient pas la longueur. Si la première partie tient ses promesses, j'ai été déçue par la suite. La fameuse révélation du Secret est un peu trop grosse pour être un tant soit peu crédible. Par contre le récit est vraiment fantastique dans le vrai sens du terme: les preuves n'existent plus à la fin de l'histoire. Les personnages sont attachants, y compris la « surdouée » qui n'est qu'une gamine livrée à elle même. D'ailleurs son coté « surdouée » ne transparait pas beaucoup, pas de démonstration outrancière de ses talents ni d'allusion trop appuyée sur ses facultées intellectuelles, ce que j'ai apprécié.

Je suis donc assez partagée. Un bon début, mais une fin qui me laisse... sur ma faim. Dommage.

 

Oups, j'ai oublié de donner le nom de l'auteur! C'est Nicolas d'Estienne d'Orves...

Par vhs - Publié dans : roman fantastique
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 12:13

arton2432-3c8e7.jpg

Adepte des lectures en partenariat, B-o-B proposait le mois dernier une lecture à quatre yeux parents-enfants. Sans hésiter je me suis inscrite pour découvrir avec Julie mon aînée (13 ans et demi, je précise), la suite de Mary Poppins. Comme beaucoup, je ne connaissais la nurse qu’à travers le prisme de Walt Disney. Une jolie brunette incarnée par Julia Andrews, souriante, attentionnée, aimable, bref la nounou de rêve pour enfants turbulents.

J’en étais donc là de ma représentation de Mary Poppins. L’illustration de l’édition du Rocher s’accordant tout à fait à ma Mary imaginaire, petit air mutin en sus. La quatrième de couverture présente l’ouvrage ainsi :

« Rien ne va plus au numéro 17 de l’allée des Cerisiers depuis que Mary Poppins s’en est allée, emportée par le vent d’ouest. Un jour, Mme Banks, à bout de nerfs, envoie les enfants jouer au cerf-volant dans le parc. Et quelle n’est pas leur surprise de voir Mary Poppins descendre du ciel au bout de la ficelle ! Comme si de rien n’était, la nounou reprend sa place chez les Banks. Et c’est reparti pour de nouvelles aventures extraordinaires… En sa compagnie, tout semble possible… Mlle Andrew, la vieille gouvernante de M. Banks, se fait enlever par son alouette. Jane se retrouve prisonnière d’un compotier en porcelaine. On prend son goûter la tête à l’envers. Les bébés parlent la langue des oiseaux. Les paresseux sortent des contes de fées. Le cirque des étoiles donne une représentation au milieu de la nuit. Le printemps se décore comme un arbre de Noël. Et ballons de baudruches et manèges sont réellement enchantés ! »

Dés sa réception, je me suis plongée, alléchée, dans ce nouvel opus de Mary Poppins, sans me méfier.

J’ai tenu quatre chapitres avant de déclarer forfait. Hélas, je n’ai plus 10 ans, ce qui n’est pas une révélation, comme me le faisais, si justement, remarquer, samedi dernier, au salon du livre de Paris, un membre du personnel de l’éditeur. Effectivement, ce n’était pas le scoop de l’année, mais, bon, je croyais, naïvement, avoir encore une part d’enfance en moi. Amère déception…

Mary Poppins n’est pas du tout, mais alors, pas du tout comme je me la représentais. Pas de tendresse dans cette nurse là, ni même de fantaisie. Je n’ai trouvé qu’une jeune femme se repaissant de son reflet dans le miroir, passant son temps à rabrouer les enfants, faisant preuve d’une mauvaise foi incroyable… Franchement une horreur cette Mary Poppins.

-          Tu exagères, Maman, comme toujours ! J’ai trouvé la suite de Mary Poppins un peu dure, c’est vrai. Où est passée la douce nourrice souriante et gentille ? Mais malgré ce bémol, l’histoire est agréable à lire, les scènes et les actions des personnages sont bien décrites. Chaque chapitre correspond à une aventure avec Michel, Jane, leurs frères et sœurs et bien sûre, Mary Poppins. J’ai adoré le moment où la petite famille survole le parc accrochée à des ballons…

Evidement, moi j’ai buggé au cinquième chapitre. Le coup du voyage en ballon, je ne l’ai pas vu…

-          Dommage, c’était très bien. Tu n’as qu’à finir de le lire ! La fin est originale et amusante. Ça m’a légèrement rappelé le film de Walt Disney quand les deux enfants aimés se baladent aux coté de Bert et Mary Poppins à dos de chevaux de bois…

C’est vrai que certaines scènes ont dues être mises dans le film. Le goûter au plafond, tête en bas, par exemple. Je vais peut-être me forcer alors. Mais, il faudra que j’adopte un autre point de vue. En essayant de repérer les passages qui ont pu inspirer le cinéma, peut être… Mais, je vais attendre un peu pour ça.

-          En tout cas, moi ça m’a plu !

Eh bien au moins une de contente ! Pour ma part, je passe vite au suivant !

 

Je remercie Julie pour sa participation à cette critique.

 

Ce livre a été lu dans le cadre du partenariat Blog-O-Book et les éditions du Rocher Jeunesse

 

 

logobob01.jpg 

 

 

 

Par vhs - Publié dans : roman jeunesse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 21:46

51GA55A1S4L__SL500_AA300_.jpgNon, je n'y suis pas... pas encore.  Nouvelles du paradis est le dernier livre de David Lodge que j'ai lu. Le seul aussi. Pour le moment.
C'est mon amie Isa qui me l'a conseillé. J'avais pensé que c'était un livre sur la théologie, ou comment retrouver la foi, un truc dans ce genre. Bon ça m'étonnait aussi un peu de la part d'Isa... Bref, je me suis lancée sans conviction après avoir parcouru la troisièmeme de couverture:
" Il y a bien longtemps que Bernard Walsh, l'ancien prêtre, ne croit plus au paradis. Lorsqu'il quitte Rummidge (cet enfer industriel de célèbre mémoire depuis Changement de décor, Un tout petit monde et Jeu de société) pour se rendre à Hawaii, il feuillette avec scepticisme les brochures touristiques vantant les charmes exquis d'un monde qui n'aurait jamais connu le mal.
Les gags se multiplient dans l'avion entre Londres et Honolulu ainsi que pendant le séjour à Hawaii au cours duquel les membres du groupe se croisent, s'évitent comme s'il s'agissait d'un colloque d'un nouveau genre. L'expérience est certes un peu décevante pour beaucoup, mais pas pour Bernard qui découvre que le paradis existe, même à Hawaii".
On m'avait promis des gags, de l'exotisme, pourtant ce n'est pas ce qui est le plus présent dans ce roman. De ce coté là, j'ai été un peu déçue. Par contre, l'analyse faite par le chercheur sur le tourisme aurait mérité un plus long développement.
L'histoire n'a en fait rien à voir avec le résumé qu'il en est fait. Un en mot : Bernard Walsh part avec son père au paradis hawaïen pour tenter de le réconcilier avec sa sœur mourante. Rien de très joyeux finalement. Pourtant pas de pathos inutile, ni phrases larmoyantes. Seulement un fils pris en étau dans l’histoire secrète de sa famille où les non-dits et les malentendus poussent le frère et la sœur à des milliers de kilomètres l’un de l’autre. Leur périple croise des personnages secondaires hauts en couleur, malheureusement trop peu présent et plaqué un peu artificiellement dans le récit. Je m’attendais à ce qu’ils jouent un rôle plus important. Dommage.

Verdict : livre intéressant, si on arrive à faire le deuil de ses hypothèses de lecture issues de la quatrième de couverture. Je l’ai lu il y a déjà plusieurs semain( merci de ne pas faire de commentaire, je me rattraperai prochainement, promis), pourtant il me reste en mémoire une douce saveur… comme un petit goût de paradis.

Par vhs
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 11:27

51DJ7HY8TZL SL500 AA240
J'ai refermé cette nuit le compartiment pour dames d'Anita Nair. J'avais eu un peu de mal à pénétrer dans ce monde clos, féminin au possible, aux cloisons étanches entre les castes et les sexes. Mais après m'être un peu forcée, je me suis attachée à cette femme, à peine plus âgée que moi, qui a passé sa vie à être la respectable Akka (la grande soeur), pilier de la maisonnée.
Ma difficulté à aborder ce livre vient peut-être du dépaysement total. Outre les situations exposants les vies de différentes femmes, dont la rencontre fortuite dans un compartiment de chemin de fer indien vont changer la vie d'Akhila, l'utilisation d'un vocabulaire couleur locale m'a plongée dans cette Inde contemporaine aux coutumes ancestrales.
Je dois saluer cette initiative osée de ne pas traduire ou expliquer dans le texte du récit ou par d'artificiels astérisques, ces merveilleux mots indiens (achamma, basundi, kesari, dipavadi, laddu...). On en devine le sens ou pas. Ils chantent dans l'esprit, ces mots imprononçables, leurs lettres formant des kolams aux portes de mon sommeil. Merci au traducteur et à l'éditeur d'avoir rassemblé dans un lexique discret, à la fin de l'histoire, ce vocabulaire exotique (si discret que je ne l'ai découvert qu'à la fin de ma lecture!).
Force est de constater (horrible locution!) que cela ne m'a finalement pas dérangé plus que ça.
Mais, le charme de ce roman ne réside pas uniquement en son dépaysement linguistique ou sociétal. C'est la rencontre de femmes, de leurs destins, et la prise de conscience d'une femme prisonnière des conventions qu'il est temps pour elle d'assumer sa vie. C'est un voyage initiatique entrepris à 45 ans, mais y-a-t-il un âge pour grandir? Un voyage d'une nuit, mais y-a-t-il une durée minimale pour vieillir?
Une galerie de portraits de femmes à lire absolument pour se rappeler aussi que nous sommes chacune maîtresse de notre vie.

La quatrième de couverture :
Un jour, Akhila décide de partir vers l'extrémité sud de l'Inde, là où se rencontre l'océan Indien, la baie du Bengale et la mer d'Arabie, pour faire le point sur une vie qu'elle a l'impression de n'avoir pas vécue. Dans le train qui la conduit à destination, elle fait la connaissance de ses compagnes de voyage, avec lesquelles elle va partager toute une nuit l'intimité d'un compartiment pour dames. A travers leurs confidences sur leurs vies faites de renoncements, de frustrations, parfois de révoltes, Akhila cherche la réponse aux questions qu'elle pose : une femme a-t-elle besoin d'un homme pour se sentir épanouie? Comment redevenir maîtresse de son destin?
Nul doute que pour l'auteur, les cloisonnements de la société indienne ressemblent à s'y méprendre à ceux d'un train : "un compartiment y est en permanence réservé aux femmes ; il peut se révéler confortable, à condition qu'elles n'en sortent pas" (Michel Grisola, L'Express)

Et si vous ne me croyez pas sur parole, n'hésitez pas à allez prendre un second avis sur Bouq1 et Cie !

 

 

Par vhs - Publié dans : roman de fille
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 17:59
Je viens de me rendre compte que je ne faisais pas de critique sur les livres que je n'avais pas aimé. Il n'y a pas de raison que je poursuive cette censure! Il y va de ma crédibilité.
Je suis assez bon public. Rares sont les livres qui ne me plaisent pas du tout, dans lesquels je ne tire ni enseignement ni plaisir. Je peux compter sur les doigts d'une main ceux que j'ai lâchement abandonnés avant la dernière page.
C'est peut-être pour ça que je n'en parle jamais.
Mais, aujourd'hui, allez savoir pourquoi, j'ai décidé de ne plus me taire. Aujourd'hui j'avoue:
- je n'ai pas pu finir la condition humainede Malraux, désolée pour ceux qui ont aimé, mais je n'ai pas pu aller au-delà de la trentième pas.
- je n'ai jamais terminé c'est à cause des poules de Jean-Jacques Reboux. J'ai pourtant essayé, mais j'avoue ne rien y avoir compris: ce serait l'histoire d'un homme passablement tordu qui aurait commis des actes suffisamment répréhensibles pour le conduire en prison. Je n'ai jamais su ce qu'il avait fait puisque j'ai refermé ce chef d'oeuvre avant la fin du premier quart.

Deux livres seulement?
Non, il y en a d'autres mais je les ai oubliés...
Aussi, je prends aujourd'hui le ferme engagement de vous livrer mes bugs livresques autant que mes coups de coeur! (je suis debout, la main droite sur le coeur, évidemment!)
Mais autant, déjà, vous prévenir, ce ne sera pas l'objet du prochain article, désolée...
Par vhs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 10:52

cadres noirsDans le cadre du partenariat B-o-B avec les éditions Calmann-Lévy, j'ai reçu le dernier livre de Pierre Lemaitre. Je l'avais choisi car il racontait l'histoire d'un demandeur d'emploi à la dérive (et oui rien à voir avec le célèbre haras de la vallée de la Loire). Je m'étais dit : "super, ça me changera du boulot!".
J'informe ceusses qui ne le sauraient pas que je travaille chez Popol (ou plus souvent appelé Pôle-Emploi).
La quatrième de couv' m'avais alléchée :
"Alain Delambre est un cadre de cinquante-sept ans anéanti par quatre années de chômage sans espoir.
Ancien DRH, il accepte des petits jobs démoralisants. A son sentiment de faillite personnelle s'ajoute bientôt l'humiliation de se faire botter le cul pour cinq cents euros par mois...
Aussi quand un employeur, divine surprise, accepte enfin d'étudier sa candidature, Alain Delambre est prêt à tout, à emprunter de l'argent, à se disqualifier aux yeux de sa femme, de ses filles et même à participer à l'ultime épreuve de recrutement : un jeu de rôle sous la forme d'une prise d'otages.
Alain Delambre s'engage corps et âme dans cette lutte pour regagner sa dignité.
S'il se rendait compte que les dés sont pipés, sa fureur serait sans limite.
Et le jeu de rôle pourrait alors tourner au jeu de massacre."
Je n'ai pas été déçue.
Alain Delambre est, dés le début, un personnage attachant. On ne peut que l'accompagner et le soutenir dans ses démarches désespérées. Pendant la première partie. Celle qui est à la première personne du singulier, le récit d'Alain fait par lui même. La partie intitulée AVANT.
Avant quoi? Avant que le récit ne soit repris par Fontana. C'est ce second personnage qui prend le relais PENDANT la fameuse prise d'otage. Alain Delambre redevient le narrateur APRES. Deux points de vue. Deux hommes qui s'affrontent.
Attachant Delambre, et pourtant, que d'ombres dans ce personnage. Est-il vraiment ce bon père déstabilisé par un chômage destructeur, ou ce calculateur audacieux qui joue sa vie et celles de ses proches sur des coups de bluff? Je n'ai pas réussi à trancher. Il peut-être l'un et l'autre. Ou plutôt devenir l'autre, après des mois d'humiliations et la perte de sa fierté d'homme.Il bascule, le prédateur se met en chasse. Car, c'est aussi ce qu'est Delambre : un chasseur de tête, un manager RH.
Dommage que le personnage secondaire de Charles ne soit pas plus présent. J'aurai aimé le voir plus souvent. Juste un bémol : la fin ne semble un peu précipitée et dans la lignée du "tout est bien qui..."
Néanmoins je reste  sur une très bonne impression. En voilà encore un qui va tourner de mains en mains!

Ce livre a été lu dans le cadre du partenariat Blog-O-Book et les éditions Calmann-Levy

 

logobob01.jpg

Par vhs - Publié dans : roman policier
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 15:25

9782266145855.jpg
J'avais depuis des mois ce livre sur ma table de nuit. Je ne sais pas exactement pourquoi j'en ai repoussé sa lecture, peut-être sa couverture : un bas de visage de femme pensive devant un café noir ne m'inspirait pas vraiment; peut-être la quatrième de couv' : 
"En mission au Moyen-Orient, Sally rencontre Tony.
Elle est reporter au Boston Post, il est journaliste au Chronicle
Elle est pétillante, il est charmeur.
Elle est célibataire, lui aussi.
Ce qui doit arriver arrive: coup de foudre.
Mais Sally ignore que le rêve va virer au cauchemar.
Et que le pire viendra de celui qu'elle pensait pourtant bien connaître, son mari..."
Rien de très emballant.
Pourtant, ma copine Hélène me l'avais recommandé. Ne doutant pas de ses choix, je me suis lancée. Et finalement...
C'est pas mal. Les affres de la maternité ne sont pas trop mal vus, le gouffre de la dépression post partum non plus. J'ai bien aimé le machiavélisme du mari, mais la naïveté de la narratrice m'a parfois énervée. Et ,si j'avoue avoir été accrochée dans la seconde partie du récit, j'ai dû me forcer un peu au début. Dommage, car ça partait bien:reportage sur le vif dans la Somalie inondée en temps de guerre. Mais à partir du chapitre deux, on s'enlise un peu dans l'histoire à l'eau de rose, il faut attendre le milieu du livre pour être de nouveau happé par l'histoire.
Je reste quand même sur une impression globalement positive, même si je ne pense pas que je le mettrais dans ma valise au départ pour une île déserte.

Les premières lignes:

"J'avais fait la connaissance de Tony Hobbs depuis une demi-heure quand il m'a sauvé la vie.

Cela risque de paraître un peu mélodramatique, je sais, mais c'est vrai. En tout cas aussi vrai que ce qui peut sortir de la bouche d'un journaliste.

Je me trouvais en Somalie, un pays que je n'avais jamais eu l'intention de visiter jusqu'au jour où, par la magie d'un coup de téléphone reçu au Caire, j'ai été envoyé d'urgence là-bas. Un vendredi après-midi. Comme la plupart des autres résidents étrangers dans la capitale égyptienne, je consacrais ce jour de repos officiel dans la semaine musulmane à... me reposer. Plus précisément, j'étais en train de prendre un bain de soleil au bord de la piscine du club Guezirah, jadis le havre des fonctionnaires britanniques sous le règne du roi Farouk, de nos jours le rendez-vous exclusif du beau linge cairote et des divers expatriés basés en Egypte. Comme tout était d'un calme absolu ce jour-là, j'avais quitté le bureau à une heure, décidée à m'accorder ce luxe dans la vie d'un correspondant de presse: un moment de répit. Et au soleil. Car si ce dernier brille à profusion dans la région, mes collègues et moi n'avions guère le loisir de lézarder sous ses rayons. Surtout moi; avec mon poste de "correspondant volant", j'étais censée couvrir à moindre coût l'ensemble du Moyen-Orient et toute l'Afrique de l'Est... Et c'est ce qui m'a valu le coup de fil dèjà mentionné."

Publié dans : roman de fille
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /Jan /2010 20:11

9782843374708.jpgTraversant une période pas très rose, Emilie (ben oui, désolée, toujours elle...) m'a posée dans les mains ce livre, m'en recommandant la lecture. Au départ, je cherchais un ouvrage qui relatait une rencontre avec un chamane (il me semble que l'auteur en était David Servan-Schreiber), mais apparemment, personne n'en a entendu parler... Bref, je suis repartie de la médiathèque avec L'homme qui voulait être heureux sous le bras.
Je dois dire que les premières pages ne m'ont pas enthousiasmées outre mesure. Un type mal dans sa peau qui se fait prodiguer des conseils à deux balles par un gourou exotique... bon, rien d'emballant. Cela me faisait plutôt penser à un essai romancé pour faire passer la pilule. L'auteur qui aurait voulu transmettre son message psycho aux pauvres profanes incultes que nous sommes.
Comme je n'aime pas ne pas aller au bout d'un bouquin (évidemment quelques fois je buggue aussi- il faudra que je fasse un article dessus un de ces quatre...) j'ai poursuivi la lecture.
Et ô surprise, je n'ai pas eu à me forcer!
Évidemment si vous êtes adepte des intrigues bien ficelées, avec force de rebondissements et personnages tourmentés, pas la peine de vous précipiter, ce n'est pas ce qu'il vous faut. Par contre, si vous n'avez rien contre une petite piqûre de rappel sur vos certitudes, n'hésitez pas, cela vous remettra les pendules à l'heure!
Désolée pour la quatrième de couv', j'ai rendu le bouquin trop tôt...

Publié dans : roman philosophique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /Jan /2010 14:21
9782878582857.jpgNon, ne cherchez pas ce titre, "overdose" n'est pas le dernier Vargas, inutile de vous précipiter dans vos librairies, bibliothèques et médiathèques préférées...
En ces temps festifs, beaucoup abusent de champagne, chocolat et foie gras, moi j'ai abusé de Vargas. J'en fais une indigestion. Ma vésicule littéraire est saturée... Je vais me mettre à la diète un mois ou deux, et je pourrai y goûter de nouveau...
Ceci dit, je ne suis peut-être pas la seule fautive.
J'ai buggué sur  Un lieu incertain. Dommage, car je ne pense pas qu'il soit plus mauvais qu'un autre. Simplement, je n'en peux plus...
J'ai fait le tour.
Après avoir rencontré le frère d'Adamsberg sous les vents de Neptune,appris par la même occasion qu'il avait un fils, après avoir enquêté avec son ennemi d'enfance, Veyrenc, dans les bois éternels ici intervient le fils caché, oublié, inconnu. J'avoue me lasser. A chaque opus, un nouveau personnage proche de notre cher commissaire vient mettre son nez dans l'enquête. Certes cela permet de d'éclairer un peu plus la psychologie du personnage, mais la ficelle est devenue trop visible pour moi... 
Je vais donc faire une pause avec cet auteur, j'ai pourtant sous le coude le fameux pars vite et reviens tard... mais là je pense que ce serait trop pour moi maintenant, avant d'en arriver au dégoût définitif, digérons un peu...

Sinon, que dire de ce lieu incertain? Pour ceux qui aime la manipulation, les coups bas, et les histoires légendaires vampiriques et les retrouvailles improbables entre un père et son fils...
Personnellement, je n'ai pas adoré. Un peu trop tiré par les cheveux pour moi.

La quatrième de couv':

"_ Bien, dit Clyde-Fox en se rechaussant. Sale histoire.Faites votre job, Radstock, allez voir ça. C'est un tas de vieilles chaussures posées sur le trottoir. Préparez votre âme. Il y en a une vingtaine peut-être, vous ne pouvez pas les manquer.
_ Ce n'est pas mon job, Clyde-Fox.
_ Bien sûr que si. Elles sont alignées avec soin, les ointes dirigées vers le cimetière. Je vous parle évidemment de la vieille grille principale.
_ Le vieux cimetière est surveillé la nuit. Fermé pour les hommes et pour les chaussures des hommes.
_ Eh bien elles veulent entrer tout de même, et leur attitude est très déplaisante. Allez les regarder, faites votre job.
_ Clyde-Fox, je me fous que vos vieilles chaussures veuillent entrer là-dedans.
_ Vous avez tort, Radstock. Parce qu'il y a les pieds dedans.
Il y eut un silence, une onde de choc désagréable. Une petite plainte sortit de la gorge d'Estalère, Danglard serra les bras. Adamsberg arrêta sa marche et leva la tête."
Par vhs - Publié dans : roman policier
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Lecture du moment

        vertigo 

 

 

Et toujours en vente :

 

  lemouroir[1]

Edité chez Ex-Aequo

Cliquez sur l'image pour en découvrir les premières pages...

Et en format numérique aussi !

Et pour connaître toute l'actualité de l'auteur, c'est ici !

 

Rechercher

Pour ne rien rater

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés