Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 23:08

le festival f paulusBien plus tard, après le drame, on pense avoir retrouvé une paix intérieure. Et puis un matin, en ouvrant le journal, un détail fait ressurgir de vieux fantômes. Un élément nouveau intervient et tout bascule.

A l’automne 1952, un corps disloqué est retrouvé au pied du Roc la Tour. Bien que clamant son innocence, Jolivet est condamné à perpétuité pour le meurtre de Mathey, un industriel de la vallée de la Meuse.

Philippe, un ancien garçon de café, a bien connu les protagonistes de l’affaire Jolivet. Leur histoire fut un temps suspendue à la sienne.

A l’automne 1972, vingt ans après les faits, déterminé à ne plus taire ce qu’il sait, Philippe décide de revenir à Charleville-Mézières. Il a une vérité à rétablir, un rideau à lever.

En arrivant, il est plongé dans une agitation particulière : le premier festival mondial des théâtres de marionnette. Entre ce festival et Philippe se noue aussitôt une étrange relation. En 1952, Philippe s’était aussi inventé un petit peuple sur lequel régner.

Déambulant dans les rues, Philippe recompose l’atmosphère ancienne, rejoue une partie de sa vie, en noir et blanc. Ses souvenirs s’animent et délivrent peu à peu ses desseins les plus exaltants et terrifiants. Progressivement les événements font rebondir la conscience d’un homme… jusque dans celle du lecteur.

 

J’ai rencontré Fabrice Paulus au salon du livre de Warnécourt ce printemps. J’avais lu son roman noir (très noir) La ferme isolée. Après en avoir longuement discuté avec l’auteur, il m’a indiqué deux de ses romans susceptibles de me plaire. Voici le premier.

Même si on est loin de l’atmosphère pesante du précédent, la tonalité générale reste assez sombre. Philippe, le narrateur, après avoir lu un article dans le journal local, plonge dans son passé. Il décide de revenir dans la ville où tout a débuté, replongeant ainsi dans un passé oublié.

Le récit progresse par petites touches. L’histoire est émaillée de flash-back. Sans cesse, Philippe passe du présent au passé, du réel à ses souvenirs cherchant dans ceux-ci des éléments qui pourront lui donner de l’espoir, et atténuer son sentiment de culpabilité.

Sur fond du premier festival mondial de la Marionnette à Charleville-Mézières, Philippe, ancien admirateur de jeux d’échec, sombre dans un monde de pantin, où le manipulateur n’est pas forcément celui qu’on croit…

 

Je remercie Fabrice Paulus qui a insisté pour que je poursuive dans son œuvre, ce que je ne regrette pas.

Par vhs - Publié dans : roman policier
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