Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 19:34

la délicatesseDe la délicatesse, il y en a dans ce roman, depuis la première à la dernière page.

C’est une histoire toute en douceur, et ce malgré la tragédie qui frappe rapidement l’un des personnages.

 

L’écriture y est toute légère.

 

La particularité est d’ancrer dans le réel par des digressions, comme des parenthèses, cette histoire vaporeuse. Ce sont des précisions qui peuvent paraitre absurdes, comme, par exemple, le paragraphe 12 donnant la distance entre Paris et Moscou, mais cela permet de faire une respiration entre deux scènes.

 

Et des respirations, il en faut, car le thème n'est pas des plus gais. En effet, c’est l’histoire d’une reconstruction après un deuil.  Pourtant, ici, point de pathos larmoyant. Les choses sont dites simplement, sans lourdeur pathétique.

Le récit est articulé en 3 parties. La première, l’exposition, raconte la rencontre puis l’installation dans une vie tranquille et sans heurts de François et Nathalie, jusqu’au drame. La seconde monter la façon dont Nathalie survit à ce deuil, son travail, la vie qui se poursuit, sans elle. Enfin, la dernière partie retrace la façon dont Nathalie renaît à la vie.



C’est un très joli livre. Un film en a été fait. Je ne sais pas si j’irai le voir car la délicatesse de la plume de Foenkinos me semble difficile à retranscrire en image.

Voici la bande annonce :

 

 

La quatrième de couverture:

 

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent al fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…

_ Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie.

Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité. »

 

Merci à Sophie qui m’a fait découvrir cette belle histoire.

.

 

Par vhs
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