Samedi 23 octobre 2010 6 23 /10 /Oct /2010 19:22

9782246771715[1]Je ne suis pas fan de Virginie Despentes. Enfin, je ne connais pas vraiment mais je n'avais jamais eu envie de découvrir. Le fameux "Baise-moi" ne m'avais jamais tenté, et ne me tente toujours pas.

Alors pourquoi ce choix? Et bien, rentrée littéraire oblige, j'en avais entendu parler. Beaucoup. Et plutôt en bien. Aucune allusion à la littérature trash à laquelle j'associe cet auteur (eh oui, je suis, autant que tout le monde, sensibles aux idées reçues et autres a priori ...). Quand en plus, je l'ai vu sur l'étagère des nouveautés de ma médiathèque préférée, je n'ai pas su résister.

Il faut avouer que la couverture est attirante (dans le sens attirer le regard, car coté esthétique il y a mieux), la quatrième n’annonçait rien de trash :

 

« Valentine disparue…qui la cherche vraiment ? Entre satire sociale, polar contemporain et romance lesbienne, le nouveau roman de Virginie Despentes est un road-book qui promène le lecteur entre paris et Barcelone, sur les traces de tous ceux qui ont connu Valentine, l’adolescente égarée… Les différents personnages se croisent sans forcément se rencontrer, et finissent par composer sur un ton tendre et puissant, le portrait d’une époque. »

 

Evidemment, l’allusion à la romance lesbienne aurait du me mettre la puce à l’oreille, mais bon, mon coté naïf sans doute…

Il ne faut pas le nier, il y a du trash. Généralement au service du roman (sauf la soirée de leur arrivée à Barcelone, où là cela m’a semblé un peu gratuit, mais bon…) ces aspects sont bien exploités. La jeune fille disparue, malgré son jeune âge, a un passé déjà bien chargé : sa mère l’a abandonnée à 2 ans, son père écrivain en panne de célébrité, sa grand-mère autoritaire, ses petits-amis auprès desquels elle ne trouve aucun réconfort… pas étonnant qu’elle fugue vers d’autres horizons.

J’ai été accrochée dés le début de la lecture de ce roman. La narratrice parlant à la première personne, ça aide toujours. Mais très vite, on change de personnage et avec lui de point de vue. C’est le père qui ouvre le bal.

J’ai beaucoup apprécié ces allers-retours entre les différents protagonistes. Cela permet un éclairage différent sur l’histoire. On en comprend que mieux les comportements des uns et des autres.

Satire sociale : très certainement. La lecture de ce livre a coïncidée avec la diffusion sur Arte d’un reportage : La cité du mâle de Cathy Sanchez. On y retrouve les mêmes ingrédients : violence, sexe et dévalorisation de la femme. Curieuse expérience de lire en roman, ce que la réalité d’un documentaire montre à la télévision.

La fin, que j’avais lu avant comme d’habitude, m’a surprise. Je ne devais avoir remonté assez haut dans la fin de l’histoire. Tant mieux, car je ne pense pas que je l’aurais lu si j’avais su la fin avant. Or maintenant je suis ravie d’avoir été jusqu’au bout.

Finalement, je ne sais pas si je lirai d’autres livres de cet auteur, parce que le coté trash me

dérange vraiment.

Pourtant, celui là je le recommande, pour celles et ceux qui n’ont pas froids aux yeux, évidemment !

 

Par vhs
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil

A découvrir !

Visitez le site www.virginielauby.com

Cliquez sur les images pour en découvrir les premières pages... 

hantise

  lemouroir[1]

Edité chez Ex-Aequo , en format numérique aussi !


1ere-couverture-Nannig-copie-1.jpg

Réédité chez Chloé des Lys

 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés