Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 11:44

 

Je remercie Corinne de m’avoir fait découvrir cet auteur, Gordon Zola dont le pseudonyme (ne me dites pas que c’est son vrai nom, je ne vous croirais pas) est déjà un indice sur son univers. Autant le dire tout de suite ce n’est pas un livre qui fait sérieux pourtant il y a un vraie intrigue que l’on suit tout le long de l’histoire avec un dénouement assez original.

Le récit est ponctué de calembours et jeux de mots, tel qu’en atteste la quatrième de couverture :c'est pas sorcier harry

Les sorciers en ont assez ! Assez qu’on ne les prenne plus au sérieux ! Le succès insensé et planétaire du Petit-sorcier-dont-on-ne-dit-pas-le-nom a fait de la sorcellerie aujourd’hui un simple jeu d’enfant ! Cela ne peut plus durer : sorcier, mages et magiciennes ont décidé de se réunir, d’agir et de frapper un grand coup pour affermir leur pouvoir occulte. Ils vont commencer par voler le septième et dernier manuscrit de l’auteur britannique JFK Bowling et plonger le monde des « Poildus » dans la terreur et le chaos.

Des services secrets anglais à la mafia en passant par les milices de fans, le monde en émoi se coalise pour retrouver le livre. La France ne peut alors faire moins que de mettre sur les rangs son plus digne représentant, un commissaire Guillaume Suitaume, pourfendeur de malotrus et de nuisibles…

 

Tout est du même acabit. C’est plaisant, mais j’ai fini par me lasser de cet humour omniprésent. Trop de jeux de mots qui ont ralenti ma lecture certains ne sont compréhensible que s’ils sont lus phonétiquement, comme Habib Lioteck que j’ai dû relire à voix haute plusieurs fois ( et pas la peine de ricaner, on vous y verrait aussi…)

L’incursion régulière, sous forme de commentaires ou d’aparté, de l’auteur qui ne cesse de rappeler que nous sommes dans un récit totalement imaginé (qui l’eût crû ?) permet de se revenir dans un monde réel, comme prendre une bouffée d’oxygène quand on est en apnée sous l’eau. Même si quelque fois, ces incursions sont aussi farfelues.

Mais ne croyez pas que ce soit un livre facile et plat. Les références auxquelles l’auteur fait mention ne sont pas toutes contemporaines. Il faut aussi avoir une bonne dose de culture générale pour comprendre toutes les allusions qu’il fait (je ne suis pas sûre d’avoir toutes les clefs, et certaines m’ont laissées dubitatives). Si l’identification de Sean Connery est assez aisée sous le masque de Coch Honnery, il n’en est pas de même avec Mossé de la Vérole (mais peut être qu’il n’y a rien à comprendre…).

L’auteur rappelle aussi des histoires bibliques (le jugement de Salomon) ou mythologiques (le Minautore) mais prend quelques libertés dans son récit (tiens j’ignorais que Bethsabée était né Mutcho ;), je vous avais prévenu il faut un minimum de culture pour relever les jeux de mots sans tomber dans leurs pièges).

Une dose de culture, une histoire policière dans un chaudron de dérision et vous obtenez la recette d’un moment de détente qui se mérite.

 

 

Par vhs - Publié dans : humour
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