Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 11:09

place-defaiteLa 4ème de couverture :

« Je voudrais aider la maîtresse... »

C'est ainsi que début ce beau roman pétillant d'enfance.

Le héros, un jeune garçon qui pourrait être chacun d'entre nous, nous dévoile, page après page, son monde à lui. Un monde fait d'amour, de tendresse, de coups durs, et de beaucoup d'humour : « la première fois que je suis allé à la grande école, c'était il y a deux ans. Je disais la grande école pour faire plaisir à mes parents ! Eux, ils croyaient que je savais pas que c'était l'école élémentaire, alors que c'était écrit dessus ».

Dans ce roman fortement autobiographique, Andras Fenris nous parle de notre propre existence, de ce passé qui nous colle à la peau, du garage à Lulu, de la Triumph, des vinyles de la Callas, de Rex le chien perdu... de l'amitié et de la mort. Une belle tranche de nostalgie ».

 

Le roman est découpé en courts chapitres (parfois à peine plus d'une page). L'écriture est simple, elle colle bien à ce que pourrait penser un enfant de six ans, sans être simpliste. Les mots sont choisis avec soin, permettant à l'auteur de jouer avec eux (les os verts caractérisant la femme par exemple).

J'ai beaucoup aimé ce livre dans lequel je me suis aussi retrouvée bien que n'ayant pas eu d'enfance urbaine. Au delà des souvenirs de l'auteur, les histoires d'enfance qu'il nous raconte restent atemporelles. Évidemment le décor a changé, pourtant quel enfant n'a pas eu envie de ramener à la maison familiale (fût-ce un appartement) le chien errant qu'il venait de rencontrer ? Lequel n'a pas eu des embrouilles à l'école ? Quel petit garçon n'a-t-il pas rêvé devant sa maîtresse ?

J'ai retrouvé beaucoup de tendresse dans ce roman avec, comme dans la vie, de l'humour, du drame, et évidemment d'amour.

Un roman qui ne sent ni la naphtaline, ni la nostalgie, juste une tranche de vie d'un petit garçon où l'autobiographie est peut être présente mais suffisamment dépassée pour ne pas être pesante et faire échos à nos propres souvenirs d'enfance.

Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux quatrième de couvertures...

Par vhs
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 18:53
la fin n'est que le débutDernier opus de la trilogie de Katarina Mazetti, La fin n’est que le début, marque l’entrée de Linnea dans sa vie d’adulte. Je ne reviendrai pas sur l’écriture, elle n’a pas changée depuis Entre le chaperon rouge et le loup, c’est fini, elle est toujours coupante comme le froid glacial de l’hiver suédois.
Dans ce volume, Linnea retrouve son passé en la personne de Per, le frère de Pia. L’accident vasculaire dont sa grand-mère est victime fait un écho à la tragique disparition de Pia. La mort reste présente, mais elle s’apprivoise, se rend plus discrète.  La liaison que Linnea va entretenir avec le sosie de son amie, lui permet finalement de terminer son travail de deuil et de pouvoir entrer enfin dans l’âge adulte. Après sa première relation sexuelle dans le tome précédent, Linnea expérimente sa première relation amoureuse avec ses moments d’extase mais aussi son gouffre sans fin quand tout va mal. Les personnages secondaires rappellent que la vie continue, confortant par leurs propres déboires l’histoire que vit l’héroïne.
J’ai vraiment beaucoup apprécié cette trilogie (dont je n’ai toujours pas lu le premier tome) c’est une approche très intéressante de la question du deuil chez l’adolescent. Question, heureusement, qui ne se pose pas chez tous nos enfants.
Quatrième de couverture :
« Dix-huit ans déjà, Linnea prépare le bac. Entre sa grand-mère victime d’une grave attaque et sa copine Malin qui prend des cours de self-défense pour se protéger de son petit ami, tout concourt à lui rappeler que la vie d’adulte n’est pas aussi douce qu’espéré.
Et voilà qu’elle croise le sosie de Pia, son amie disparue, en uniforme de lieutenant de marine ! Il s’agit de Per, le grand frère de Pia, qui l’agace à peu près autant qu’il lui plaît. Ils ne sont d’accord sur rien et se disputent sur tout, mais restent en contact quoi qu’il arrive – n’est-ce pas le moment rêver pour tomber amoureuse ?
Après Entre Dieu et moi c’est fini et Entre le chaperon rouge et le loup c’est fini, La fin n’est que le début pousse tendrement sa truculente héroïne jusqu’au terme de l’enfance. Ayant abandonné quelques illusions en route, mais armée d’un doute constructif (parfois) et d’une ironie dévastatrice (toujours), Linnea tourne une page et s’apprête à entrer dans le cour des grands. Elle nous manque déjà. »
Par vhs - Publié dans : roman jeunesse
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 23:51

faubourg des solitudes« Et si le quotidien, si routinier, côtoyait l'étrange. Qu'à notre insu les contes et légendes de notre enfance prenaient pied dans notre société si formatée. Grâce à une succession de nouvelles très intéressantes, captivantes et moralisatrices écrites dans un style vif et agréable, Le faubourg des solitudes conte l'histoire d'êtres aux multiples facettes brisés par les aléas de l'existence. Des terreurs de l'enfance aux regrets de la vieillesse, du beauf à l'itinéraire mystique du clochard divaguant, peu de chose, en définitive, sépare les mythes de notre réalité. »

 

Voici un recueil de huit nouvelles qui se lit d'une traite. Il n'est pas très long (98 pages), c'est vrai que ça aide. Mais ce n'est pas la seule raison, je connais bien des récits qui traînent en longueur à ne plus finir. Ici, ce n'est pas le cas. Pour une fois, la quatrième de couverture ne ment pas, le style est vif et concis, comme un rasoir.

Les histoires ne sont pas gaies même si un certain humour (noir) est présent (la dernière nouvelle, Supporternotamment sur la passion qui n'est peut-être pas celle que l'on croit) avec une petite dose de fantastique, juste ce qu'il faut, pour pimenter le tout (excepté Les cafardsdont le thème réaliste en ces temps glaciaux, fait réfléchir), une légende revisitée (celle du Père Noël dans La légende de Prospère Noëlqui n'est pas celui qu'on croit), des angoisses d'enfance qui remontent à la surface (Le fond du placardsiège de tous nos fantasmes) mais aussi celles de l'âge adulte face à la mort (Le temps d'une nuitoù l'amour joue avec la mort), une ambition scientifique (Le théorème 102), une mise en abîme (Kaléidoscope) et une sans titre (la première).

C'est la troisième qui a ma préférence (et ce n'est pas parce que c'est la plus courte) par son côté caustique. Là, on peut dire que l'auteur a trempé sa plume dans le vitriol !

Par vhs - Publié dans : Nouvelles
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 22:46

Quatrième de couverture :   lucien

« L’amour a un prix, celui de la fatigue. C’était il y a quinze ans, c’était vite passé. Aujourd’hui il vivait dans une banlieue chic, dans un Ouest Parisien peuplé d’incontournables, de dentistes friqués et d’avocats de stars, un paradis surfait pour bourgeois conformistes, un havre d’apparat pour nouveaux enrichis, et naviguait, perdu, entre deux tentations : l’envie d’être célèbre, le besoin d’être vrai. »

Grégoire Sauvagnac a bientôt 40 ans. Il est compositeur de musique de pub et vit avec sa fille en banlieue parisienne.

La crise économique a tronqué les budgets, sa carrière musicale est en phase finale, son moral est en berne et sa vie compliquée. Un psychiatre improbable va l’aider à survivre. Une femme exceptionnelle va croiser son chemin, dont le parfum subtil sera son obsession. Saura-t-elle apaiser son ego maladif ? A quel prix pourra-t-elle lui redonner envie ?  

J’ai été sollicitée par les agents littérairespour recevoir, lire et commenter ce livre. Ayant bénéficié de leur intermédiaire pour mon propre livre (Le mouroir aux alouettes), j’ai répondu évidemment favorablement à leur demande. D’autant plus favorablement que le thème m’intéressait : étant dans la quarantaine comme le personnage principal je pensais trouver des problématiques similaires aux miennes, même si la comparaison s’arrête là… L’annonce d’un psychiatre et d’une femme exceptionnelle à ses côtés me paraissait également alléchante.

Le roman commence par une longue description psychologique du personnage Grégoire. Celui-ci roule sur l’autoroute en direction de Paris pour un rendez-vous professionnel. Pris dans les embouteillages, cet arrêt sur image, permet de faire connaissance avec lui, cerner le personnage.

Dès le second chapitre, le personnage du psychiatre est annoncé (mais on ne le verra pas tout de suite, il faudra même attendre longtemps… pour finalement être déçu par la rencontre, mais j’anticipe, chutttt), et celui de « la femme exceptionnelle » est introduit (si j’ose dire).

L’histoire est celle d’un musicien sur le déclin, avec quelques clichés du milieu artistique (alcool, drogue et sexe forcément), qui fait une rencontre avec une femme très belle (évidemment, elle aurait été hideuse que c’eût été plus difficile) qui porte un parfum envoutant. Evidemment cette femme ne répond pas à ses avances. Il rencontre donc sa sœur avec laquelle il conclut (mais il ne sait pas que c’est sa sœur), il parcourt le monde (enfin pas le tiers monde, seulement le grand monde) croise la route de Georges Mickael (si-si il chante encore, bon pas en ce moment car il est en convalescence… mais bientôt)… bref, une vie trépidante.

J’ai été déçue par le personnage du psychiatre. On nous parle de lui comme d’un fou (dans le second chapitre) mais il n’apparait qu’à la fin du roman, et encore, presque sous forme anecdotique (je n’ai d’ailleurs pas encore vraiment compris ce que venait faire là cet épisode à Tanger). De même, il y a, à plusieurs reprises, des incohérences, ainsi Grégoire est présenté à un moment comme souffrant de phobie en avion, et à son voyage suivant, il n’en est plus fait mention, il semble même être indifférent au vol. Cela provient peut-être de plusieurs ellipses, un peu comme s’il manquait une partie du texte, ce qui ne facilitent pas la compréhension du récit.

Dernière petite remarque : il reste quelques coquilles, peu nombreuses, mais il est très agaçant de voir des accents circonflexes sur « notre » quand il s’agit d’un adjectif possessif. Mais bon, question ortograf je ferais peut-être mieux de ne pas trop la ramener, si vous me passer l’expression.

C’est dommage…

Il y a de bonnes idées (la réminiscence liée au parfum d’Amandine) mais il manque de la profondeur. On a l’impression d’effleurer seulement les choses…

Pourtant, aussi surprenant que cela puisse paraître, j’ai accroché à cette histoire et j’ai vraiment eu envie d’aller jusqu’au bout. Je me suis attachée à ce personnage tourmenté (même si dans ma représentation, il appartenait plus à la classe d’âge des quinquas qu’aux quadras, cela est peut-être dû à la couverture où on voit un homme d’un certain âge, serait-ce l’auteur ?), plein de contradictions, mauvais père et mauvais compagnon, sur lequel décidément on ne peut pas compter…

Et Lucien alors ? Il faudra aller à la dernière page pour savoir qui est Lucien.

 

 

 

 

Par vhs
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 21:43

J’ai reçu ce livre au SWAP de Noël de la médiathèque de Signy. Je connaissais évidemment Katarina Mazetti pour son livre le mec de la tombe d’à côté (dans ma PAL depuis… je ne sais même plus quand). J’ai donc appris qu’elle écrivait aussi pour la jeunesse.

Tatiana a eu la délicatesse de m’offrir le second tome de la trilogie. Pourquoi la délicatesse ? Parce qu’elle sait que je n’aurai pas apprécié le premier opus (la meilleure amie de l’héroïne, Pia, se suicidant).

Même si le fantôme de Pia apparaît çà et là, la tonalité de l’histoire est plutôt légère. Linnea est une adolescente flanquée d’un adorable petit frère Knotte, d’un beau-père artiste et d’une mère qui fait ce qu’elle peut. Pour pallier à la disparition de son alter ego Pia, elle s’entoure de deux copines : Madde et Malin. La première est éclipsée avant la fin du livre, égocentrée et parfaitement imbuvable, l’autre, excentrique (elle s’essaye à la magie et vit au milieu d’un univers régit par des forces occultes) prend petit à petit la place de la disparue, sans la faire oublier pour autant.

L’écriture est à l’image de l’héroïne : directe, sans fioriture, avec un niveau de vocabulaire marquant la maturité de la jeune fille. Les phrases sont courtes, incisives, au service de la narration.

Linnea est une jeune fille qui se retrouve très régulièrement dans la mouise. Bien sûr, ce n’est jamais entièrement de sa faute. Et c’est souvent en partant d’une bonne intention qu’elle se met dans des situations des plus périlleuses.

C’est un récit pétillant, comme la jeunesse, une récréation qui fait du bien.

Merci Tatiana !

 

881227021 MML4ème de couverture :

 

Linnea, dix-sept ans, ne s’est pas remise du décès brutal de Pia, sa meilleure amie. En cette nouvelle rentré, flanquée de deux copines plus paumées qu’elle, elle interroge les adultes sur le sens de l’existence et cache sa détresse sous une cruauté moqueuse. Quand sa grand-mère chérie lui offre une belle somme d’argent, elle envoie tout promener et part en voyage. C’est le moment pour elle de tomber amoureuse, de faire des choix inconsidérés, de prendre des risques, de perdre son innocence… bref, de vivre sa vie.

Après Entre Dieu et moi, c’est fini, Linnea a grandi mais n’en est que plus déboussolée par le monde adulte. Son désarroi mâtiné de culot offre des pages aussi tendres qu’hilarantes, un cocktail que Katarina Mazetti maîtrise à merveille et que l’on retrouvera en collection Babel dans le troisième volume consacré à son héroïne encore adolescente, mais plus pour longtemps : La fin n’est que le début.

Par vhs - Publié dans : roman initiatique
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 19:20

Masse Critique du site Babélio avait proposé en novembre des livres jeunesses. Parmi les livres offerts à la « critique » des blogueurs, les éditions A PROPOS proposaient différents titres de leur collection d’art. Je connaissais déjà un peu Gauguin (en Polynésie) et Monet (et Londres) mais j’avoue, à ma courte honte, que le nom de Bonnard fût-il peintre de l’intime ne me disait rien du tout (désolée de décevoir les amateurs d’art).

Ayant postulé sur les trois titres possibles, j’ai reçu Bonnard peintre de l’intime.

Finalement c’est une très bonne chose puisque ce choix m’a fait découvrir un artiste atypique.

Artiste né en 1867, à Fontenay-aux-Roses, membre fondateur du groupe des nabis… je vous laisse le soin de découvrir l’œuvre et la vie de Pierre Bonnard dans ce petit livre (63 pages) bien illustré et documenté.

L‘intérêt que j’ai éprouvé à lecture de ce livre, outre celui que j’ai pu porter à cet artiste, réside dans la structure même de l’ouvrage.

Découpé en cinq parties, présentant les différentes étapes de l’œuvre de Bonnard, chacune d’entre elle commence par une citation qui donne la tonalité du thème abordé, mais également, sur la même double page, un tableau chronologique de la période concernée mettant en parallèle la vie personnelle, les évènements culturels, politiques, économiques et sociaux. Chaque partie a un code couleur qui est repris en bas de page, ainsi le lecteur peut se référer rapidement au sommaire et ainsi se resituer dans l’œuvre de l’artiste. Cette couleur est également utilisée en fond de paragraphe pour les parties « à propos » qui apportent des précisions sur le contexte de création (ainsi ceux de la première partie porte sur la revue blanche et la belle époque). Certaines peintures sont plus détaillées et font l’objet d’une double page « arrêt sur image ». Pour une novice en la matière comme moi, je dois dire que cela m’a permis de m’attacher à cet artiste plus rapidement en comprenant ses toiles grâce à un éclairage d’expert.

Le texte est bien écrit et facilement accessible (rappelons que ce livre était présenté dans une opération pour la jeunesse). Les illustrations sont présentes à chaque page et sont pertinentes face au texte (ce n’est pas toujours le cas dans les livres illustrés). Enfin les quatre dernières pages intitulées« approfondir » donnent des pistes pour celui ou celle qui voudrait aller plus loin (notamment sur ses dessins qui ne sont pas abordés ici, c’est un ouvrage sur le peintre). Enfin, on referme le livre sur une bibliographie et un carnet d’adresse où on peut admirer les peintures de ce Nabi de l’intime.

Je remercie Babélio et les éditions A PROPOS pour m’avoir fait découvrir cette collection que je vais m’empresser d’enrichir avec les autres titres.

 

Bonnard peintre de l'intimeLa quatrième de couverture :

Rien ne prédestinait Pierre Bonnard à la peinture. Pourtant, dès ses premières œuvres, il est l’un des piliers du mouvement nabi, participant intensément au « bouillonnement » des arts dans les années 1890. Et, en cinquante ans de carrière, il va mettre en place un langage pictural audacieux, recréant sur la toile un monde unique  Incandescent.

Pierre Bonnard, peintre de l’intime retrace la vie et l’œuvre de l’artiste, si intimement liées, et invite à découvrir ses dons exceptionnels de coloriste à travers ses paysages d’étés aveuglants, ses salles de bains au miroir, ses nus baignant sans l’eau bleutée… Des moments de bonheur simple, de purs instants de grâce.

Par vhs - Publié dans : biographie
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 19:34

la délicatesseDe la délicatesse, il y en a dans ce roman, depuis la première à la dernière page.

C’est une histoire toute en douceur, et ce malgré la tragédie qui frappe rapidement l’un des personnages.

 

L’écriture y est toute légère.

 

La particularité est d’ancrer dans le réel par des digressions, comme des parenthèses, cette histoire vaporeuse. Ce sont des précisions qui peuvent paraitre absurdes, comme, par exemple, le paragraphe 12 donnant la distance entre Paris et Moscou, mais cela permet de faire une respiration entre deux scènes.

 

Et des respirations, il en faut, car le thème n'est pas des plus gais. En effet, c’est l’histoire d’une reconstruction après un deuil.  Pourtant, ici, point de pathos larmoyant. Les choses sont dites simplement, sans lourdeur pathétique.

Le récit est articulé en 3 parties. La première, l’exposition, raconte la rencontre puis l’installation dans une vie tranquille et sans heurts de François et Nathalie, jusqu’au drame. La seconde monter la façon dont Nathalie survit à ce deuil, son travail, la vie qui se poursuit, sans elle. Enfin, la dernière partie retrace la façon dont Nathalie renaît à la vie.



C’est un très joli livre. Un film en a été fait. Je ne sais pas si j’irai le voir car la délicatesse de la plume de Foenkinos me semble difficile à retranscrire en image.

Voici la bande annonce :

 

 

La quatrième de couverture:

 

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent al fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…

_ Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie.

Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité. »

 

Merci à Sophie qui m’a fait découvrir cette belle histoire.

.

 

Par vhs
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 20:24

C’est en passant dans une allée un peu à l’écart des grands axes, au dernier salon du livre parisien, que j’ai été interpellée par la joyeuse équipe des éditions la Madolière. Je me suis rapidement retrouvé avec ce livre entre les mains, dédicacé par l’auteur, sans en avoir lu le résumé, ni même avoir la moindre idée de ce qu’il racontait. C’est ce qui s’appelle « acheter chat en poche ».

Etant dans une série plutôt polar en ce moment, j’ai donc ouvert (enfin pourra dire son auteur) ce sombre Azur.

J’avoue avoir un peu eu de mal au départ à entrer dans l’histoire, malgré une narration à la première personne. Après réflexion, je pense que la mise en page du texte ne doit pas y être étrangère, en effet les marges sont très réduites avec une pagination en milieu de page sur le côté. Peu habituée à ce format, il m’a fallu un petit temps d’adaptation (pour le prochain, ce devrait aller mieux), je sais que cela peut paraitre futile mais pour moi le confort de lecture participe aussi à l’intérêt que je vais porter à une histoire, peut-être parce que je ne lis qu’allongée.

Le roman commence par un paragraphe d’introduction le présentant comme un « journal personnel en parallèle d’une enquête » mais qui sous-entend également une dose de fantastique (il y est fait allusion à un pacte avec le Diable). S’en suit un chapitre que l’on pourrait qualifier d’exposition, d’une vingtaine de pages.

J’avoue n’être entrée dans l’histoire qu’à partir du troisième chapitre, quand le capitaine rencontre la riche et énigmatique héritière russe. J’ai lu le reste d’une traite.

L’écriture est agréable, avec un style proche de l’oralité. Par contre je n’ai pas trouvé de trace de journal tel qu’annoncé dans l’introduction. Pas d’avantage celle d’un diable, et rien qui ne rendît ce roman fantastique (au sens littéraire du mot). Le personnage de Saint-Ange peut éventuellement poser question.

La fin laisse entrevoir une suite, car des questions restent en suspend (de suspendre, je précise) et notamment l’identité du meurtrier de madame Vingt-Trois…

Mais l’histoire, me demanderez-vous avec raison ?

Il s’agit d’une enquête commanditée par un juge qui rassemble autour de lui des membres éminents de plusieurs services de sécurité : DST, service des stups du SRPJ ou de la brigade financière. L’action se passe dans les Alpes Maritimes, autour de Nice (que l’auteur égratigne au passage), il est question d’une secte où les membres renouent avec leurs vies antérieures dans une chambre des métempsychoses…

Le décor est planté, les personnages prêts à entrer en scène, vous n’avez donc plus qu’à vous installer confortablement dans votre fauteuil préféré et vous laisser couler dans l’univers psychédélique de Marc-Aurèle Guerrier (c’est le nom de l’auteur… no comment)

 

sombre azur 4ème de couverture :

Qui se cache derrière le masque de chat porté par le gourou d’une secte très puissante qui sème des cadavres dans son sillage ? Quels sont les liens véritables qui existent entre cette secte et le chef d’un gang mafieux russe local, Alexander Ashkénazi ? Pourquoi le Juge Panafieu fait-il appel à des intervenants extérieurs aux Alpes-maritimes, tel que le lieutenant Vanharé, des Stups de Lyon ? Quel est el rôle de l’étrange commandant Saint-Ange, des RG de Nice, dont le comportement et la nature sont ambigus à souhait ? C’est à ces questions que devra répondre Stanislas Vingt-Trois, de la Brigade Financière de Paris, afin d’élucider un mystère macabre qui pour lui transcende toutes les investigations de ce bas monde : l’assassinat de son épouse bien-aimée.

Pour connaitre cette vérité, Stanislas devra intégrer la secte, multiplier les alliances, sauver des vies et des âmes. Aidé dans l’ombre par son ex-collègue et ami de toujours, l’inénarrable Tartuffe.

Le capitaine Vingt-Trois est un radical. Du moins, l’est-il devenu au cours de sa carrière. Mais toute personne, aussi douée soit-elle, a ses limites. Le flic, dans cette affaire où les forces qui s’affronte sont des plus malfaisantes, a-t-il atteint les siennes ?

Par vhs - Publié dans : roman policier
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 17:53

anna gavalda echappée belle

 

Quatrième de couverture :

Garance, Simon, Lola et Vincent sont frères et sœurs unis par les souvenirs et par le cœur. Ils se retrouvent tous les quatre à l’occasion d’un mariage qui s’annonce particulièrement ennuyeux. Sur un coup de tête, ils décident de s’éclipser et de prendre le chemin des écoliers pour quelques heures. Le temps de voler de rares instants de bonheur à la vie….

Un livre drôle et pudique, au style léger, direct, d’une séduisante simplicité.

 

C’est Sylvie qui m’a prêtée ce livre. J’ai, comme beaucoup, quelque part dans ma PAL, le fameux Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, mais je n’ai pas encore l’occasion, l’envie, le courage (peut-être) de l’ouvrir. Il reste là, à portée de main, à attendre, patiemment, que son heure sonne. J’avais un peu honte de ne pas encore avoir fait connaissance avec cet auteur dont on me dit depuis si longtemps le plus grand bien. Mais, je dois l’avouer : j’avais peur d’être déçue. Fidèle à la parole de Sacha Guitry (le meilleur moment dans l’amour est quand on monte l’escalier), je préférais donc retarder ce moment de lecture… Le retarder tant que je prenais le risque de ne jamais rencontrer Anna Gavalda.

C’eût été dommage.

Ce petit récit n’a pourtant rien de particulier. Pas d’intrigue haletante, pas de suspense insoutenable… mais un ton, des portraits, une tranche de vie.

L’humour est présent dès les premières pages. Il s’estompe progressivement pour faire place à une certaine gravité qui sied particulièrement au texte. La narratrice, Garance, entre dans la voiture de son frère, Simon, venu la chercher en compagnie de sa charmante épouse afin d’aller assister au mariage d’une vague parenté. S’en suit un échange acide entre les deux femmes. Le ton est donné.

Le point de vue est celui de Garance, le récit à la première personne du singulier (décidément j’adore ça) ce qui confère à l’histoire une tournure particulière. En effet, ce mariage n’est qu’un prétexte pour que la fratrie se retrouve et passe un dernier jour ensemble, comme lorsqu’ils étaient enfant.  

Prétexte et symbole à la fois : celui du passage de l’enfance-adolescence à l’âge adulte, de l’insouciance à l’engagement. Garance est encore célibataire, vivant comme une étudiante, passant des soirées à boire ou à jouer au poker... et qui sent malgré elle venir le temps des responsabilités.

Un petit roman, presqu’une nouvelle (à peine 120 pages) riche en émotion, vecteur d’une prise de conscience : celui du temps qui passe, irrémédiablement, changeant en souvenirs nos instants les plus précieux.

Bon, si je comprends bien, je n’ai plus qu’à replacer le premier succès d’Anna Gavalda sur le dessus de ma PAL… et si j’étais déçue ?

 

Par vhs - Publié dans : roman initiatique
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 20:47

Ce livre m’avait été conseillé par mon ami Christophe le libraire. Suivant, au grand regret de mon conseiller bancaire, trop souvent les avis d’autrui en matière littéraire, et voulant soutenir le petit commerce, je me suis donc empressée d’investir dans cet ouvrage. Evidemment, en rentrant chez moi, je l’ai déposé sur ma PAL (pile de livre à lire) et l’ai oublié de long mois. Heureusement, ma main s’est hasardée récemment sur mon étagère et je l’y ai retrouvé. Je dis heureusement car j’ai passé un réel moment de plaisir en compagnie de Didier, privé de son état. L’action se passe dans le vignoble champenois. Une jeune fille, sœur d’un ami du narrateur, a disparu. La famille charge Didier Rouque, de Rouque investigations, de retrouver la demoiselle. Notre héros arrive donc à Bar-sur-Aube par le train du matin. Il se fait engager par le maire pour le temps des vendanges afin de s’assurer une couverture et de pouvoir enquêter en toute discrétion. Malheureusement pour lui, le meurtre de Gérard Merle, employé modèle du vignoble Verriez. C’est un bon policier bien sympathique. Ecrit à la première personne, ce que je préfère, l’histoire nous plonge dans le monde viticole. Ce n’est pourtant pas un univers que j’apprécie forcément beaucoup (niveau lecture s’entend) pourtant, ici ce fût avec un réel plaisir que je retrouvais chaque soir les vignerons de la maison Verriez. Bien écrit, avec une enquête qui met en œuvre divers protagonistes, des personnages attachants, je remercie Christophe de m’avoir fait découvrir cet auteur. J’ai lu sur le site de Dominique Edler que d’autres aventures du privé Rouque allaient suivre, ne reste plus qu’à attendre leur sortie !

 

privé en champagneQuatrième de couverture :

Gare de Bar-sur-Aube : deux minutes d’arrêt. Lorsqu’une jeune fille disparaît, un privé apparaît… Son enquête va le mener jusqu’à un village champenois au moment des vendanges. Il va vite s’apercevoir que cette disparition s’avère plus complexe qu’elle n’y paraît. Il faut dire que l’hectare de vigne en Champagne peut couter très cher et même être mortel.

Par vhs - Publié dans : roman policier
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                    cure d'enfer et autres racontars

 

 

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  lemouroir[1]

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