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DANS LE MONDE DE VHS
C’est en participant au partenariat Blog-o-Book, dans le cadre du festival America, que je l’ai découvert. Je m’étais laissée tenter en lisant l’accroche : « Intelligent et hilarant… ». Vous devez savoir maintenant quel effet peut avoir sur moi le simple mot « hilarant ». Surtout que la quatrième de couv’ était également alléchante :
Linno et Anju grandissent au Kerala, en compagnie de leur père et de leur grand-mère. Leur mère est morte alors qu’elles n’étaient encore que deux enfants. Anju, la plus jeune, possède un fort caractère. Elle rêve de quitter l’Inde pour aller étudier à New York, aussi quand se présente la possibilité d’une bourse d’études, elle ose s’approprier les dessins de Linno pour l’obtenir, tandis que sa sœur, personnage plus introverti, ne dira rien et la verra partir, meurtrie par cette trahison.
De nombreux aléas vont cependant ponctuer l’odyssée new-yorkaise d’Anju et la rencontre avec Bird, jeune femme qui a bien connu leur mère dans sa jeunesse, bouleversera l’histoire de cette famille.
Tania James nous conte les destins de trois femmes à la recherche d’elles-mêmes : Anju et Linno doivent choisir e monde dans lequel elles souhaitent vivre, entre modernité occidentale et traditions indiennes, tandis qu’on entend parallèlement la voix de leur mère, Gracie, dont les dilemmes vingt ans plus tôt résonnent encore dans la vie de ses filles.
L’accroche a été écrite par un certain Junot Diaz (inconnu chez moi, mais, merci internet, c’est un écrivain américain, immigré de république dominicaine). Je pense que nous n’avons pas le même sens de l’humour. Certes je ne le connais pas, mais ceux qui m’ont déjà croisé savent que je ne suis pas la dernière à rire. Mais là, pour rire, voir esquisser un sourire, il fallait vraiment… lire autre chose. Non, hilarant, cela ne l’est pas. Comique pas d’avantage. Ou alors il faut un sacrée dose d’humour (noir sans doute) pour trouver hilarant qu’une petite fille de 10 ans perde une main dans l’explosion d’un feu d’artifice après avoir perdu sa mère, noyée, quelques années avant, pour que cette même fille se voit spolier de son travail par sa sœur… Non, décidément je ne vois pas.
Mais ce n’est pas ça le plus important. Non.
Car, ce livre, aussi dur soit-il (oui, j’ai trouvé que les situations vécues par les personnages, tous les personnages, étaient difficiles, voir tragiques), est un bon bouquin.
Le récit est très bien construit. On alterne entre le passé et le présent, entre les différents personnages, les différents lieux, sans jamais se perdre. Et mêmes les dernières pages sont encore pleines de surprises.
C’est un récit dont la charge émotionnelle va crescendo jusqu’aux dernières lignes.
C’est un livre que je recommande, les yeux grands ouverts (c’est mieux pour lire) !
Seule frustration, je n’ai pas compris le titre qui est une traduction littérale du titre original américain Atlas of Unknowns, à moins qu’il n’y ait une signification qui m’échappe à Atlas… Autant « inconnus » je comprends… bref, si quelqu’un pouvait éclairer ma lanterne, merci !
Je remercie
B-o-B et les éditions STOCK pour cette magnifique découverte.
Edité chez Ex-Aequo
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