Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 23:39

      alice au pays des trop vieilles« Dépassé 40 ans, il y a des régions où il ne faut plus s'aventurer... sous peine de payer le prix fort ! »

Alice a un mari, deux enfants, un chat, un job et tout va bien. Jusqu'au jour où son patron décide de la remplacer : « trop vieille. » « TROP VIEILLE ? » A 41 ans ? Enfin non 46, mais ça personne ne le sait... Alice appelle ses copines à la rescousse, entame un régime, songe parfois au Botox et à la chirurgie plastique... Mais non, la dictature de la jeunesse ne la mettra pas à terre !

Drôle et insolent, un livre jubilatoire pour toutes celles qui ne sont pas si Vieilles et ne voient pas pourquoi elles le deviendraient.

 

 

 

Je vous avais prévenu : je suspends les polars sanglants pour le moment. J'ai eu ma dose. Je me suis donc changé les idées avec ce petit bouquin dont la quatrième de couverture m'assurait un bon moment de détente, loin des affres du quotidien. Ben quoi ? Non, je ne suis absolument pas concernée par la quarantaine... pas tant qu'une seule personne me donnera encore la petite trentaine.

Bref, me sentant très éloignée du sujet, je me suis plongée avec délice dans ce monde inconnu de celles qui ne veulent pas vieillir.

Pour la petite histoire, je l'avais prêté à une copine qui m'avait simplement dit en me le rendant : « Bof, c'est l'histoire d'une nana qui n'a aucun autre problème que de s'occuper de sa petite personne ».

Je dois dire, qu'elle n'a pas tort, même si je ne résumerais pas de façon aussi sommaire ce bijou du boboïsme parisien.

Alice est certes largement quadra, a un mari, des enfants et un job, mais elle exerce surtout dans le milieu du journalisme de mode. Rappelons ici que l'auteur n'est autre que Cristina Alonzo, créatrice de Elle à Paris (merci l'éditeur qui indique cette info cruciale, s'il en est, en quatrième de couv'). Milieu où l'apparence est vitale. Elle a des bonnes copines, façon Sex and the City, auxquelles elle raconte ses petits malheurs. Le mari est particulièrement compréhensif, la laissant exprimer son mauvais caractère sans broncher. Et je ne parle pas des enfants...

Bref, des personnages un tantinet caricaturaux.

L'histoire se déroule sur quelques mois pendant lesquels Alice est placardisée au profit d'une jeune à qui ont confie son poste. Ne le supportant pas, ce qui est normal, elle déclenche une maladie assez rare : vertiges paroxystiques, et se retrouve donc en arrêt maladie. C'est l'occasion pour elle de faire le point. Jusque là, ça va. Dans la vraie vie, Alice aurait mis des mois à s'en sortir et encore, vraisemblablement, elle aurait fini par pointer chez Popol. Évidemment ici, dans le merveilleux monde du roman, tout est bien qui fini bien... Hélas !

Oui, hélas, car l'histoire d'Alice, on n'y croit pas du tout. Je ne me suis pas retrouvée dans le personnage, pas plus que dans la situation. Il faut dire, que dans mon job, le physique importe bien peu, et l'âge encore bien moins...

Voilà pour le fond.

Du côté de la forme...

Les chapitres sont courts et sont tous structurés de la même façon : un titre en majuscule en dessous duquel, en gras, un court résumé daté. Puis une liste des choses à faire en trois à quatre points qui doivent être là pour, je suppose, créer un suspens et inciter le lecteur à poursuivre. Enfin, la narration commence. L'auteur a une tendance à utiliser des verbes conjugués sans sujet dans ses phrases. C'est assez horripilant, je trouve. Du coup le style devient télégraphique à certains moments. Les fins de chapitre se terminent par un « Récapitulons » donneur de leçon où l'auteur vous prodigue ses conseils que son personnage lui-même ne suit pas.

Bref, je reste assez mitigée après la lecture de ce livre. Même si, sur le moment, cela n'a pas été désagréable, il en ressort que je n'ai gardé de souvenirs que les choses qui m'ont agacées... ce qui n'est pas, il faut bien le dire, pas très bon signe.

Je me demande bien pourquoi je l'ai acheté... Peut-être le titre ? Où alors l'envie de voir ce que la quarantaine est censée créer comme angoisse chez celles qui la traverse ? Je ne sais pas. Ce qui me rassure, finalement, c'est de ne pas m'être sentie concernée par cette histoire.

Je me demande souvent ce qui fait courir les gens après l'apparence de jeunesse ? La peur de la mort ? Sans doute... Dans ce cas, la course est perdue d'avance, inutile de se fatiguer !

Et quand on lit, après quoi court-on ?

 

Par vhs - Publié dans : humour
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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 19:56

Paris, été 2008. Une patrouille de police découvre un cadavre mutilé dans un immeuble désaffecté du XVIII éme arrondissement. La Capitaine Liener et sa Brigade des Affaires Étranges prennent un charge l'investigation et mènent une enquête aux frontières occultes et criminelles. Un ennemi puissant, invisible, presque intouchable, manœuvre dans l'obscurité et les secrets. Les talents guerriers, scientifiques et mystiques des trois lieutenants de la Brigade suffiront-ils à résoudre tous les mystères, à vaincre tous les périls ? A moins que les démons de Liam Liener ne les précipitent dans une ombre plus grande encore. Dans un combat acharné, nul n'en sort indemne.résurrection

Sur la couverture, très sombre, en dessous du titre, en lettre blanche, le mot « Thriller » prévient le lecteur. Et, effectivement, il n'y a pas d'erreur sur la marchandise. Tous les ingrédients y sont : sexe, violence et suspense.

Le récit est découpé en cinq parties inégales : Prélude, premier mouvement, deuxième mouvement, épilogue un et épilogue deux, illustrées par plusieurs images ce qui est très agréable.

Comme l'indique la quatrième de couverture, l'histoire nous plonge dans une enquête étrange. Une brigade spéciale, moquée par les autres services « sérieux » de la police, a été mise sur pied. A sa tête le torturé Liam Liener dont les problèmes sexuels l'entraînent dans le gouffre. Il a sous ses ordres un couple des plus curieux (Claire qui ne dit pas un mot de trop, et le colosse russe Kyrill) et Désiré le spécialiste des religions. Ces quatre personnages improbables sont confrontés à l’Église catholique ou une de ses branches sectaires. Ils mèneront une enquête pleine d’embûches et de coups bas.

Dans la lignée du succès de Da Vinci Code, plusieurs ouvrages sur la thématique de « L’Église nous cache un secret » sont apparus sur les étals. Ici, les choses sont différentes. L'incursion du fantastique et de l'église Vaudou dans le récit nous éloigne de Dan Brown. On ne sait d'ailleurs pas avec certitude si les protagonistes sont réellement aux ordres du Vatican.

J'ai eu un peu de mal avec certaines scènes mais qui sont opportunes pour la suite du récit, alors... Dans l'ensemble j'ai apprécié cette lecture. Mais, je crois que je vais un peu lâcher le thriller pour le moment... histoire de trouver un peu de tendresse dans ce monde de brute.

Dernière petite question à l'auteur : Kyrill/Cyrille, un hasard ?

Par vhs - Publié dans : roman policier
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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 21:23

    la liste de mes enviesQuatrième de couverture : Les femmes pressentent toujours ces choses- là. Lorsque Jocelyne Guerbette, mercière à Arras, découvre qu’elle peut désormais s’offrir ce qu’elle veut, elle se pose la question : n’y-a-t-il pas beaucoup plus à perdre ?

 

Qui n'a pas eu l'idée de lister les choses qu'il ferait si la bonne fortune décidait un jour de frapper à sa porte et de lui offrir sur un plateau la somme fabuleuse de plusieurs dizaines de millions d'euros ? J'avoue, ça fait partie des petits trucs qui me permettent de poursuivre son chemin, se lever le matin pour aller au boulot rêvant secrètement que ce soit le dernier jour, passer la cinquième en pensant que j’ai entre les mains le dernier modèle de monospace (désolée, mais chacun ses rêves). Eh bien, c’est exactement ce qui arrive à la mercière Jocelyne. Ecrit à la première personne du singulier, la vie de Jocelyne est bien morne : un mari à la limite du rustre, des enfants qui ont quittés le nid pour vivre leur vie, un père atteint d’Alzheimer, le deuil d’un enfant à naître qui fracture le couple et elle qui pleure en lisant Belle du Seigneur… heureusement dans cette VDM, il y a aussi les copines jumelles un peu barges, la mercerie qui bon-en-mal-en la distraie de son quotidien, et son blog et ses lectrices grâce auxquelles Jo existe. J’ai lu ce livre en deux soirées. J’avais évidemment vu beaucoup de commentaires élogieux sur ce petit bouquin. Certaines lectrices se reconnaissent dans le personnage de Jo… Ce qui me laisse songeuse et me pose question.

 

Attention minute de réflexion (ceux qui ne voudraient pas lire mes divagations passent directement au paragraphe suivant, merci)

La lecture est un refuge, nul ne peut le nier, lire un roman fait rêver. Bon nombre de romans à succès (Dieu que cette locution est désuète, mais j’assume) suivent un schéma narratif stéréotypé : en général une histoire d’amour, un homme/une femme que tout sépare (humain-vampire pour le pire des cas, mais souvent on se contentera soit d’un niveau social différent - roman Harlequin type - soit d’un vague remake de Roméo et Juliette avec des familles qui se détestent) à cela ajouter une intrigue policière (meurtre, vol), un voyage dépaysant (exotique de préférence, sachant que pour la française moyenne – désolée mais ce sont souvent les filles qui lisent ce genre de littérature – les Etats-Unis sont particulièrement appréciés, allez savoir pourquoi…) et enfin, saupoudrer le tout d’une dose d’aventure. Et hop ! Oui, bon, en théorie ça marche, mais en pratique si l’auteur n’a pas un minimum de style, le repas risque de devenir rapidement indigeste. Bref, j’en viens donc à me poser la question fatale : a-t-on une vie si merdique qu’il nous faille aller chercher dans des romans de quoi nous échapper et d’accepter de poursuivre la route vaille-que-vaille ? Serait-ce la même chose qui nous anime quand on va valider la grille de loto de la super cagnotte ? Le même désespoir ? Pas réjouissant, n’est-ce pas ? Pour mon cas, mes motivations pour la lecture sont plutôt à mettre du côté de la curiosité et du plaisir des rencontres (avec les personnages, mais aussi de plus en plus avec les auteurs qui les ont fait naître), du reste, je ne me borne pas aux romans, je dévore aussi les essais, les livres d’histoire, de philosophie, psychologie… Ouf, je ne suis pas si désespérée !!!

Désolée de cet aparté, loin de mes habituels billets, mais c’est exactement la réflexion que j’ai eu après avoir tourné la dernière page de La liste de mes envies et lu quelques messages adressés à l’auteur sur facebook…

Parce que si je ne me suis, Dieu merci, pas reconnue dans la vie de Jo, j’ai vraiment apprécié de la rencontrer. Même si elle m’a fait un peu l’effet de Scarlet O’Hara : elle passe systématiquement à côté de tout ce qui pourrait être positif. Elle pourrait quitter son rustaud de mari, elle ne le fait pas, quitter sa vie médiocre, enfin être heureuse… mais, non. Je me suis révoltée, comme devant Autant en emporte le Vent, face à cette attitude de looseuse (il fallait bien un mot moderne), en vain. Le choix de Jo face à sa vie est celui de l’auteur (ben, oui, faudrait quand même pas oublier que c’est un roman) et j’aimerais bien en discuter un de ces quatre avec lui…

Bref, je vous épargne le blabla habituel que vous pouvez lire à peu près partout, sur la qualité de l’écriture, la simplicité des mots pour rendre attachant ce personnage, au fond, si commun… vous aurez compris que ce roman est vraiment spécial et qu’au-delà d’une simple intrigue romanesque, c’est un appel à la réflexion sur sa propre vision de la vie. Je ne sais pas si c’était l’intention de l’auteur, mais en tout cas, c’est réussi !

Par vhs
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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 19:14

théorème de roarchack

« Rien n’avait préparé Kyle Ashcroft, modeste professeur dans une université de Virginie-Occidentale, à connaitre un tel chaos. Comment, d’ailleurs, aurait-il pu prévoir que la découverte fortuite de cette étrange formule mathématique, un soir d’octobre 2002, entrainerait dans son sillage une telle litanie de meurtre ?

Et pourtant… dans ce monde post-11 septembre où mes ennemis les plus dangereux ne sont pas toujours ceux qu’on croit, Kyle n’aura d’autre choix que de fuir pour survivre, avec comme seul but de déchiffrer la formule, et de comprendre pourquoi il est devenu une cible. »

J’ai rencontré Johann à l’occasion du salon du livre de Méry-sur-Oise. J’avais déjà eu l’envie de lire son livre au titre si alléchant.

De près de 300 pages, le livre se divise en sept chapitres auxquels viennent s’ajouter un prologue et un épilogue. Le narrateur, Kyle Ashcroft, écrit à la première personne du singulier, ce qui ne l’empêche pas d’être omniscient ce qui donne une réelle cohérence au récit. Ici, le lecteur ne se perd pas en conjectures inutiles, il n’y a pas de scène inopinée et dont l’irruption pourrait perturber la lecture. C’est aussi ce que j’ai apprécié dans ce roman : sa fluidité.

Les personnages sont fouillés et ambigus. Loin d’un monde manichéen, Johann Etienne nous brosse une histoire qui nous emmène des bancs de l’université de Chaleston, en Virginie Occidentale au Vatican en passant par Paris et Berlin. Un voyage dans l’espace et le temps, puisque le récit fait revivre au narrateur des pages inconnues de son histoire familiale.

Bref, un bon polar rondement mené.

Seul bémol (il en faut bien un) l’orthographe approximative de l’auteur. Je ne suis pourtant pas particulièrement douée dans ce domaine (n’est-ce pas Isabelle ?) mais là, j’ai trouvé mon maître. Cependant, malgré cela, j’ai été prise par l’histoire… ce qui prouve la qualité de l’intrigue. De plus les nouveaux exemplaires ont été corrigés, nul doute donc que vous aurez encore plus de plaisir à découvrir ce théorème de Roarchack !

Par vhs - Publié dans : roman policier
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Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 22:44

Debout dès l’aurore (bon d’accord 8h, mais un dimanche quand même !), avec mes trois filles, nous prîmes la direction de la capitale pour une folle journée au salon du livre. Deux heures de route plus tard, nous nous garons dans le parking R de l’immense parc des expositions Porte de Versailles et nous pouvons enfin entrer dans le temple de la lecture….

Aaaahhhhh….

    Erik L'HommeHélas première déconvenue, Alexandre Moix n’est pas là. Dommage pour fille numéro 2, elle était venue essentiellement pour lui. Tant pis, nous allons nous rabattre sur Erik L’Homme mais la longueur de la queue nous fait renoncer.

 

 

 

 

Je laisse lâchement mes filles dans la file pour Antoon Krings et file de mon côté vers Gordon Zola.

    180320121212Etant un peu Kinder, je n’avais pas compris que comme dans les rues, les allées avaient un côté pair et un impair. Je regardais donc sans comprendre les noms des emplacements : J37, J39… pffff, Gordon est prévu au J38 !!!! Heureusement, le stand devant lequel j’étais plantée était peuplé de gentils auteurs qui m’ont indiqué le stand du grand Zola, juste derrière moi. Pour les remercier de cet aide précieux, je ne pouvais pas faire mieux que de m’intéresser à leurs œuvres. Premier achat donc. Un livre sur une saga familiale pour Mamie : Des ravioli aux escalopes à la crème en passant par le couscous de Marie-Claude Jouvet.

 

 

 

    Gordon ZolaPuis, je me suis, enfin, retournée vers Gordon Zola et second achat de la journée : J’écluse ou le point de vue éthylique sur l’affaire Dreyfus par un journaliste épris de la dive bouteille.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est à ce moment que fille numéro 1 m’envoya un texto m’indiquant qu’elles avaient eu la signature d’Antoon sur Mireille l’Abeille, et donc qu’elles m’attendaient. Je lui répondis aussitôt « J’arrive »…

 

 

 Philippe Dauphinmais c’était sans compter sur Philippe Dauphin et sa petite famille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    180320121223Midi et demi : pause déjeuner en compagnie d’Andras Fenris et Christine (très sympathique amie suisse de l’auteur du chevalier du troisième sous-sol).  Vous remarquerez les madeleines du premier plan, à ce moment-là, il en restait encore beaucoup...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14 heures : début des hostilités. Le programme est chargé. Nous avons 3 heures pour rencontrer (c’est un bien grand mot) pas moins de 6 auteurs. Un vrai défi. Dans l’ordre, nous avons croisé :

 

 

 

 

    Gégoire Delacourt et JL Fournier 2• Grégoire Delacourt, conforme à l’idée que je me faisais de lui, charmant et plein d’humour. Un moment très sympathique avec l’auteur de l’écrivain de la famille avant de repartir avec la liste de mes envies sous le bras. A côté de lui, Jean-Louis Fournier qui n’avait pas eu le temps de déjeuner. Heureusement, j’avais pris mes célèbres madeleines (si, si, je commence à avoir une petite réputation). Je lui en fis profiter. Je crois qu’il a apprécié, en tout cas Grégoire Delacourt oui (si vous venez en Ardennes, je vous en refais, promis).

 

 

 

 

 

    Susie Morgenstern• Susie Morgenstern, dont c’était l’anniversaire (mais ça, on l’a su plus tard, quand l’équipe de l’Ecole des loisirs le lui a souhaité quand on attendait pour Claude Ponti) s’est prêtée au jeu de la photo avec fille numéro 1 qui était ravie. Auteur jeunesse américaine que nous allons revoir dès jeudi à la médiathèque Voyelles de Charleville-Mézières où elle est invitée.    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Gilbert Bordes• Gilbert Bordes qui a aussi beaucoup aimé mes madeleines (quand je vous le dis…) toujours en pleine forme.

 

 

 

 

 

 

 

 

Il était alors 15 heures. Un record, avec un peu de chance, on allait réussir ! C’est là que filles 1 et 2 décidèrent d’aller vivre leur vie en toute autonomie et de commencer la queue pour Mathias Malzieu. Bien leur en prit, elles durent faire la queue pour Mathias, apprendre qu’il leur fallait un ticket, faire la queue à la caisse pour avoir ledit ticket, apprendre qu’il leur fallait acheter un livre sur place pour obtenir le fichu ticket, refaire la queue avec le livre pour obtenir le pu### de ticket, changer de caisse, évidemment c’était pas la bonne, refaire la queue avec le livre pour obtenir le pu### de ticket à la ###, payer avec les derniers centimes en poches (ouf, ça passe), refaire la queue pour Mathias une heure avant le début prévu pour les dédicaces….

 

 

Attendre…. Attendre… attendre…180320121252

 

 

 

 

 

Et pendant ce temps-là, avec fille numéro 3, je renonce à obtenir une griffe de Jean Teulé sur Charly 9 (file d’attente beaucoup trop longue à mon goût). Je préfère faire connaissance avec Katerina Mazetti et son charmant accent danois. J’ai enfin pu finir la trilogie avec le premier tome Entre Dieu et moi c’est fini…

    Douglas Kennedy 2Je fais une petite visite à Douglas Kennedy auquel j’avoue ne rien avoir lu de lui, je me fais pardonner avec une madeleine (ça marche à tous les coups) En fait, j'avais seulement oublié que j'avais lu Une relation dangereuse... oups

 

 

 

 

 

 

 

 

Et il est déjà l’heure d’aller se mettre dans la queue pour Claude Ponti, il doit arriver dans trois-quarts d’heure.

De leur côté, filles 1 et 2 attendent toujours…

A 16 heures trente, toute la famille attend…Claude Ponti 2 j’en profite pour acquérir l’almanach Ouroulboulouck rien que pour moi, et fille numéro 3 un énième épisode de Tromboline et Foulbazar (elle s’identifie d’ailleurs volontiers à ce dernier).   

Claude Ponti nous dessine de charmants poussins coquins sous les yeux admiratifs de fille numéro 3 dont le rêve se réalise : rencontrer le papa de Blaise le poussin masqué.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est 17 heures 15, et ça y est, nous avons réussi notre pari, il est temps de rentrer… mais où sont filles 1 et 2 ? Les voilà ! Dans la file pour Mathias Malzieu évidemment, à dix personnes du but suprême !filles dans attente    

Fille numéro 1 me demande de rester à côté d’elles pour prendre les photos. Etant une mère formidable (si, si ce sont elles qui me l’ont dit) et passablement fatiguée, je me pose sur mon siège intégré (qu’est-ce que vous croyez, c’est que je suis équipée, moi, je ne vais pas au salon les mains dans les poches, mais avec mon super caddie, que tout le monde m’envie).

 

    richard borhingerEncore une heure d’attente (priorité donnée aux journalistes sur les fans, promo oblige, et des journalistes, il y en a toutes les cinq minutes), ce qui me permet de découvrir la frimousse (je ne suis pas certaine que quelqu’un d’autre ait osé l’appeler ainsi) de Richard Borhinger qui signe juste à côté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18 heures 15 : ÇA Y EST !!! Les photos du siècle sont dans la boîte, et nous sur le chemin du retour, juste le temps de croiser Bernard Werber2Bernard Werber et CanteloupNicolas Canteloup

 

 

 

et hop dans les bouchons du périph ‘ !

 

 

20 heures 45 : retour maison, dodo parce que demain boulot… ronpchittt

 

 

Et voilà, je suis ruinée, fourbue, une PAL qui a doublé de volume, mais quelle journée !!! Vivement l’année prochaine !

Merci à tous les auteurs pour leur patience et leur talent.

 

Vue sur la foule Vue partielle du salon à 15 heures...

 

Par vhs
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Jeudi 15 mars 2012 4 15 /03 /Mars /2012 22:46

cure d'enfer et autres racontarsQuatrième de couverture :

« Le curé Polleson débarqua, tout de noir et de décence vêtu. Il portait un col cassé blanc, propre, avec un nœud papillon noir, un chapeau melon noir sur le chef, et ses immenses pieds étaient couverts par de vastes chaussettes noires et des bottines à boutons.

De la poche droite de son manteau émergeait une bible noire dotée d’un marque page en argent.

Longtemps, il resta là, devant les chasseurs affalés sur le banc. Jamais il n’avait vu quelque chose d’aussi repoussant. Jamais encore le Seigneur n’avait révélé à sa vue un tel troupeau de pécheurs. Cette fois-ci, le Seigneur avait vraiment dirigé ses pas où il fallait. Polleson remercie de tout son cœur son Sauveur qui avait su, dans son immense sagesse, lui ménager cette rencontre. »

 

Voici un nouvel exemplaire de recueil de nouvelles du Groenland de Jorn Riel. J’avais particulièrement aimé le recueil « Vierge froide et autres racontars » aussi je me régalais d’avance à retrouver la truculence des situations de l’univers de Riel.

Je ne peux pas dire que j’ai été déçue, même si j’ai moins ri que la fois précédente. Peut-être était-ce parce que je ne découvrais plus ce monde masculin, ni leur curieuse façon d’appréhender la vie en solitaire.

La première nouvelle : un cadavre bien conservé ne manque pas de piquant puisqu’il y est question du dernier voyage de Lause, à la façon de Bjorken. Une trentaine de pages d’un humour caustique dû à des mises en situation des plus loufoques.

La seconde n’est pas moins drôle : les conversations qu’entretiennent Fjordur et son chien sont pour le moins originales.

Mais les nouvelles suivantes m'ont moins fait rire, bien que toujours empruntes d'humour, parfois caustique.

Pourtant les situations sont toujours aussi curieuses comme l'arrivée de Don Svendsen de la jungle amazonienne accompagnée de son boa royal, Mademoiselle Magdalena en zone arctique. Mais cette situation m'a semblé si invraisemblable que j'ai pas pu adhérer totalement à l'histoire.

Je ne vais pas égrainer toutes les nouvelles de ce recueil (il y a sept) car j'avoue qu'après plusieurs semaines, je ne me souviens peu des suivantes.

Juste un petit mot de cette édition. Les pages ont été imprimées sur des feuilles de couleur rose, ce qui est très agréable. De plus des illustrations ponctuent chaque nouvelle, ce ne sont que des esquisses en gris mais qui participent à faire de ce livre un moment de détente.

Malgré tout, je poursuivrai certainement la lecture de Jorn Riel (déjà parce que j'en ai encore trois volumes dans ma PAL) car les histoires restent plaisantes à lire.

 

Par vhs - Publié dans : Nouvelles
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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 11:09

place-defaiteLa 4ème de couverture :

« Je voudrais aider la maîtresse... »

C'est ainsi que début ce beau roman pétillant d'enfance.

Le héros, un jeune garçon qui pourrait être chacun d'entre nous, nous dévoile, page après page, son monde à lui. Un monde fait d'amour, de tendresse, de coups durs, et de beaucoup d'humour : « la première fois que je suis allé à la grande école, c'était il y a deux ans. Je disais la grande école pour faire plaisir à mes parents ! Eux, ils croyaient que je savais pas que c'était l'école élémentaire, alors que c'était écrit dessus ».

Dans ce roman fortement autobiographique, Andras Fenris nous parle de notre propre existence, de ce passé qui nous colle à la peau, du garage à Lulu, de la Triumph, des vinyles de la Callas, de Rex le chien perdu... de l'amitié et de la mort. Une belle tranche de nostalgie ».

 

Le roman est découpé en courts chapitres (parfois à peine plus d'une page). L'écriture est simple, elle colle bien à ce que pourrait penser un enfant de six ans, sans être simpliste. Les mots sont choisis avec soin, permettant à l'auteur de jouer avec eux (les os verts caractérisant la femme par exemple).

J'ai beaucoup aimé ce livre dans lequel je me suis aussi retrouvée bien que n'ayant pas eu d'enfance urbaine. Au delà des souvenirs de l'auteur, les histoires d'enfance qu'il nous raconte restent atemporelles. Évidemment le décor a changé, pourtant quel enfant n'a pas eu envie de ramener à la maison familiale (fût-ce un appartement) le chien errant qu'il venait de rencontrer ? Lequel n'a pas eu des embrouilles à l'école ? Quel petit garçon n'a-t-il pas rêvé devant sa maîtresse ?

J'ai retrouvé beaucoup de tendresse dans ce roman avec, comme dans la vie, de l'humour, du drame, et évidemment d'amour.

Un roman qui ne sent ni la naphtaline, ni la nostalgie, juste une tranche de vie d'un petit garçon où l'autobiographie est peut être présente mais suffisamment dépassée pour ne pas être pesante et faire échos à nos propres souvenirs d'enfance.

Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux quatrièmes de couvertures...

Par vhs
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 18:53
la fin n'est que le débutDernier opus de la trilogie de Katarina Mazetti, La fin n’est que le début, marque l’entrée de Linnea dans sa vie d’adulte. Je ne reviendrai pas sur l’écriture, elle n’a pas changée depuis Entre le chaperon rouge et le loup, c’est fini, elle est toujours coupante comme le froid glacial de l’hiver suédois.
Dans ce volume, Linnea retrouve son passé en la personne de Per, le frère de Pia. L’accident vasculaire dont sa grand-mère est victime fait un écho à la tragique disparition de Pia. La mort reste présente, mais elle s’apprivoise, se rend plus discrète.  La liaison que Linnea va entretenir avec le sosie de son amie, lui permet finalement de terminer son travail de deuil et de pouvoir entrer enfin dans l’âge adulte. Après sa première relation sexuelle dans le tome précédent, Linnea expérimente sa première relation amoureuse avec ses moments d’extase mais aussi son gouffre sans fin quand tout va mal. Les personnages secondaires rappellent que la vie continue, confortant par leurs propres déboires l’histoire que vit l’héroïne.
J’ai vraiment beaucoup apprécié cette trilogie (dont je n’ai toujours pas lu le premier tome) c’est une approche très intéressante de la question du deuil chez l’adolescent. Question, heureusement, qui ne se pose pas chez tous nos enfants.
Quatrième de couverture :
« Dix-huit ans déjà, Linnea prépare le bac. Entre sa grand-mère victime d’une grave attaque et sa copine Malin qui prend des cours de self-défense pour se protéger de son petit ami, tout concourt à lui rappeler que la vie d’adulte n’est pas aussi douce qu’espéré.
Et voilà qu’elle croise le sosie de Pia, son amie disparue, en uniforme de lieutenant de marine ! Il s’agit de Per, le grand frère de Pia, qui l’agace à peu près autant qu’il lui plaît. Ils ne sont d’accord sur rien et se disputent sur tout, mais restent en contact quoi qu’il arrive – n’est-ce pas le moment rêver pour tomber amoureuse ?
Après Entre Dieu et moi c’est fini et Entre le chaperon rouge et le loup c’est fini, La fin n’est que le début pousse tendrement sa truculente héroïne jusqu’au terme de l’enfance. Ayant abandonné quelques illusions en route, mais armée d’un doute constructif (parfois) et d’une ironie dévastatrice (toujours), Linnea tourne une page et s’apprête à entrer dans le cour des grands. Elle nous manque déjà. »
Par vhs - Publié dans : roman jeunesse
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 23:51

faubourg des solitudes« Et si le quotidien, si routinier, côtoyait l'étrange. Qu'à notre insu les contes et légendes de notre enfance prenaient pied dans notre société si formatée. Grâce à une succession de nouvelles très intéressantes, captivantes et moralisatrices écrites dans un style vif et agréable, Le faubourg des solitudes conte l'histoire d'êtres aux multiples facettes brisés par les aléas de l'existence. Des terreurs de l'enfance aux regrets de la vieillesse, du beauf à l'itinéraire mystique du clochard divaguant, peu de chose, en définitive, sépare les mythes de notre réalité. »

 

Voici un recueil de huit nouvelles qui se lit d'une traite. Il n'est pas très long (98 pages), c'est vrai que ça aide. Mais ce n'est pas la seule raison, je connais bien des récits qui traînent en longueur à ne plus finir. Ici, ce n'est pas le cas. Pour une fois, la quatrième de couverture ne ment pas, le style est vif et concis, comme un rasoir.

Les histoires ne sont pas gaies même si un certain humour (noir) est présent (la dernière nouvelle, Supporternotamment sur la passion qui n'est peut-être pas celle que l'on croit) avec une petite dose de fantastique, juste ce qu'il faut, pour pimenter le tout (excepté Les cafardsdont le thème réaliste en ces temps glaciaux, fait réfléchir), une légende revisitée (celle du Père Noël dans La légende de Prospère Noëlqui n'est pas celui qu'on croit), des angoisses d'enfance qui remontent à la surface (Le fond du placardsiège de tous nos fantasmes) mais aussi celles de l'âge adulte face à la mort (Le temps d'une nuitoù l'amour joue avec la mort), une ambition scientifique (Le théorème 102), une mise en abîme (Kaléidoscope) et une sans titre (la première).

C'est la troisième qui a ma préférence (et ce n'est pas parce que c'est la plus courte) par son côté caustique. Là, on peut dire que l'auteur a trempé sa plume dans le vitriol !

Par vhs - Publié dans : Nouvelles
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 22:46

Quatrième de couverture :   lucien

« L’amour a un prix, celui de la fatigue. C’était il y a quinze ans, c’était vite passé. Aujourd’hui il vivait dans une banlieue chic, dans un Ouest Parisien peuplé d’incontournables, de dentistes friqués et d’avocats de stars, un paradis surfait pour bourgeois conformistes, un havre d’apparat pour nouveaux enrichis, et naviguait, perdu, entre deux tentations : l’envie d’être célèbre, le besoin d’être vrai. »

Grégoire Sauvagnac a bientôt 40 ans. Il est compositeur de musique de pub et vit avec sa fille en banlieue parisienne.

La crise économique a tronqué les budgets, sa carrière musicale est en phase finale, son moral est en berne et sa vie compliquée. Un psychiatre improbable va l’aider à survivre. Une femme exceptionnelle va croiser son chemin, dont le parfum subtil sera son obsession. Saura-t-elle apaiser son ego maladif ? A quel prix pourra-t-elle lui redonner envie ?  

J’ai été sollicitée par les agents littérairespour recevoir, lire et commenter ce livre. Ayant bénéficié de leur intermédiaire pour mon propre livre (Le mouroir aux alouettes), j’ai répondu évidemment favorablement à leur demande. D’autant plus favorablement que le thème m’intéressait : étant dans la quarantaine comme le personnage principal je pensais trouver des problématiques similaires aux miennes, même si la comparaison s’arrête là… L’annonce d’un psychiatre et d’une femme exceptionnelle à ses côtés me paraissait également alléchante.

Le roman commence par une longue description psychologique du personnage Grégoire. Celui-ci roule sur l’autoroute en direction de Paris pour un rendez-vous professionnel. Pris dans les embouteillages, cet arrêt sur image, permet de faire connaissance avec lui, cerner le personnage.

Dès le second chapitre, le personnage du psychiatre est annoncé (mais on ne le verra pas tout de suite, il faudra même attendre longtemps… pour finalement être déçu par la rencontre, mais j’anticipe, chutttt), et celui de « la femme exceptionnelle » est introduit (si j’ose dire).

L’histoire est celle d’un musicien sur le déclin, avec quelques clichés du milieu artistique (alcool, drogue et sexe forcément), qui fait une rencontre avec une femme très belle (évidemment, elle aurait été hideuse que c’eût été plus difficile) qui porte un parfum envoutant. Evidemment cette femme ne répond pas à ses avances. Il rencontre donc sa sœur avec laquelle il conclut (mais il ne sait pas que c’est sa sœur), il parcourt le monde (enfin pas le tiers monde, seulement le grand monde) croise la route de Georges Mickael (si-si il chante encore, bon pas en ce moment car il est en convalescence… mais bientôt)… bref, une vie trépidante.

J’ai été déçue par le personnage du psychiatre. On nous parle de lui comme d’un fou (dans le second chapitre) mais il n’apparait qu’à la fin du roman, et encore, presque sous forme anecdotique (je n’ai d’ailleurs pas encore vraiment compris ce que venait faire là cet épisode à Tanger). De même, il y a, à plusieurs reprises, des incohérences, ainsi Grégoire est présenté à un moment comme souffrant de phobie en avion, et à son voyage suivant, il n’en est plus fait mention, il semble même être indifférent au vol. Cela provient peut-être de plusieurs ellipses, un peu comme s’il manquait une partie du texte, ce qui ne facilitent pas la compréhension du récit.

Dernière petite remarque : il reste quelques coquilles, peu nombreuses, mais il est très agaçant de voir des accents circonflexes sur « notre » quand il s’agit d’un adjectif possessif. Mais bon, question ortograf je ferais peut-être mieux de ne pas trop la ramener, si vous me passer l’expression.

C’est dommage…

Il y a de bonnes idées (la réminiscence liée au parfum d’Amandine) mais il manque de la profondeur. On a l’impression d’effleurer seulement les choses…

Pourtant, aussi surprenant que cela puisse paraître, j’ai accroché à cette histoire et j’ai vraiment eu envie d’aller jusqu’au bout. Je me suis attachée à ce personnage tourmenté (même si dans ma représentation, il appartenait plus à la classe d’âge des quinquas qu’aux quadras, cela est peut-être dû à la couverture où on voit un homme d’un certain âge, serait-ce l’auteur ?), plein de contradictions, mauvais père et mauvais compagnon, sur lequel décidément on ne peut pas compter…

Et Lucien alors ? Il faudra aller à la dernière page pour savoir qui est Lucien.

 

 

 

 

Par vhs
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