Dimanche 15 juillet 2012 7 15 /07 /Juil /2012 19:26

Voici une des dernières parutions des éditions Ex-aequo à ne pas rater. J’ai rencontré son très sympathique auteur à la librairie de Mohon où il dédicaçait justement son ouvrage. J’ai tourné la première page sans a priori.

7 morts sans ordonanceDe l’histoire je ne connaissais pas grand-chose, tout au plus l’extrait qui orne la quatrième de couverture :

« L’énorme électro-aimant développait cent mille fois le champ magnétique terrestre et une force phénoménale collait les quatre paires de menottes en acier à la paroi de plastique. Suspendu à l’avant de la machine, un mètre au-dessus du sol, le fer lui entaillait la peau des chevilles et ses pieds commençaient à bleuir par manque de circulation sanguine. Il avait attrapé les chaînes des menottes emprisonnant ses mains et tirait dessus de toutes ses forces, mais malgré sa forte musculature, il ne parvenait à soulager ses jambes endolories que quelques instants. Il ne connaissait pas bien la technologie des appareils d’IRM. Son métier d’infirmier anesthésiste ne nécessitait pas ce savoir. Cependant, il s’était aperçu, en accompagnant les malades dont il s’occupait, que le personnel de ce secteur prenait garde à la force magnétique colossale se dégageant de l’énorme aimant de trois mètres de diamètre percé d’un tunnel de soixante centimètres où il aidait souvent à installer le patient pour son examen. Il aurait dû s’en souvenir plus tôt et se méfier. Désormais il était trop tard ! La traction qu’il exerçait de tout son poids sur les chaînes ne suffisait pas à les faire glisser de quelques centimètres. La force physique étant une cause perdue, il se résigna à implorer… »

Je savais donc que l‘action se situait dans un hôpital et que la fin promettait un rebondissement (ça je le savais de ma rencontre avec Thierry Dufrenne). Fidèle à mes mauvaises habitudes, j’ai donc lu les dernières pages, ce qui ne m’a pas davantage éclairé. Ouf ! Voilà qui est plutôt bon signe pour un polar.

Je suis entrée dans l’histoire très rapidement. Le personnage principal, Luc Fraxin, abandonné par la femme qui aime, se trouve au centre d’une série de meurtre dont le mode d’exécution est particulièrement raffiné et toujours en rapport avec la radiologie.

On apprend beaucoup de chose dans ce roman à propos des instruments médicaux utilisés dans certains services. Evidemment, le tueur s’en sert de façons inattendues mais diablement efficaces ! Pour autant les termes médicaux utilisés ne sont pas rébarbatifs. On est loin d’un roman où l’auteur se gargarise d’un vocabulaire abscons, juste histoire d’en mettre plein les yeux de ses lecteurs. Non, bien au contraire, ici, la terminologie utilisée colle parfaitement à la narration, faisant encore plus ressentir l’atmosphère particulière du milieu hospitalier (assez inhospitalier celui-là) et donnant un réalisme naturel à ce roman. Je rappellerais que l’auteur est manipulateur en radiologie dans un CHU et qu’il maîtrise parfaitement ce vocable. Ceci explique sans doute cela (avec aussi un bonne dose de talent littéraire, il va sans dire)

Les personnages secondaires sont aussi intéressants, même si un tantinet caricaturaux, comme celui du policier Borlin alcoolique, et évidemment rarement en pleine possession de ses moyens, ou celui du médecin légiste, Frosen, attentif et intelligent qui fait avancer l’enquête à grand pas. Faut-il y voir les propres représentations de l’auteur ?

En tout cas, voici un bon polar qui tient en haleine du début à la fin, voir même au-delà… Pourquoi au-delà ? Et bien, ça c’est ce qui explique que les dernières pages ne m’aient pas renseignée sur l’issue de cette histoire.

Vous n’y comprenez rien ?

C’est normal il faut lire tout depuis le début.


Mardi 5 janvier 1988

04 :07

Le téléphone piaillait comme un oiseau de mauvais augure…

Par vhs - Publié dans : roman policier
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hantise

  lemouroir[1]

Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


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Réédité chez Chloé des Lys

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